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112 000 postes d’emploi créés entre 2017 et 2018

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Entre 2017 et 2018, l’économie marocaine a pu créer, selon le Haut Commissariat au Plan, 112 000 postes d’emploi, dont 91 000 postes d’emploi ont été créés en milieu urbain et 21 000 en milieu rural.

En effet, le secteur des services a créé 65.000 emplois et les secteurs de l’agriculture, forêt et pêche ont créé 19.000 postes d’emploi. Quant aux secteurs du BTP et de l’industrie ont créé respectivement 15.000 et 13.000 emplois.
Dans ce contexte, entre les deux périodes, le nombre total des chômeurs a reculé de 48.000 personnes au niveau national, avec une baisse de 25.000 personnes en milieu urbain et 23.000 en milieu rural, s’établissant à 1.168.000 chômeurs, explique le communiqué du HCP.
Selon les statistiques du HCP, le taux de chômage est ainsi passé, entre 2017 et 2018, de 10,2% à 9,8% au niveau national ; de 14,7% à 14,2% en milieu urbain et de 4% à 3,5% en milieu rural. Les baisses les plus importantes du taux de chômage ont été relevées parmi les personnes ayant un diplôme (-0,8 point), les femmes (-0,7 point) et les jeunes âgés de 15 à 24 ans (-0,5 point). En revanche, les hausses les plus importantes du taux de chômage ont été enregistrées parmi les diplômés des facultés (+0,6 point) et les jeunes citadins âgés de 15 à 24 ans (+0,4 point).
Les taux de chômage les plus élevés sont relevés parmi les femmes avec 14%, les diplômés avec 17,1% et les jeunes âgés de 15 à 24 ans avec 26%.
En 2018, la situation du marché de travail a été marquée par la persistance à la baisse des taux d’activité et d’emploi. La population en âge d’activité (15 ans et plus) s’est accrue, par rapport à 2017, à un rythme plus important (+1,7%) que celui de la population active (+0,5%). Le taux d’activité a, ainsi, reculé de 46,7% à 46,2% (-0,5 point) entre 2017 et 2018. Il a baissé de 42,4% à 41,8% en milieu urbain (-0,6 point) et de 54,1% à 53,9% en milieu rural (-0,2 point). Entre hommes et femmes, l’écart des taux d’activité est de 48,7 points (respectivement 70,9% et 22,2%).
Le volume de l’emploi s’est accru de 112.000 postes, 91.000 en milieu urbain et 21.000 en milieu rural, contre une création nette de 86.000 postes une année auparavant. Ces emplois ont été au profil de 85.000 hommes et à 27.000 femmes, précise le communiqué.
Selon le statut d’emploi, 126.000 postes d’emploi rémunérés ont été créés au cours de la même période, 89.000 en milieu urbain et 37.000 en milieu rural. L’emploi non rémunéré, composé d’environ 98% d’aides familiales, a en revanche enregistré une baisse de 14.000 postes, résultant d’une création de 2.000 en zones urbaines et d’une perte de 16.000 en zones rurales.
Malgré l’accroissement du volume de la population active occupée, le taux d’emploi a baissé de 41,9% à 41,7% (-0,2 point). Ce taux a également baissé de 0,2 point en milieu urbain et a connu une stagnation en milieu rural. Entre hommes et femmes, l’écart des taux d’emploi est de 46 points (respectivement 65% et 19%).

Création d’emploi : entre formation, compétence et insertion professionnelles

Selon une étude de la Banque Mondiale, le Maroc devrait créer 400.000 postes d’emploi par an sur dix ans pour éliminer le chômage.
Les connaissances acquises par un étudiant au cours de son parcours universitaire ne sont pas liées uniquement aux savoirs et l’apprentissage des cours mais également à l’application de ces apprentissages après le diplôme.
En effet, il existe un lien direct entre connaissances et compétences. C’est grâce aux connaissances auxquelles on peut recourir, que l’on peut développer des compétences complexes comme la collaboration ou la créativité.
Ainsi, les compétences sont définies comme une pratique (comportement ou action) observable et mesurable, reproductible au fil du temps, issue de la mise en œuvre pertinente et volontaire d’un ensemble de savoirs et d’aptitudes professionnelles permettant d’atteindre un résultat défini dans un contexte donné. Elles constituent donc la mise en œuvre des connaissances, de savoir-faire et de savoir-être dans le marché du travail.
La formation supérieure ne doit pas être axée principalement sur les matières de programmes et de disciplines mais également se focaliser sur les compétences que les étudiants ont besoin de développer afin de s’insérer facilement au marché du travail.
Il faut ainsi consacrer une grande partie de la formation à la pratique de la théorie en se détachant des anciennes logiques disciplinaires organisées en programmes.
L’enseignement supérieur au Maroc, dans une vue d’ensemble, souffre d’un manque de pédagogies théoriques et pratiques de qualité, préparant davantage les étudiants à leur future pratique professionnelle avec des dispositifs plus proches du milieu du travail. Face à cette situation, l’employabilité et l’ouverture sur le marché du travail figurent parmi les principales préoccupations des programmes de réformes universitaires marocaines. Par ailleurs, une meilleure insertion professionnelle des jeunes diplômés est conditionnée par l’introduction de changements pédagogiques au niveau de l’enseignement. En passant d’un enseignement axé spécialement sur les connaissances à un enseignement visant en parallèle le développement de compétences professionnelles, pour confronter les exigences spécifiques actuelles, en proposant aux étudiants des formations universitaires adaptées au marché de l’emploi.

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