L’Institut Africain de la Nutrition des Plantes (APNI) et l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) ont organisé un workshop pour introduire et adapter la Matrice de l’Agriculture Durable ‘MAD’ au cas de l’olivier au Maroc.

Dans le cadre du consortium MAD (Matrice de l’Agriculture Durable) financé par le Belmont Forum et présidé par le Centre des Sciences Environnementales de l’Université du Maryland (États-Unis), l’Institut Africain de la Nutrition des Plantes (APNI) et l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) ont organisé un workshop concernant la Matrice de l’Agriculture Durable (MAD) appliquée à l’olivier.

La matrice d’agriculture durable (Sustainable Agriculture Matrix : SAM) est un cadre récemment développé par le Centre des sciences de l’environnement de l’Université du Maryland, aux États-Unis, pour mesurer la durabilité de l’agriculture et contribuer à un suivi responsable et transparent des Objectifs de Développement Durable (ODD). Le cadre SAM comporte 18 indicateurs mesurables, basés sur les trois piliers de la durabilité : économique, environnemental et social. La matrice vise à servir de plateforme pour engager des conversations entre les parties prenantes impliquées dans l’agriculture et pour forger des changements positifs vers la durabilité tout en évitant les conséquences indésirables.

Afin d’évaluer et de développer l’approche SAM dans des contextes socio-économiques et environnementaux, un groupe d’équipes multidisciplinaires de six régions du monde s’est réuni pour former le Consortium SAM. L’APNI fait partie de ce Consortium et soutient l’évaluation de l’approche SAM au Kenya, au Ghana et au Maroc.

En partenariat avec le Centre Régional de la Recherche Agronomique de Marrakech, l’APNI s’efforce d’impliquer les principales parties prenantes afin d’identifier les indicateurs de durabilité essentiels qui sont pertinents pour les systèmes alimentaires à base de l’olivier dans le contexte marocain, et de suggérer ceux qui sont absents du cadre actuel.

L’atelier a connu la participation de plusieurs représentants des acteurs du secteur publique et privé au Maroc, notamment l’Office Chérifien du Phosphate (OCP), l’Office National du Conseil Agricole (ONCA), l’Office Régional de Mise en Valeur Agricole de Ouarzazate (ORMVAO), les Directions Provinciales de l’Agriculture (DPA), l’Observatoire de la Palmeraie de Marrakech (O.PM), la Chambre de l’Agriculture, l’Office National de Sécurité Sanitaire des produits Alimentaires (ONSSA), l’Établissement Autonome de Contrôle et de Coordination des Exportations (Morocco Foodex), SONACOS, Lesieur Cristal, ainsi que les universités, les agriculteurs, les ONG et les associations les représentant.

L’engagement des parties prenantes est mené de manière hybride, tout d’abord via un questionnaire qui a été envoyé pour recueillir des informations sur l’expérience actuelle dans diverses questions de durabilité agricole et sur la manière dont les institutions ou les organisations abordent l’agriculture durable. Cette enquête a été suivie d’un atelier d’une journée en face à face qui a couvert les points suivants :

1.      Description des indicateurs SAM, performance et tendances historiques

2.      Compromis et synergies

3.      Prochaines étapes

Ce workshop fait suite aux ateliers qui sont tenus au Ghana (cas du cacao) et au Kenya (Cas du maïs)