Au-delà du juridique, les entreprises de construction ont besoin d’une attention gouvernementale particulière

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Ce sont les entreprises marocaines et aussi internationales du BTP opérant au Maroc qui constituent la locomotive pour le développement économique du pays.. Alors, elles ont besoin d’une attention gouvernementale particulière.

Les politiques publiques doivent prendre en considération l’importance du secteur du BTP et de l’hisser en première priorité nationale. Parce que rien que le secteur du BTP emploie près d’un millions de personnes, soit 9,3% de la population active occupée, dont 11% dans le milieu urbain. Et il est en mesure de créer énormément de postes d’emploi. D’autant plus que l’expertise marocaine dans le secteur du BTP ainsi que ses différents produits sont exportables.
Au-delà, tous les projets du gouvernement ne peuvent être matérialisés et opérationnels qu’à travers le secteur de la construction.
Cependant, les entreprises du BTP hésitent à communiquer sur leurs performances, sur la compétence de leur personnel, sur leur expertise et sur leurs productions. Cette défaillance en termes de communication porte aujourd’hui préjudice à ce secteur qu’on croit indubitablement qu’il est en crise. Il est à préciser que la crise touche l’économie mondiale sans être catastrophique ou apocalyptique.
Beaucoup d’entreprises nationales ou internationales opérant au Maroc connaissent un grand succès dans leurs activités liées à la construction en adoptant des stratégies compétitives.
Les premiers termes du 1er contrat programme stipule que « le développement d’un pays se mesure au développement de ses capacités productives, au premier rang desquelles les entreprises; l’orientation actuelle de la politique du Gouvernement de Sa Majesté en matière d’Infrastructures et d’Habitat offre le cadre adéquat pour mettre en œuvre une politique visant à doter le pays d’entreprises fortes et compétitives; la mise en œuvre d’une stratégie de développement des entreprises du BTP, reste le moyen approprié pour assurer l’adhésion et la mobilisation des entreprises du secteur pour la réalisation des programmes d’équipement et d’habitat du Pays et le développement de ses forces productives; l’institutionnalisation du partenariat entre l’Etat et la Fédération Nationale du Bâtiment et des Travaux Publics, constitue un élément fondateur de cette stratégie; le secteur du BTP est un secteur majeur par sa contribution aux agrégats économiques et à l’emploi et l’un des plus intégrés avec des effets induits importants en amont et en aval sur les autres secteurs de l’économie nationale ; le développement du secteur organisé du BTP dépend de la politique de l’Etat en matière d’infrastructures et d’Habitat et de l’engagement des entreprises ; » C’étaient les termes du premier contrat programme des années 2000.
Ce premier contrat a été efficacement, courageusement et consciencieusement défendu par feu Bouchaib BENHAMIDA qui était en cette époque déjà le Président de la Fédération Nationale du Bâtiment et Travaux Publics. Ce grand Monsieur a pu réunir autour de lui le Ministre de l’Equipement et du Transport et le Ministre délégué chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme et le Président de la CGEM.
Le but de ce contrat programme reliant le secteur public au secteur privé était de développer et de promouvoir le secteur du Bâtiment et Travaux Publics.
Après le décès de Mr Bouchaib Benhamida, les membres de la FNBTP ont besoin d’un nouveau président pout tenir encore haut et longtemps le flambeau de leur profession et continuer à défendre les intérêts du secteur de la construction et des opérateurs du domaine. C’est dans cette perspective que les adhérents de la FNBTP se sont réunis l’année dernière à Rabat pour élire un nouveau Président capable de faire face à ceux qui veulent reléguer le secteur de la construction au deuxième plan.

Un nouveau Président pour la FNBTP : Mr El Mouloudi Benhamane

La Fédération Nationale du Bâtiment et des Travaux Publics avait tenu son Assemblée Générale Ordinaire le jeudi 13 Octobre 2016, au Centre d’Accueil et de Conférence du Ministère de l’Equipement à Rabat.
Cette Assemblée Générale Ordinaire avait connu un grand succès grâce à la participation massive des entrepreneurs membres venus de toutes les régions du Maroc et dont le nombre a dépassé 450 adhérents présents.
Il est à rappeler que l’effectif des membres de la Fédération nationale du Bâtiment et Travaux Publics s’élève à 1500 parmi les 5000 entreprises du secteur de la construction qui emploient presque 80 000 personnes.
Une Fédération qui représente d’un des grands groupements professionnels du Royaume du Maroc et qui mérite d’être conduit et propulsé par un grand monsieur, militant du secteur de la construction.
Ainsi, le 13 octobre 2016 était un rendez-vous irréversible et décisif.
Alors, après avoir rendu un vibrant hommage à l’âme du Président défunt Si Bouchaib BENHAMIDA que Dieu l’ait en Sa Sainte Miséricorde, l’Assemblée Générale Ordinaire a entamé ses travaux par la présentation des Rapports Moral et Financier.
Ces deux Rapports ont été approuvés à l’unanimité par les membres de l’Assemblée Générale qui a voté le quitus au Président et au Conseil d’Administration sortants pour leur gestion.
Le Comité Ad Hoc constitué par le Conseil d’Administration a donc présenté la liste des candidats au poste de Président de la FNBTP pour lequel un seul candidat s’est présenté en la personne de Monsieur El Mouloudi BENHAMANE Président Directeur Général de la société SINTRAM.
Le candidat BENHAMANE a présenté le programme de sa candidature après avoir tracé un constat clair et sans concession de la situation de la profession et de la conjoncture. Plusieurs traits caractérisent le programme défendu par le candidat qui a pour objectifs :
– La refonte des textes règlementaires de la fédération
– La restructuration des instances de la fédération et leur adaptation aux contextes actuels
– La négociation d’un contrat programme au bénéfice de la profession
– La révision et refontes des textes régissant les marchés publics en vue d’équilibrer la relation entreprises-maitres d’ouvrages
– La révision des textes régissant le système de qualification et classification de l’entreprise
– La mise en place des dispositions nécessaires pour gérer le système de qualification et classification
– la collégialité et la concertation comme méthode de prise de décision, et ce avec toutes les entreprises quel que soit leur taille sachant que les intérêts des petites et moyennes entreprise seront au centre de ses préoccupations
– la responsabilisation des Bureaux Régionaux et des Associations membres, la franchise dans la forme et la fermeté dans la défense des intérêts de l’Entreprise Nationale.
– etc.
L’Assemblée Générale Ordinaire a élu à l’unanimité des adhérents présents Monsieur El Mouloudi BENHAMANE, Président de la FNBTP pour le prochain mandat.
La Commission Ad Hoc a ensuite présenté la liste des candidats aux postes de membres élus du Conseil d’Administration. Au vu du nombre des candidats, ces derniers ont été élus à l’unanimité par l’Assemblée Générale Ordinaire
Ainsi les membres élus par l’assemblée au poste d’administrateurs sont :
• Said BELLAITAR
• Youssef BOUSSAID
• Mohammed BOUZOUBAA
• Driss EL RHAZI
• Mostafa FAHIM
• Ali GUEDIRA
• Mohamed HOUAR
• Ali JAI MANSOURI
• Abderrafie KOUNDA
• Abdeljabbar LAHBABI
• Fayçal LAHJOUJI ALAMI
• Abdelaziz LEZAR
• Mohamed MAHBOUB
• Bouchaib SAFIR
• Mohammed SBAYOU
• Khalid TAARABET
Monsieur EL Mouloudi BENHAMANE, Président élu a profité de la présence des invités officiels et professionnels de la FNBTP pour prononcer un discours considéré par l’assistance de discours historique , reflétant l’état du secteur et les attentes des entreprises ; il a également annoncé la nouvelle vision qui va présider dans la méthode, la forme, l’intensité et la pertinence des actions de la FNBTP pour la période à venir, ce que rapporte le communiqué de la FNBTP.

L’arsenal juridique entérinant le secteur de la construction

Cahier des Clauses Administratives Générales de Travaux (CCAG/T)
Le nouveau projet de CCAG/T (Cahier des Clauses Administratives Générales de Travaux) a été adopté par le Conseil de gouvernement en date du 5 mai 2016, y compris le Système de qualification et de classification des entreprises du BTP.
Ce projet comprend plusieurs dispositions portant notamment sur la simplification des procédures d’exécution des marchés, dont l’appui aux moyens de règlement des différends, à travers l’introduction de nouvelles méthodes relatives à la médiation et l’arbitrage, la réduction du délai de traitement des plaintes qui émanent aussi bien du maître d’ouvrage que de l’autorité concernée par ce projet.
Le Nouveau CCAG/T comporte aussi l’application du principe des avances en matière des marchés publics, conformément au décret 2-14-272 du 14 mai 2014, outre le fait de prévoir la possibilité pour l’entrepreneur de refuser l’exécution de l’ordre de service si sa mise en œuvre constitue un danger manifeste de l’effondrement du bâti, ou représente une menace contre la sécurité et la sûreté et qu’il n’a aucun lien avec l’objet du marché ou modifie le lieu de son exécution.
En outre, ce projet prévoit la restitution du cautionnement définitif et de la retenue de la garantie dès la signature du procès de réception définitive des travaux au lieu de la période de trois mois en vigueur actuellement, la restitution d’une partie du cautionnement définitif et de la retenue de la garantie en cas de réception définitive ou partielle des travaux, et ce en fonction du taux des travaux reçus par le maître d’ouvrage, outre la réduction du délai d’exécution des travaux de 60 à 30 jours à partir de la passation du marché.
Ce projet prévoit également le début d’exécution des travaux 10 jours à partir de la date de notification de l’ordre de service, à l’exception du cas d’urgence avec la possibilité de résilier le marché de la part de l’entrepreneur si le délai de 30 jours n’a pas été respecté à compter de la notification de l’ordre du service, en plus de la fixation d’un seuil de pénalités à 8 pc du montant du marché au lieu de 10 pc et la réduction des délais relatifs à certains secteurs qui constituaient un fardeau pour l’entreprise nationale.

2ème contrat programme : Une feuille de route en perspective ?!
Le Ministère de l’Equipement, du Transport et de la Logistique, la FNBTP et la FMCI ont mandaté Valyans Consulting afin de définir la stratégie de développement de l’ingénierie et de l’entreprise du BTP.
La stratégie devrait aboutir à la mise en place d’un contrat programme entre le Gouvernement, la FNBTP et la FMCI.
Le projet s’articule autour de 4 phases. La Vision proposée pour le développement de l’ingénierie et des entreprises du BTP se base sur un partenariat durable entre les entreprises et l’Etat.
Durant les phases de préparation de ce fameux 2ème contrat, hermétique dans son contenu, les deux Fédérations, la Fédération nationale du bâtiment et travaux publics (FNBTP) et la Fédération marocaine du conseil et de l’ingénierie (FMCI), ont exposé leurs revendications pour certaines réformes liées à certains points dans la réglementation qui sont jugés inadéquats au développement du secteur. Il s’agit entre autres de la révision du système de qualification et de classification des entreprises référenciées par l’administration déterminant leur éligibilité à soumissionner aux marchés publics. Une deuxième réforme revendiquée par les professionnels porte sur la réforme du cahier des clauses administratives générales de travaux (CCAG/T) pour améliorer la relation entre les entreprises et l’Etat, durant les phases d’exécution des marchés en introduisant des mécanismes plus souples de résolutions de conflits, tels que la médiation et l’arbitrage. Les professionnels souhaitent également le versement d’avances dans le cadre des marchés publics. Cette réforme a été introduite dans le nouveau CCAG/T. Au-delà, les entreprises du BTP souhaitent la mise en œuvre réellement de la préférence nationale pour faire face à la concurrence étrangère et surtout chinoise et turque. En effet, l’entreprise BTP marocaine souffre de la concurrence étrangère, notamment turque et chinoise, non seulement sur le marché local, mais aussi sur le marché africain qui offre de grandes opportunités pour les professionnels du secteur de la construction.

Système de qualification et de classification des entreprises intervenant dans le secteur de l’habitat : Arrêtés du Ministre de l’Habitat et de la Politique de la Ville
Deux nouveaux arrêtés du Ministre de l’habitat et de la politique de la ville se rapportant au système de qualification et de classification des entreprises intervenant dans le secteur de l’habitat ont été publiés au Bulletin Officiel N° 6462 du 5 mai 2016 :
1- Arrêté du Ministre de l’Habitat et de la Politique de la Ville N° 619-16 du 29 Joumada I 1437 (9 mars 2016) : Liste des activités prévues par le système de qualification et de classification des entreprises de BTP
Une nouvelle liste des secteurs d’activité annexée à l’arrêté susvisé est venue abroger et remplacer la liste des secteurs d’activité annexée à l’arrêté régissant le système de qualification et de classification des entreprises intervenant dans le secteur de l’habitat : Arrêté du Secrétaire d’Etat auprès du ministre chargé de l’aménagement du territoire, de l’environnement, de l’urbanisme et de l’habitat, chargé de l’habitat n° 934-99du 5 safar 1420 (21 mai l 999) étendant au département chargé de l’habitat les dispositions du décret n° 2-94-223 du 6 moharrem 1415 (16 juin 1994), instituant, pour le compte du ministère des travaux publics, un système de qualification et de classification des entreprises de bâtiment et de travaux publics.
Ce nouvel arrêté prévoit également que les certificats de qualification et de classification délivrés avant l’entrée en vigueur du présent arrêté, demeurent valables jusqu’à leur date d’expiration. Il prend effet trois (3) mois après la date de sa publication au Bulletin officiel.
2- Arrêté du Ministre de l’Habitat et de la Politique de la Ville N ° 620-16 du 29 joumada I 1437 (9 mars 2016):
Ce deuxième arrêté fixe quant à lui le nombre de catégories des entreprises de bâtiment et de travaux publics correspondant à chaque secteur d’activité, les seuils de classification à l’intérieur de chaque catégorie ainsi que le montant maximum annuel d’un marché pour lequel une entreprise d’une catégorie donnée peut être admise à soumissionner.

Le projet de décret relatif aux délais de paiement et aux intérêts moratoires en matière de commandes publiques
Le projet de loi n° 49-15 dûment adopté par le Conseil de Gouvernement lors de sa réunion du 24 mars 2016 prévoit un délai de paiement de 60 jours pouvant aller jusqu’à 90 jours alors que pour le présent projet de décret, le délai de paiement ne peut dépasser 60 jours.
L’application du projet de décret aux établissements publics dont la liste est fixée par arrêté du Ministère de l’Economie et des Finances est faite conformément aux dispositions de l’article 17 de la loi 69-00 relative au contrôle financier des établissements et entreprises publics.
Sont exclus de cette liste les autres établissements et entreprises publics qui sont soumis aux dispositions de la loi 49-15 relative aux délais de paiement au regard de leur activité commerciale ou industrielle notamment l’ONCF, l’ONEE, l’ONDA…
L’article premier stipule que « les dépenses résultant des commandes publiques passées pour le compte de l’Etat, des régions, des préfectures, des provinces et des communes et des établissements publics figurant sur la liste fixée par arrêté du ministre chargé des finances prévue par l’article 2 du décret n° 2-12-349 sus visé, doivent être ordonnancées et payées dans un délai n’excédant pas soixante (60) jours.
On entend par commandes publiques au sens du présent décret, les marchés publics tels que définis par l’article 4 du décret n° 2-12-349 précité, les conventions ou contrats de droit commun et les bons de commandes.
L’ordonnancement de ces dépenses a lieu dans un délai maximum de quarante cinq (45) jours, à compter de la date de constatation du service fait dans les conditions fixées par l’article 8 ci-après, et après présentation à l’ordonnateur de toutes les pièces justificatives dont la production est mise à la charge du bénéficiaire de la commande publique. »

Assemblée Générale Elective de la Confédération Africaine des Entreprises de la Construction (AFCCA)

Le Maroc a participé activement à la tenue de l’assemblée générale élective de la Confédération Africaine des Entreprises de la Construction (AFCCA) au Caire du 17 au 21 mai 2016.
La délégation marocaine était composée de :
– Abdelhaq LARAICHI, vice-président de la Fédération du Bâtiment et des Travaux Publics ;
– Mohammed MAHBOUB, président du GIAC-BTP et vice-président de la Fédération du Bâtiment et des Travaux Publics ;
– Toufik CHERRADI, président de la commission de la formation de la FNBTP.
A cette occasion, Monsieur Abdelhaq LARAICHI a été élu premier vice-président de l’AFCCA, en charge de veiller au développement de l’AFCCA, à la promotion de l’adhésion auprès de l’ensemble des pays africains et à sa restructuration et ce, par la mise en place de quatre commissions de travail à savoir:
– Commission de financement et développement : présidée par Madame Consolata Ngimbwa (Tanazania) ;
– Commission de qualification et classification : présidée par Monsieur Zounon Desiré (Benin) ;
– Commission de Communication et Partenariat : présidée par Monsieur Newton kambala (Malawi) ;
– Commission de Formation : présidée par Monsieur Toufik Cherradi (Maroc).
Ainsi, Monsieur Abdelhaq LARAICHI avait exposé les grandes lignes de développement de partenariat entre les entreprises Africaines pour les promouvoir, augmenter leur productivité et garder ainsi les richesses africaines aux africains.
Le Maroc a également proposé au comité de l’AFCCA une offre de formation à l’Ecole Mohammed VI de Formation dans les Métiers du Bâtiment et des Travaux Publics de Settat consistant à organiser un séminaire de formation continue au profit des entreprises africaines et ce à la charge de la FNBTP.

Quelle stratégie de formation pour renforcer la compétitivité des entreprises de la construction?

L’article 52 de la Charte nationale d’éducation et de formation stipule que «La formation continue est un facteur essentiel pour répondre aux besoins en compétences des entreprises, et les accompagner dans le contexte de la globalisation des économies et de l’ouverture des frontières. En permettant l’adaptation et le développement des qualifications, suivant les évolutions technologiques et les nouveaux modes de production et d’organisation. Elle contribue à assurer la compétitivité du tissu productif, favorisant ainsi la préservation de l’emploi et l’accès à de nouveaux métiers et améliore, par voie de conséquence, les conditions économiques et sociales des apprenants.
Considérant les progrès réalisés dans ce domaine ces dernières années, il convient de renforcer la dynamique d’investissement dans les ressources humaines au sein des entreprises, et de sensibiliser les individus à leurs droits et leurs devoirs en matière de formation continue. »
C’est Dans le cadre du développement de la Formation en Cours d’Emploi que les pouvoirs publics ont mis en place le GIAC, en 1996/97.
Pour le secteur de la construction, un instrument de formation en cours d’emploi a été alors mis en place. Le «GIAC-BTP » œuvre pour la promotion du développement de la qualification des ressources humaines par la FORMATION EN COURS D’EMPLOI.
Ce groupement interprofessionnel a pu regrouper autour de ses valeurs et de ses principe plus de 500 entreprises adhérentes, réparties sur toutes les branches d’activité du BTP et qui ont bénéficié des subventions financières du «GIAC-BTP», notamment les architectes, les bureaux d’études techniques, les bureaux de contrôle technique, les laboratoires, les promoteurs immobiliers, les matériaux de construction, les cimentiers, les carrières d’agrégats, les matériels de BTP, les entreprises de construction pour le bâtiment, le génie civil, les routes, les autoroutes, les ports, les aéroports, les barrages et tous les corps d’état de construction, ainsi que tous les autres intervenants dans l’acte de construire.
Pour bénéficier de l’aide du «GIAC-BTP», il faut que l’entreprise réponde à certains critères. Ainsi, sont éligibles à l’assistance financière du GIAC-BTP les entreprises et les associations qui sont y adhérentes selon leur secteur d’activité, assujetties à la Taxe de la Formation Professionnelle et présentant une attestation d’éligibilité au CSF justifiant qu’elles sont en situation régulière au titre de cette taxe et qui opèrent dans les secteurs d’activité couverts par les associations et fédérations professionnelles membres de droit au GIAC-BTP.
Les actions qui sont finançables par les GIAC et le GIAC-BTP en particulier sont les suivantes :
1 – Les études d’analyse stratégique (DS) comprenant:
• La détermination d’une stratégie de développement à moyen terme ;
• La détermination des moyens opérationnels nécessaires à sa réalisation ;
• L’identification des besoins en compétences qui en découlent.
2 – Les études d’ingénierie de formation en cours d’emploi (IF) comprenant :
• L’identification des besoins en formation ;
• L’élaboration des plans de formation qui en découlent.
Cependant, il est à préciser qu’il existe les actions de Formation Planifiée (FP), celles qui sont inscrites dans un Plan de Formation annuel découlant nécessairement d’une étude d’ingénierie de formation et les Actions de Formation Non Planifiée (FNP) qui sont sous forme d’actions de formation ayant un caractère conjoncturel et réalisées hors du cadre d’un Plan de Formation.

Les recommandations du Secteur du BTP

Les professionnels du BTP avaient présenté leurs recommandations à la tutelle pour améliorer et développer le secteur de la construction.
Ainsi, le premier point discuté concernait la qualification et classification des entreprises et notamment :
– Le traitement des demandes des entreprises ;
– Les problèmes liés à la dématérialisation partielle des procédures et de la suppression des Commissions Régionales de Qualification et Classification ;
– Le fonctionnement de la Commission Nationale de Qualification et Classification;
– La relance de la réforme globale du Système de Qualification et Classification.
– L’accélération du traitement des dossiers en instance. D’autant plus que les représentants de la FNBTP allaient apporter leurs concours diligent dans cette action ;
– La DATRP et la FNBTP allaient examiner les pistes d’amélioration à apporter à la dématérialisation et les moyens de relancer sur une nouvelle base les Commissions Régionales ;
– La DATRP et la FNBTP allaient s’atteller au chantier de l’amélioration et de l’efficience du travail de la Commission Nationale et de l’amendement du Guide des Procédures ;
– La DATRP et la FNBTP allaient rouvrir le dossier de la réforme globale sur la base de la proposition de la FNBTP et des débats qui ont été organisés antérieurement entre les deux parties.
Concernant la conclusion du 2ème Contrat Programme relatif à la mise en œuvre d’une stratégie de développement de l’Ingénierie et de l’Entreprise du BTP, le Directeur des Affaires Techniques et des Relations avec la Profession a informé la FNBTP que la cérémonie de signature serait présidée par le Chef du Gouvernement. En même temps le Ministère a également demandé au Cabinet Valyans de procéder à l’actualisation des chiffres et données du secteur.
Il a été convenu d’adresser à la FNBTP, pour validation, les dernières versions du Contrat Cadre et des Contrats d’Application.
Concernant l’organisation d’un Salon étranger de la Construction au Maroc en 2017 et la relance du BTP Expo et Forum du BTP, le Directeur des Affaires Techniques et des Relations avec la Profession a estimé que la meilleure réponse à la tentative d’organiser le Big Five Construction North Africa par le cabinet anglais DMG Events est la relance du BTP Expo et Forum du BTP.
Par ailleurs, la FNBTP insiste pour que les Ministères concernés et les organisations professionnelles de la filière de la Construction établissent ensemble une stratégie de promotion du secteur au Maroc et à l’étranger pour prévenir la concurrence étrangère et la multiplication des manifestations.
Les manifestations nationales qu’il faudrait pérenniser, selon la FNBTP, sont le BTP Expo et Forum du BTP, le Salon International du Bâtiment et la Journée Technique de la Construction.
Concernant la Formation et plus particulièrement, le cycle de formation visant la maîtrise de la réglementation et la pratique des marchés publics du BTP, ce cycle est adressé aux responsables des entreprises, mais également aux partenaires publics gestionnaires, auditeurs et contrôleurs des marchés publics, notamment dans le Bâtiment et les Travaux Publics.
Ce cycle de formation complet est structuré en 4 modules, avec une approche intégrée combinant présentation et analyse des textes et réglementaires, comparaison avec d’autres pays, simulations, études de cas et témoignages d’experts, ainsi qu’un système de contrôle continu et un suivi personnalisé.
Le cycle, unique en son genre au Maroc, est sanctionné par un Certificat Professionnel de maîtrise de la réglementation et de la pratique des marchés publics du BTP délivré par un jury professionnel composé de professionnels publics et privés des marchés publics.
Ainsi, le secteur du BTP nécessite en permanence un système performant et infaillible de défense pour protéger ses intérêts au niveau national et au niveau international, développer et promouvoir les différents métiers liés à ce secteur en lui conférant un rayonnement au-delà des océans et en profondeur de l’Afrique. Les entreprises de la construction ont besoin de l’assistance de la part de l’Etat pour qu’elles soient compétitives à l’international.

 

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