Le satellite MOHAMMED VI – A : Un satellite d’observation de la Terre placé en orbite SSO Héliosynchrone

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Un bijou marocain de technologie franco-italienne pesant environ une tonne, capable d’observer une bonne partie de la terre d’environ 800 kms de large en haute résolution, c’est à dire à 50cm près est une fierté pour les marocains et une déception et un choque pour les antagonistes du Royaume du Maroc pour ne pas dire ses ennemis.

Le contrat a été conclu en 2013 avec la France, à l’époque du Président Mr François Hollande, dans le plus grand secret. L’enveloppe budgétaire de ce projet réalisé dans l’espace est d’environ 500 millions d’euros et sera placé en orbite à 695km d’altitude.
C’était à 1h42 mn 31s (heure de Rabat), du matin du Mercredi 08 Novembre 2017 que la fusée de type VEGA, de fabrication italienne, portant le satellite d’observation marocain, conçu par Airbus et réalisé par le consortium Thales Alenia Space, a été lancée avec succès.
La durée nominale de la mission (du décollage à la séparation du satellite) est de 55 minutes et 33 secondes.
Selon le Dossier de presse d’arianespace (arianegroup), le satellite MOHAMMED VI – A est un satellite d’observation de la Terre réalisé par le consortium Thales Alenia Space en tant que mandataire et Airbus en co-maîtrise d’œuvre pour le Royaume du Maroc. Le satellite MOHAMMED VI – A servira notamment aux activités cartographiques et cadastrales, à l’aménagement du territoire, au suivi des activités agricoles, à la prévention et à la gestion des catastrophes naturelles, au suivi des évolutions environnementales et de la désertification ainsi qu’à la surveillance des frontières et du littoral.
Ce satellite permet une bonne gestion de l’espace urbain marocain et un rude contrôle de la construction anarchique pour éviter la prolifération des bidonvilles et de l’habitat insalubre.
Stabilisé sur trois axes, le satellite MOHAMMED VI – A avait une masse au décollage d’environ 1 110 kg. Thales Alenia Space, responsable du système, a fourni la charge utile comportant l’instrument optique, le sous-système de transmission image ainsi que le segment sol de traitement et production des images. Airbus est responsable du satellite et de son intégration, dont il a fourni la plate-forme, ainsi que du segment sol de planification mission et de contrôle du satellite. Le satellite MOHAMMED VI – A est le 150e satellite fabriqué par Thales Alenia Space à être lancé par Arianespace qui compte 15 satellites supplémentaires de ce constructeur dans son carnet de commandes.
Après le décollage du Centre spatial guyanais, le vol des trois premiers étages de Vega a duré 6 minutes et 35 secondes. À l’issue de cette phase, le troisième étage du lanceur s’est séparé du composite supérieur, lequel comprend l’étage supérieur AVUM, un adaptateur et le satellite. Les trois premiers étages se sont retombés sur Terre. L’AVUM a allumé alors une première fois son moteur qui a fonctionné pendant plus de sept minutes, avant une phase balistique d’une durée de 37 minutes environ. L’AVUM a allumé une deuxième fois son moteur pendant 1 minute et 50 secondes environ avant de séparer le satellite MOHAMMED VI – A, près d’1minute et 30 secondes après son extinction. Le satellite MOHAMMED VI – A allait se séparer 55 minutes et 33 secondes après le décollage.
Ce satellite sera dirigé et piloté directement depuis le Maroc par des ingénieurs marocains, depuis une salle d’opérations spatiales installée près de l’aéroport de Rabat. Le Maroc devient ainsi le troisième pays africain à disposer d’un satellite d’observation, après l’Egypte et l’Afrique du Sud.
Ainsi, le 8 novembre était la date durant laquelle, il a été programmé le lancement de la fusée de type Vega de fabrication italienne depuis Kourou en Guyane (Centre spatial guyanais ou CSG). À son bord, Moroccan EO Sat1 : le premier satellite marocain d’observation portant le nom de Mohammed VI A.
Il est à rappeler que le Centre spatial guyanais ou CSG est une base de lancement française et européenne, située à Kourou en Guyane française qui a été mise en service en 1968. Les fusées européennes Ariane, utilisées principalement pour le lancement des satellites de télécommunications, sont tirées depuis cette base. Complétant Ariane V dont la capacité d’emport est de 9,6 tonnes en orbite géostationnaire et 20 tonnes en orbite basse, deux nouveaux ensembles de lancement destinés à de nouveaux types de fusée sont introduits – Vega (capacité d’emport de 1,5 tonne en orbite basse, inauguration en 2012) et Soyouz (capacité d’emport de 3 tonnes en orbite géostationnaire, inauguration en 2011) – permettant à l’Agence spatiale européenne (ESA) de disposer d’une gamme complète de lanceurs. La base est gérée conjointement par le CNES (son propriétaire), Arianespace et l’ESA.
Avec une latitude très proche de l’équateur, le centre spatial est idéal pour placer en orbite les satellites géostationnaires constituant ainsi la majorité de la clientèle commerciale d’Arianespace.
Il s’agit de la première composante d’un système d’imagerie spatiale baptisé Pleiades et capable de fournir des clichés de n’importe quel point du globe en moins de 24 h. Il est constitué de deux satellites placés sur la même orbite à 694 kilomètres de la Terre, qui fournissent des photographies aux acteurs civils et militaires en très haute résolution (50 centimètres).
Le second satellite sera donc mis en orbite au début de l’année 2018 pour rendre le dispositif pleinement opérationnel. En Afrique, seules l’Égypte et l’Afrique du Sud sont dotées d’une telle technologie, bien que le satellite marocain appartienne à la nouvelle génération avec une haute technologie.
« Il est possible d’obtenir une image de n’importe quel point de la planète en moins de 24 heures. Les clichés acquis sont utilisés à des fins tout à la fois civiles et militaires : il peut ainsi s’agir de suivre l’expansion des grands centres urbains, de surveiller l’activité des grands volcans de la planète ou d’aider à l’élaboration des tracés routiers et ferrés. Mais ces photographies peuvent aussi servir à localiser les installations militaires de pays adverses afin de planifier une intervention armée » vante le Centre national d’études spatiales (CNES, France), maitre d’œuvre de ce projet qui aboutit en 2012, et développé avec les Français d’Airbus Defence & Space (ex EADS Astrium Satellites) et les Franco-Italiens de Thales Alenia Space, ainsi qu’une participation de la Suède, la Belgique, l’Espagne et l’Autriche.
Selon Mr Mohamed Benhammou, le Président du Centre marocain des études stratégiques (CMES), le Maroc devient une puissance militaire de la région, après la mise en orbite du satellite ‘’ Mohammed VI-A’’. Le Maroc devient aussi souverain sur son espace lui permettant d’avoir son propre œil sur son territoire, ses propres informations et ses propres photos à partir d’une altitude de 694 Km de la terre, dotées d’une haute résolution (50 cm).

ARIANESPACE ET LE CENTRE SPATIAL GUYANAIS ARIANESPACE, PREMIÈRE SOCIÉTÉ DE SERVICE DE LANCEMENT AU MONDE
Arianespace a été créée en 1980 comme la première société de service de lancement au monde. Arianespace est une filiale d’ArianeGroup qui détient 74% de son capital, les 17 autres actionnaires représentant l’industrie européenne des lanceurs. Depuis la création d’Arianespace, plus de 530 contrats de service de lancements ont été signés et plus de 550 satellites lancés. À titre indicatif, plus de la moitié des satellites commerciaux actuellement en service dans le monde ont été lancés par Arianespace. En 2016, le chiffre d’affaires de la société s’est élevé à plus de 1 400 millions d’euros. Son activité est répartie entre l’Établissement d’Évry, près de Paris, où se trouve le siège de la société, l’Établissement de Kourou (Guyane française) où sont situés les Ensembles de Lancement Ariane, Soyuz et Vega, et les Bureaux situés à Washington DC (États-Unis), Tokyo (Japon) et Singapour. La mission d’Arianespace est de proposer aux opérateurs de satellites du monde entier (opérateurs privés et agences gouvernementales) une offre de service de lancement utilisant : > Le lanceur lourd Ariane 5, exploité depuis le Centre spatial guyanais (CSG), > Le lanceur moyen Soyuz, aujourd’hui exploité depuis le Cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan et depuis le CSG. > Le lanceur léger Vega, exploité également depuis le CSG. Forte de sa gamme de lanceurs, Arianespace a pu signer au cours des deux dernières années près de la moitié des contrats de service de lancement commerciaux ouverts sur le marché mondial. La société dispose aujourd’hui d’un carnet de commandes de plus de 700 satellites à lancer.

LE CENTRE SPATIAL GUYANAIS, PORT SPATIAL DE L’EUROPE
Depuis plus de quarante ans, le Centre Spatial Guyanais, Port spatial de l’Europe, constitue un ensemble complexe de moyens dont la coordination permet la réalisation des lancements. Il regroupe les ensembles suivants: > L’établissement du CNES/CSG, centre technique du CNES, constitué d’un ensemble d’installations et moyens indispensables au fonctionnement de la base, tels que des radars, un réseau de télécommunications, une station météo, des sites de réception de la télémesure lanceur ; > Les bâtiments de préparation des charges utiles (EPCU) avec notamment le bâtiment S5 ; > Les Ensembles de Lancement Ariane, Soyuz et Vega, composés des zones de lancement et des bâtiments d’intégration des lanceurs ; > Ainsi qu’un certain nombre d’installations industrielles, comme celles de Regulus, d’Europropulsion, d’Air Liquide Spatial Guyane et d’ArianeGroup, qui participent à la fabrication des éléments du lanceur Ariane 5. Au total, une quarantaine d’industriels européens et des entreprises de Guyane sont associés aux opérations. La volonté européenne de disposer d’un accès indépendant à l’espace repose sur l’action de trois acteurs clés : l’ESA, le CNES et Arianespace. L’ESA est responsable des programmes de développement des lanceurs Ariane, Soyuz et Vega au CSG. Une fois les systèmes de lancement qualifiés, elle les transfère à l’opérateur de lancement Arianespace. L’ESA a contribué à transformer le rôle du Centre spatial guyanais en finançant notamment la construction des Ensembles de lancement, des bâtiments de charges utiles et d’autres installations associées. D’abord utilisé pour les besoins du programme spatial français, le CSG est devenu au terme d’un accord entre l’ESA et le gouvernement français, le Port Spatial de l’Europe. Afin de garantir la disponibilité du Port Spatial de l’Europe pour ses programmes, l’ESA prend en charge une grande partie des frais fixes du CNES/CSG et participe au financement des frais fixes des Ensembles de Lancement. Au Centre spatial guyanais, le CNES remplit plusieurs fonctions. Il conçoit toutes les infrastructures et, en tant que représentant de l’État français, assure la sauvegarde et la sécurité des personnes et des biens. Il fournit les supports nécessaires pour la préparation des satellites et du lanceur. Durant les essais ou les lancements, le CNES assure également la coordination générale des opérations, recueille et traite les mesures en utilisant un réseau de stations pour suivre Ariane, Soyuz et Vega tout au long de leurs trajectoires.

ARIANESPACE EN GUYANE
En Guyane, Arianespace est le maître d’ouvrage de l’exploitation de la gamme des trois Lanceurs Ariane, Soyuz et Vega. En ce qui concerne Vega, Arianespace supervise la phase d’intégration et de contrôle du Lanceur réalisée par ELV/AVIO, maître d’œuvre de la production, coordonne en parallèle la préparation des satellites dans l’EPCU (Ensemble de Préparation des Charges Utiles) exploité par le CNES/CSG, ainsi que l’intégration des satellites et la préparation du composite charges utiles jusqu’à son transfert sur le lanceur en ZLV (Zone de Lancement Vega) et enfin conduit avec le concours des équipes ELV/AVIO responsables du lanceur, les opérations de Chronologie Finale et le Lancement depuis le CDL3 (Centre de Lancement n°3). Arianespace met en place une équipe et un ensemble de moyens techniques de première qualité pour la préparation des lanceurs et des satellites. Ce savoir-faire unique et la qualité des installations en Guyane ont permis à Arianespace de devenir la référence mondiale dans ce domaine..

Le Maroc et les satellites : Une expérience de 17 ans

Le Maroc avait déjà lancé le 10 Septembre 2001 un satellite baptisé Maroc-TUBSAT.
Maroc-TUBSAT est un micro-satellite ayant une regard exclusif sur la Terre faisant partie du programme TUBSAT et conçu conjointement par le Centre royal de télédétection spatiale (Maroc) et l’Institut d’aéronautique et d’astronautique de l’Université technique de Berlin.
Le satellite est arrivé en fin de vie.
La partie satellite proprement dite dépend de l’université technique de Berlin (TUB pour Technical University of Berlin en anglais) et du Maroc pour la charge.
Maroc-TUBSAT a été placé en orbite par un lanceur russe Zenit de la base de Tyuratam(Cosmodrome de Baïkonour, Kazakhstan), le 10 décembre 2001. Son orbite est héliosynchrone et il a été placé à une altitude approximative de 1 000 kilomètres sur inclinaison de 99,4°.
Le satellite se présente sous la forme d’un cube de 320 mm x 340 mm x 362 mm pour une masse de 47 kg. Son alimentation est assurée par 4 panneaux solaires délivrant une puissance totale de 60 W max
La charge utile est constituée d’une caméra monochromatique et d’un système de gestion de données.
La caméra a une résolution de 300 m. Sa longueur focale est de 72 mm et son ouverture focale est de 8°. ( source : wikipédia)

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