La créature humaine et la créature artificielle super-intelligente : Quelle interaction ?

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Voitures autonomes, diagnostics médicaux, assistants personnels, finances algorithmiques, robots industriels, jeux védéos…deep learning, algorithmes de réseaux neuronaux ou encore ordinateurs quantiques, sont autant de domaines que l’intelligence artificielle, le cerveau électronique ou le Blue Brain, maitrise parfaitement, y opère facilement et avec haute précision en comparaison avec l’intelligence humaine. Pourtant, c’est l’intelligence humaine qui s’applique à créer une intelligence artificielle. Paradoxe !

Reconstruire artificiellement un cerveau : est-il possible?

L’intelligence artificielle sera-t-elle capable de penser, se penser, s’émouvoir et d’agir librement, sans supervision ? Aura-t-elle des compétences médicales, éducatives, industrielles, plus poussées que l’intelligence humaine ?
Au 48e Forum économique mondial qui s’est déroulé du 23 au 26 Janvier 2018, à Davos (Suisse), avec pour thème ‘Creating a Shared Future in a Fractured World’ («Construire un avenir commun dans un monde fracturé»), l’intelligence artificielle était aussi à l’honneur et a suscité quand même l’intérêt des participants à cette rencontre économique mondiale.
Ainsi, les patrons d’entreprises réunis à Davos étaient unanimes que l’intelligence artificielle sera pour quelque chose dans la déstabilisation du monde du travail. Les gens commencent à avoir peur de perdre leur travail.
Alors que disait l’histoire de l’humanité sur ce compagnon créé en toute pièce par l’intelligence humaine ?
C’était en 1642 que l’histoire de l’humanité a connu l’invention de la première machine à calculer (ancêtre de la calculatrice) par Pascal. La Pascaline permettait donc de calculer des additions et des soustractions.
En 1673, la Pascaline était améliorée par Leibniz au point où la machine est également capable de réaliser des multiplications et des divisions.
Quant à la préhistoire de l’intelligence artificielle, elle se situe sur la période de 1940 à 1955.
Ainsi, en 1943, les deux neurologues, Warren McCulloch et Walter Pitts, ont inventé le premier modèle du neurone appelé neurone formel. Et en 1946, l’ENIAC (Electronic Numerical Integrator Analyser and Computer) a été présenté à Philadelphie, qui est le premier ordinateur entièrement électronique. Il fut développé par John William Mauchly et J. Presper Eckert.
En 1955, Newell et Simon crée The Logic theorist capable de démontrer des théorèmes. Il est considéré comme le premier programme d’intelligence artificielle.
Alors, au-delà de 1955, l’intelligence artificielle allait connaitre ses jours de lumière et son apothéose.
En effet, c’était en 1956 que des scientifiques spécialistes en intelligence artificielle, dont font partie Minsky, McCarthy, Newell, Simon, se réunissaient au collège Darmouh (New Hampshir, USA) pour mettre en commun leurs recherches. C’est lors de cette réunion que l’on considère que l’intelligence artificielle a été créée.
En 1958, John McCarthy crée le langage informatique IPL (Information Processing Language). Dans la même année est crée le perceptron par Rosenblatt. Et en 1959, Samuel réalise un programme qui joue aux checkers (dames américaines) et «apprend» c’est-à-dire qu’il adapte sa stratégie en fonction du joueur qu’il affronte.
Alors, en 1967, Greenblatt crée le premier programme d’échec capable de battre un joueur humain.
A partir de 1974, de nombreux systèmes experts sont crées qui sont des outils informatiques d’intelligence artificielle, conçus pour simuler le savoir-faire d’un spécialistes. De nombreux systèmes experts ont été crées dans le domaine de la médecine comme par exemple MYCIN (aidant à faire des diagnostics).
De 1980 jusqu’aujourd’hui, l’intelligence artificielle devient de plus en plus universelle .D’ailleurs, elle est utilisée dans un grand nombre de firmes tels que Boeing, General Motors et bien d’autres encore.
En 1996, le Deed Blue, ordinateur spécialisé dans le jeu et développé par IBM, est le premier ordinateur à battre un champion du monde de jeu d’échecs (Garry Kasparof en 1997), soit après de nombreuses versions et contributions de grands maîtres d’échecs. Cet ordinateur est la première intelligence artificielle pour les jeux d’échecs. De plus, les systèmes experts deviennent de plus en plus évolués.
Depuis 1986, le robot ASIMO a été créé et développé.

L’intelligence artificielle sera-t-elle capable de penser, se penser, s’émouvoir et d’agir librement, sans supervision ?

Bien que les machines n’arrivent pas encore à reproduire le mode de pensée humaine, elles ont quand même réussi à produire des résultats très « intelligents ». De nombreuses avancées technologiques avec lesquelles les gens sont probablement familiers apparaissent déjà dans le domaine de l’IA. Lorsque les gens lisent leurs emails, consultent leurs téléphones portables, ou lorsqu’ils utilisent un système de navigation satellite dans leurs voitures (et bien d’autres applications), l’IA fait déjà partie de leur vie quotidienne!
L’intelligence artificielle peut dépasser dans certains cas l’intelligence humaine. Alors, la sortie de « Watson », un ordinateur développé par IBM, qui a participé au jeu télévisé Jeopardy en janvier 2011, un concours de culture générale à la télévision américaine, constitue un exemple typique de l’avènement de la machine pensante. L’ordinateur avait battu deux candidats qui étaient alors les champions de ce jeu. Malgré la richesse de l’intelligence humaine, Watson a montré une formidable aptitude à comprendre et à répondre aux questions qui étaient posées par une voix humaine. Cela dépassait tout ce que les téléspectateurs avaient pu voir de la part d’un ordinateur.
L’IA qui a gagné le jeu télévisé est maintenant utilisée avec réussite pour améliorer le diagnostic des patients dans les hôpitaux. Le magazine Forbes rapportait en 2013 que le personnel infirmier utilisant Watson suit désormais les avis de l’IA dans 90% des cas.
Les machines intelligentes commencent à prendre des décisions énigmatiques à propos des demandes de prêts bancaires, des diagnostics médicaux et même de la culpabilité d’une personne dans un crime » (New Scientist, août 2013).
Le célèbre physicien Stephen Hawking a déclaré dans un entretien à la BBC le 2 décembre 2014 : « Le développement d’une intelligence artificielle totale pourrait annoncer la fin de l’espèce humaine. Elle pourrait prendre son indépendance et se reprogrammer elle-même à une vitesse accélérée […] Les êtres humains, qui sont limités par une lente évolution biologique, ne pourraient pas rivaliser et seraient vite dépassés.»

L’intelligence artificielle dans l’industrie

Les capacités cognitives de l’IA – le traitement du langage naturel, la détection des objets et des visages, etc. – peuvent être exploitées industriellement et de façon aisée.
L’industrie appuyée du deep learning ou l’industrie du futur, n’est plus à tarder pour devenir une réalité voire une évidence, puisque les chercheurs et les spécialistes de l’intelligence artificielle brûlent les étapes pour révolutionner les systèmes de production qui sont déjà connecté à des machines automatiques
Deep Learning est un nouveau domaine de recherche sur l’apprentissage automatique, qui a été introduit dans le but de rapprocher l’apprentissage automatique de l’un de ses objectifs initiaux: l’intelligence artificielle.
Grâce à des capteurs connectés, il est désormais possible d’anticiper des pannes sur des machines industrielles.
L’utilisation des robots dans l’industrie est une vielle histoire. On peut même dire qu’elle a été pionnière dans l’utilisation des robots, en particulier dans les chaines de production.
Il est aujourd’hui une évidence que, pour de nombreux pays industrialisés, la croissance démographique est en chute et que la durée de vie augmente. Alors, allonger la durée du travail n’est qu’une solution transitoire, voire illusoire. La solution réside plutôt dans une automatisation industrielle renforcée et raisonnée, portée par les avancées de la robotique, de l’intelligence artificielle et du « machine learning ». Que ce soit volontairement ou non, la plupart des pays qui ont un vieillissement de leurs populations sont d’ailleurs ceux qui ont le plus de robots. Elles ont aussi les taux de chômage les plus faibles.

L’intelligence artificielle dans la médecine

Il existe déjà des robots anesthésistes, des robots infirmiers, des robots brancardiers, des robots d’aide de vie… De plus en plus, les gens seront entourés de machines avec lesquelles ils auront à entrer en collaboration, en communication et en empathie. C’est une transformation magistrale de la médecine qui s’opère aussi bien dans les hôpitaux et dans les cliniques que dans les cabinets. (Source : Les Echos.fr)
Les machines pensantes vont s’intégrer alors totalement dans la façon de travailler du médecin. Et dans quelques années, la machine pensante dépassera la capacité humaine de penser.
Selon toujours la même source (Les Echos.fr), Il va de plus en plus se libérer de la technique pour revenir au temps de la relation humaine la plus profonde. Demain, le malade pourra renseigner son profil dans un logiciel crypté, sécurisé, qui lui appartiendra au même titre qu’un compte bancaire : à partir d’un questionnaire validé, il pourra détailler son poids, sa taille, ses antécédents médicaux, ses traitements… A partir de cette « photographie » globale et des symptômes décrits, une intelligence artificielle pourra établir un diagnostic. Lors de la consultation, le médecin pourra se concentrer sur le contact avec le patient présent devant lui.
Ainsi, pour établir sa notoriété, face à une multitude de start-up et de puissants concurrents comme Microsoft ou Google, IBM a développé un outil ambitieux pour aider les médecins à mieux diagnostiquer les cancers.
La technologie développée par IBM a donc des applications dans le domaine du diagnostic médical. Sa puissance de calcul permet de proposer des traitements à un patient et d’en évaluer le bien-fondé en analysant l’historique médical du patient. Chaque proposition de traitement s’accompagne d’un degré de pertinence, déterminé par Watson. Les médecins disposent d’un outil pour réaliser un diagnostic le plus précis possible, en un minimum de temps, d’après IBM. «C’est une forme d’expertise, une seconde opinion que les médecins peuvent utiliser en complément de leur savoir personnel», indique Jérôme de Nomazy.

L’intelligence artificielle dans l’enseignement

Un domaine où l’intelligence artificielle est prête à faire de grands changements, c’est dans l’éducation. Il n’y a pas encore de robots humanoïdes pour remplacer les enseignants, mais l’avenir de l’éducation est en train de se redéfinir grâce à de nombreuses expériences et des outils. Mais, certains moyens sont déjà présents tels Awabot ou Nao.
De nombreux projets se servant de l’intelligence artificielle pour aider les étudiants sont déjà présents dans le monde de l’éducation.
Ainsi, l’intelligence artificielle peut automatiser les activités de base dans l’éducation comme les évaluations. Certaines applications permettent même de créer des questions à choix multiples qui se corrigent automatiquement, comme Socrative et eClicker. D’autres part, des plateformes d’apprentissage comme Didacti, Moodle, Khan Academy et Netmaths offrent des questions autocorrectives ou des outils pour en créer. (Source : le trois9, vers l’école du 3ème millénaire)
D’autant plus que le logiciel éducatif peut être adapté aux besoins des élèves. Des programmes mettent l’accent sur certains sujets, répètent les éléments qui n’ont pas été maîtrisés par les élèves et qui peuvent les aider à progresser selon leur propre rythme.
Dans un autre côté, les enseignants n’ont pas toujours conscience des lacunes que peuvent comporter leurs cours ou leurs matériels pédagogiques, et qui laissent les élèves dans une situation de confusion et d’incompréhension. L’intelligence artificielle offre un moyen de révéler ce problème.
Certains programmes de tutorat basé sur l’intelligence artificielle existent déjà et peuvent aider les élèves à travers les mathématiques de base, au niveau de l’écriture et d’autres sujets.
Certains systèmes d’IA permettent aux élèves d’obtenir le soutien dont ils ont besoin et aux professeurs de trouver les domaines qui leur permettront d’améliorer leur enseignement.
L’IA peut prendre en charge les évaluations et les tests et elle peut aider les élèves à améliorer leur apprentissage, et devenir un substitut pour le tutorat.
Un système informatique intelligent, conçu pour aider les élèves à apprendre, est une façon beaucoup moins stressante de traiter les essais et erreurs.
L’IA contribue à aider les élèves à choisir les meilleures formations et qui leur correspondent.
Des initiatives sont en cours dans certaines écoles pour offrir aux élèves une formation IA-guidée afin de faciliter la transition entre le collège et le lycée ou entre le lycée et l’enseignement supérieur.
Avec l’utilisation des systèmes d’IA, les logiciels et le soutien, les élèves peuvent apprendre n’importe où dans le monde et à tout moment. L’IA peut remplacer dans certains cas les enseignants (pour le meilleur et pour le pire).
Ainsi, dans quelques décennies, les gens vont avoir un regard bien différent sur l’éducation.

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