Le cinéma marocain continue sur la lancée dans cette phase du post-Covid avec l’annonce du film ABDELINHO. Le 4ème long-métrage du réalisateur Hicham Ayouch, sortira officiellement au grand public à partir du 11 janvier.

Le film a connu un énorme succès lors de sa projection pour la première fois au Festival International du film de Marrakech devant un public constitué, entre autres, de professionnels du cinéma.

Le personnage principal est ABDELINHO, un jeune trentenaire menant une vie modeste dans la petite ville d’Azemmour, au milieu de ses parents et de ses sœurs. Il travaille à la mairie où il passe la majeure partie de son temps à coller des timbres.

Les cours de danse de samba qu’il donne à une poignée des filles de son quartier et son collègue de travail, Mouka, est sa seule échappatoire.  

En effet, rêveur et passionné par le Brésil dont il maîtrise parfaitement la langue et adopte la culture, une collision naît donc entre, d’une part, ses préférences peu communes, et d’autre part, une culture marocaine très conservatrice.

Il connaît ensuite l’Amour qui viendra le détacher quasi-entièrement de la réalité, le plongeant ainsi entre les fantasmes et la rêverie.

Cette relative sérénité sera bientôt perturbée lorsqu’un célèbre télévangéliste arrive en ville, le quotidien de ABDELINHO et celui de toute la ville sera bouleversé.

« J’ai incarné le rôle d’un personnage controversé, mythomane, qui donne l’impression constante de vivre dans un confort, guidé par ses fantasmes, tandis qu’il est confronté à une multitude d’échecs dont l’amour recherché », nous a confié l’acteur Saïd Bey sur son rôle, Mouka.  

Et sur les défis qu’Il a dû relever lors du tournage de poursuivre : « Mon plus grand défi était de réussir mon personnage. Nous devions pour ce faire, le réalisateur et moi-même, trouver un terrain d’entente et combiner nos visions respectives »

Interrogé enfin sur son appréciation du film de manière générale : « Ce qui m’a plu dans le film, c’est le scénario. Hicham Ayouch nous a, à travers une histoire folle, plongés dans un monde où se sont retrouvés mêlés, le fantastique, l’intriguant et le fantasmatique ».   

« J’ai également apprécié le côté humain de Hicham Ayouch, qui se reflète dans son comportement avec les acteurs ainsi que son amour et son dévouement pour son métier, ce qui m’a poussé à donner le mieux de moi-même et relever le défi d’incarner mon personnage » a conclu notre interlocuteur.

Un nouveau film s’ajoute au répertoire du cinéma marocain mais avec, cette fois, un film unique en son genre. Une histoire fantastique avec une multitude de symboles et d’images fortes tirées de notre vécu à tous.  

Un vécu que beaucoup d’entre nous, au même titre qu’ABDELINHO, espèrent submergé d’amour et de rêves exaucés, loin du fanatisme religieux, de la routine et des quelques aspects culturels contraignants.

Anas FAJRI