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A LA UNE CULTURE

Ramakech : quand l’art sort des musées

À quelques minutes du centre de Marrakech, un lieu propose de découvrir l’art autrement. Installé sur près de cinq hectares au cœur de la Palmeraie, Ramakech est un parc de sculptures à ciel ouvert imaginé par l’artiste plasticien Jean-François Fourtou. Ici, les œuvres ne se regardent pas seulement. Elles se traversent, s’explorent et se vivent.

Ouvert au public depuis 2024, Ramakech est le fruit de vingt années d’installations développées sur le site de l’atelier de l’artiste. Sculptures monumentales, architectures démesurées, animaux géants et jardins poétiques composent un univers singulier, situé entre rêve, souvenir et réalité.

Le parcours artistique se déploie au milieu de la végétation. Les œuvres apparaissent au détour des chemins, se fondent dans le paysage et créent un dialogue permanent avec la nature. Chaque installation semble raconter un fragment de l’histoire personnelle de l’artiste, transformé par l’imagination.

L’enfance comme source d’inspiration

Né à Paris en 1964 et diplômé de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, Jean-François Fourtou vit et travaille aujourd’hui à Marrakech. Depuis les années 1990, son travail s’appuie sur les souvenirs d’enfance, la mémoire familiale et les lieux qui ont marqué son parcours.

Mais chez Fourtou, le souvenir devient matière artistique. Maisons disproportionnées, architectures déstabilisantes et sculptures animalières jouent avec les échelles et bouleversent les repères.

« J’avais l’impression que tout était géant ! Mon inspiration vient de l’enfance et mes installations invitent à ressentir des perceptions oubliées, mais communes », explique l’artiste.

Des œuvres à expérimenter

À Ramakech, le visiteur est invité à dépasser la simple observation. Certaines installations peuvent être pénétrées et traversées. Le corps devient ainsi partie intégrante de l’expérience artistique.

Parmi les œuvres emblématiques du parcours figurent La Maison tombée du ciel, le Bistrot parisien, la Fourmilière géante, les sculptures animalières ainsi que La Maison de Géant et les personnages hybrides Ramakech Nanitos et Minitos.

Chaque création brouille les frontières entre architecture, sculpture et décor. Le visiteur passe ainsi d’un univers à l’autre, entre fiction, mémoire et imaginaire.

Une autre façon de découvrir Marrakech

L’intérêt de Ramakech réside aussi dans son positionnement. À l’écart des circuits touristiques traditionnels, le parc propose une expérience qui associe art contemporain, nature et promenade.

Familles, amateurs d’art ou simples curieux peuvent y découvrir un univers qui invite à ralentir, observer et se laisser surprendre. Les proportions inhabituelles, les formes monumentales et les situations imaginées par Fourtou déplacent les repères et encouragent une perception plus libre du monde.

Un parcours entre art et nature

Le parc fonctionne comme une véritable expérience immersive. La promenade alterne découverte, contemplation et exploration, tandis que les œuvres entretiennent un dialogue permanent avec la végétation de la Palmeraie.

Avec Ramakech, Jean-François Fourtou transforme ainsi son propre univers artistique en un espace accessible au public. Un lieu où l’art ne se contemple plus à distance, mais se découvre à hauteur de visiteur, au fil d’un parcours d’environ une heure.

Ramakech en chiffres

  • Ouverture au public : 2024
  • Superficie : près de 5 hectares
  • Localisation : Palmeraie de Marrakech
  • Installations : 20 années de créations réunies sur le site
  • Durée du parcours : environ 1 heure
  • Visite : sur réservation en ligne
  • Ouverture : du mercredi au dimanche, de 10h à 17h, dernier accès à 15h30
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A LA UNE ÉCONOMIE

Renault : plus de 10 milliards d’euros pour accélérer dans l’électrique

Renault entend poursuivre sa transformation industrielle en France. Le constructeur prévoit d’y investir plus de 10 milliards d’euros dans les cinq prochaines années pour accélérer sur le véhicule électrique et rendre ses modèles plus accessibles.

Renault maintient le cap sur l’électrification. Le groupe automobile prévoit d’investir plus de 10 milliards d’euros en France au cours des cinq prochaines années, a annoncé samedi son directeur général, François Provost.

« Dans les cinq prochaines années, si le contexte social et politique le permet, on réinvestira plus de 10 milliards d’euros pour continuer à pousser sur l’électrique et à rendre les voitures plus abordables », a déclaré le dirigeant, cité par les médias français.

Cette enveloppe marque toutefois un ralentissement du rythme d’investissement par rapport à la période précédente. Au cours des cinq dernières années, Renault avait consacré 13 milliards d’euros à la transformation de son outil industriel et au développement de l’électrique.

La production repart à la hausse

Cette nouvelle phase d’investissement intervient alors que la production française du constructeur devrait progresser fortement en 2026.

Renault table sur une hausse de plus de 25 % par rapport à 2025. Le groupe avait produit quelque 500.000 véhicules en France l’an dernier et prévoit d’en fabriquer au moins 25 % de plus cette année.

Cette progression doit notamment être portée par la montée en puissance des véhicules électriques, alors que le marché français poursuit sa transition.

L’électrique gagne du terrain

En juillet dernier, Renault avait annoncé 13 milliards d’euros d’investissements supplémentaires dans les véhicules électriques à moyen terme, dans le cadre de son plan « futuREady ».

Le groupe évolue dans un marché où l’électrification s’impose progressivement. Selon les données de la Plateforme automobile, qui fédère la filière automobile et les mobilités en France, les véhicules électriques représentent désormais 42 % des ventes de voitures neuves. En intégrant les hybrides rechargeables, cette proportion atteint 48 %, soit près d’un véhicule neuf sur deux.

Pour Renault, l’enjeu est désormais double : poursuivre la transformation de son outil industriel tout en maîtrisant les coûts afin de proposer des véhicules électriques plus abordables. Une équation qui conditionnera en grande partie la prochaine étape de la stratégie du constructeur en France.

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Nexans Maroc : Amine Houssaim prend les commandes

Changement à la tête de Nexans Maroc. Amine Houssaim est nommé directeur général de la filiale marocaine et de la Business Unit Northwest Africa. Un profil industriel et énergétique appelé à accompagner les ambitions du groupe dans l’électrification et la transition énergétique.

Nouveau leadership chez Nexans Maroc. Le groupe a annoncé, le 1er octobre, la nomination d’Amine Houssaim au poste de directeur général de Nexans Maroc et de sa Business Unit Northwest Africa. La décision, validée par le conseil d’administration, prend effet immédiatement.

Ingénieur spécialisé dans l’énergie, Amine Houssaim dispose de plus de 20 ans d’expérience dans l’industrie et l’énergie. Il a consacré plus de 16 ans de sa carrière à Air Liquide, où il a occupé plusieurs fonctions de direction dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique.

Son parcours s’est ensuite poursuivi dans l’écosystème OCP, avec des responsabilités liées aux énergies renouvelables, à l’hydrogène et à la décarbonation industrielle. Avant de rejoindre Nexans, il dirigeait INNOVX, filiale de l’Université Mohammed VI Polytechnique, où il était chargé du développement de projets et d’écosystèmes industriels.

Une nouvelle équipe dirigeante

Cette nomination intervient après le départ de Selma Alami, qui quitte Nexans après plus de deux décennies au sein du groupe pour se consacrer à de nouveaux projets. Elle conserve toutefois son siège au conseil d’administration de Nexans Maroc.

Le groupe annonce également la nomination de Noureddine Aouda au poste de directeur général adjoint de Nexans Maroc. Il conserve parallèlement ses fonctions de directeur général de Sirmel, filiale de Nexans.

Présent au sein du groupe depuis plusieurs années, Noureddine Aouda a notamment travaillé sur des sujets liés à l’innovation et au développement numérique.

Le Maroc au cœur de la stratégie d’électrification

À travers cette nouvelle organisation, Nexans entend assurer la continuité de ses activités et de ses projets stratégiques au Maroc et dans la région Northwest Africa.

Le groupe réaffirme par ailleurs le rôle du Maroc dans sa stratégie de développement, notamment sur les enjeux liés à l’électrification et à la transition énergétique.

Avec un dirigeant disposant d’une expérience croisée dans l’industrie, les énergies renouvelables, l’hydrogène et la décarbonation, Nexans mise ainsi sur un profil directement en phase avec les transformations du secteur énergétique et industriel.

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Croissance : l’économie marocaine ralentit à 4% au deuxième trimestre

Le PIB marocain a progressé de 4% au deuxième trimestre 2026, contre 5,8% un an auparavant. Cette décélération masque toutefois des évolutions très contrastées entre les secteurs, avec une forte reprise de l’agriculture et un net ralentissement des activités non agricoles.

L’économie marocaine a continué de progresser au deuxième trimestre 2026, mais à un rythme moins soutenu. Selon les comptes nationaux, le Produit intérieur brut (PIB) en volume, corrigé des variations saisonnières, a enregistré une croissance de 4%, contre 5,8% au même trimestre de 2025.

Cette évolution traduit surtout le contraste entre la bonne performance du secteur primaire et le ralentissement marqué des activités non agricoles. Ces dernières ont vu leur croissance passer de 4,9% à 1,5% sur un an. À l’inverse, le secteur agricole a nettement accéléré, avec une hausse de sa valeur ajoutée de 21,2%, contre 8,3% une année auparavant.

L’agriculture tire la croissance

Le secteur primaire constitue ainsi l’un des principaux moteurs de l’activité au cours du trimestre. La valeur ajoutée du secteur primaire a progressé de 20,9%, contre 7,6% au deuxième trimestre 2025. Cette performance s’explique par la hausse de l’activité agricole, mais également par celle de la pêche.

L’activité agricole a augmenté de 21,2%, tandis que la pêche a enregistré une progression de 15,9%, après un recul de 8,5% un an auparavant.

Cette dynamique contraste fortement avec celle du secteur secondaire. Sa valeur ajoutée s’est contractée de 3,9%, après une croissance de 5,8% au deuxième trimestre 2025.

Le principal recul provient des activités d’extraction, dont la valeur ajoutée a chuté de 28,6%, après une hausse de 13,7% un an auparavant. Les industries de transformation ont également reculé de 3,2%, tandis que la construction a vu son rythme de croissance ralentir à 2,8%, contre 7,6% précédemment. La branche électricité et eau a, pour sa part, progressé de 1,9%, contre 3,8% un an auparavant.

Les services résistent

Le secteur tertiaire affiche une situation plus favorable, même si son rythme de progression s'est légèrement modéré. Sa valeur ajoutée a augmenté de 4%, contre 4,5% au deuxième trimestre 2025.

Plusieurs activités ont néanmoins accéléré. Les services financiers et les assurances ont enregistré une croissance de 7,7%, contre 5% un an auparavant. L'éducation, la santé et les activités d'action sociale ont progressé de 6,4%, tandis que les services de l'administration publique et de la sécurité sociale ont augmenté de 3,4%.

L'information et la communication ont également amélioré leur rythme de croissance, à 1,9%, contre seulement 0,3% une année auparavant.

D'autres activités ont cependant marqué le pas. L'hébergement et la restauration ont progressé de 6,6%, contre 9,5% un an auparavant. Le commerce et la réparation automobile ont enregistré une hausse de 2,8%, contre 4,8%, tandis que le transport et l'entreposage ont progressé de 2,7%, contre 4,4%. Les activités immobilières ont, elles aussi, ralenti, avec une croissance de 2,4%, contre 3%.

La demande intérieure reste le principal soutien

Du côté de la demande, la croissance demeure principalement portée par la demande intérieure. Celle-ci a progressé de 5% au deuxième trimestre, contre 7,5% un an auparavant, contribuant à hauteur de 5,6 points à la croissance nationale.

La consommation des ménages a notamment accéléré. Les dépenses de consommation finale des ménages ont augmenté de 4,1%, contre 1,8% au deuxième trimestre 2025, apportant 2,3 points à la croissance.

L'investissement reste également orienté à la hausse, mais son rythme s'est nettement modéré. La formation brute de capital a progressé de 6,8%, contre 20,3% un an auparavant, contribuant pour 2,4 points à la croissance, contre 8,3 points au deuxième trimestre 2025.

Les échanges extérieurs continuent de peser

Le commerce extérieur demeure un facteur de frein à la croissance, malgré une amélioration de la contribution des exportations.

Les exportations de biens et services ont augmenté de 7,6%, contre 3,6% un an auparavant. Elles ont contribué à hauteur de 3,1 points à la croissance, contre 1,5 point au deuxième trimestre 2025.

Les importations ont, pour leur part, progressé de 9,1%, contre 12,1% un an auparavant. Elles ont contribué négativement à hauteur de 4,7 points. Au total, les échanges extérieurs ont ainsi affiché une contribution négative de 1,6 point à la croissance, contre -4,5 points un an auparavant.

Inflation contenue, mais besoin de financement en hausse

Sur le front des prix, l'évolution reste modérée. Le PIB à prix courants a augmenté de 4,4%, contre 7,5% au deuxième trimestre 2025, tandis que le niveau général des prix a progressé de seulement 0,4%, contre 1,7% un an auparavant.

En revanche, les comptes nationaux font ressortir une aggravation du besoin de financement de l'économie. Le revenu national brut disponible a progressé de 4,4%, tandis que l'épargne nationale s'est établie à 30,6% du PIB, contre 31,1% une année auparavant.

Dans le même temps, l'investissement brut a représenté 35,6% du PIB, contre 33,5% au deuxième trimestre 2025. Cette évolution a porté le besoin de financement de l'économie nationale à 5% du PIB, contre 2,4% un an auparavant.

Une croissance à deux vitesses

Les chiffres du deuxième trimestre 2026 dessinent ainsi une économie à deux vitesses. D'un côté, la reprise agricole apporte un soutien important à l'activité, portée par une nette progression de la valeur ajoutée du secteur primaire. De l'autre, les secteurs non agricoles connaissent un ralentissement beaucoup plus marqué, particulièrement dans l'extraction et les industries de transformation.

La croissance reste soutenue par la demande intérieure et par la progression de la consommation des ménages, tandis que les exportations améliorent leur contribution. Mais le ralentissement de l'investissement et la hausse du besoin de financement constituent des éléments à surveiller.

Au total, le PIB en volume atteint 350,273 milliards de dirhams au deuxième trimestre 2026, contre 336,832 milliards une année auparavant, soit une progression de 4%. Le PIB à prix courants s'établit, lui, à 442,867 milliards de dirhams, en hausse de 4,4%.

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A LA UNE TOURISME

Tourisme : Hamid Bentahar reconduit à la tête du CRT Marrakech-Safi

Le Conseil régional du tourisme (CRT) Marrakech-Safi a reconduit, mardi, Hamid Bentahar à sa présidence pour un nouveau mandat, à l’issue de son Assemblée générale ordinaire élective.

Cette réélection marque la volonté des professionnels, élus et institutionnels de poursuivre les efforts engagés pour renforcer l’attractivité de la destination Marrakech-Safi et accompagner les projets structurants du secteur touristique dans la région.

Miser sur l’ensemble du territoire

Les membres de l’Assemblée ont salué le travail réalisé par Hamid Bentahar et son Bureau pour promouvoir Marrakech et renforcer son rayonnement touristique. Une attention particulière a également été accordée aux différentes provinces de la région, avec l’objectif d’améliorer leur visibilité et leur intégration dans la dynamique touristique régionale.

Le CRT entend ainsi favoriser une approche plus équilibrée du développement touristique, en valorisant les territoires et les expériences qui composent l’identité de Marrakech-Safi.

Patrimoine et expériences locales

La valorisation du patrimoine culturel immatériel, des savoir-faire, des traditions et des expériences authentiques figure également parmi les axes mis en avant lors de cette Assemblée.

L’objectif est de consolider le positionnement de Marrakech-Safi comme une destination diversifiée et durable, tout en permettant à l’ensemble des territoires de bénéficier davantage de la dynamique touristique.

L’Assemblée générale a enfin examiné les rapports moral et financier relatifs à l’exercice 2025.

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A LA UNE TRANSITION VERTE

Énergie : le Maroc assure la continuité de l’approvisionnement jusqu’à fin 2026

Le Maroc dispose de stocks suffisants pour assurer un approvisionnement régulier du marché national en produits énergétiques jusqu’à la fin de l’année, malgré les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et leurs répercussions sur les marchés internationaux.

La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a indiqué que les stocks disponibles de produits pétroliers couvrent actuellement entre 40 et 60 jours de consommation. Ces réserves font l’objet d’un suivi quotidien afin de garantir la continuité de l’approvisionnement national.

La ministre a précisé que la disponibilité de plusieurs stocks permet également de renforcer les réserves de produits essentiels, notamment le gaz butane et le gasoil, particulièrement importants pour les ménages et l’activité économique.

Un suivi quotidien des marchés

Ces questions sont suivies au sein de la Commission ministérielle chargée d’évaluer les répercussions des tensions géopolitiques au Moyen-Orient sur l’économie nationale, réunie sous la présidence du Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.

De son côté, la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a assuré que l’évolution des prix des carburants sur les marchés internationaux fait l’objet d’un suivi régulier. Les ressources financières nécessaires sont mobilisées pour accompagner les secteurs les plus exposés, notamment le transport.

L’objectif est également de limiter l’impact de la hausse des cours internationaux sur l’inflation. Selon la ministre, celle-ci demeure maîtrisée et relativement stable.

Le transport toujours accompagné

Nadia Fettah a par ailleurs confirmé que l’accompagnement financier du secteur du transport se poursuivra jusqu’à la fin de l’année. Cette mesure doit contribuer à réduire l’impact des fluctuations des prix des carburants sur les professionnels et à amortir les effets de la conjoncture actuelle.

Pour sa part, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a assuré que le Maroc est en mesure de couvrir ses besoins en carburants et de maintenir un approvisionnement régulier du marché national.

Plusieurs mesures ont également été mises en place pour limiter la transmission des hausses enregistrées sur les marchés internationaux aux prix pratiqués au Maroc, avec pour objectif de préserver le pouvoir d’achat des ménages et de réduire l’impact du renchérissement des carburants sur l’économie nationale.

La Commission ministérielle continuera de se réunir en fonction de l’évolution de la situation internationale afin d’adapter les mesures de soutien et de prendre, si nécessaire, les dispositions appropriées.

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A LA UNE SOCIÉTÉ

Planification familiale : pour un accès renforcé à l’information et aux services

Des acteurs associatifs et institutionnels, des universitaires et des professionnels de santé ont appelé, mardi à Rabat, à renforcer l’accès à des services de planification familiale de qualité, à l’occasion d’une rencontre scientifique organisée dans le cadre de la Journée mondiale de la contraception.

Organisée par l’Association marocaine de la planification familiale (AMPF), avec le soutien du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) au Maroc et de Bayer-Maroc, la rencontre, placée sous le thème « La contraception, un choix et un droit pour tous », a mis l’accent sur l’importance d’une information fiable et de services respectueux des droits et des choix individuels.

Les échanges ont également porté sur les moyens de permettre notamment aux femmes et aux jeunes de disposer des informations nécessaires pour prendre des décisions éclairées en matière de santé reproductive.

« Empowering Choices » lancé au Maroc

La rencontre a été marquée par le lancement au Maroc de l’initiative « Empowering Choices », portée par le FNUAP avec le soutien de Bayer-Maroc, en partenariat avec le ministère de la Santé et de la Protection sociale et plusieurs organisations de la société civile.

L’initiative vise à améliorer l’accès à l’information et aux services de planification familiale, à renforcer les compétences des professionnels de santé et à développer la sensibilisation à la santé sexuelle et reproductive.

Selon Hanane Rassimi, cheffe du service de planification familiale au ministère de la Santé et de la Protection sociale, la planification familiale constitue désormais un élément majeur de la santé maternelle, mais aussi un moyen de permettre aux couples de prendre leurs propres décisions en matière de reproduction. Elle a souligné que les évolutions démographiques et sociales du Maroc appellent à revoir les approches traditionnelles.

Pour Abdellatif Maamri, directeur exécutif de l’AMPF, la planification familiale ne doit pas être réduite à la seule prévention des grossesses. Elle constitue avant tout un service de santé destiné à préserver le bien-être de la mère et de l’enfant.

Renforcer l’offre et les capacités

Le chef du bureau du FNUAP au Maroc, Mahdi Halmi, a pour sa part insisté sur la nécessité d’appréhender la planification familiale comme un droit humain, en mettant l’accent sur la qualité du conseil, l’équité d’accès et la diversité des choix.

Dans le cadre d’« Empowering Choices », plusieurs actions sont prévues, notamment la numérisation du suivi des patients et de la gestion des contraceptifs, l’équipement de huit centres de santé de référence ainsi que la mise en place d’unités mobiles baptisées « Classes pour époux ».

De son côté, Anas Ziati, directeur de la division Pharma chez Bayer-Maroc, a souligné que l’accès à la contraception touche également aux questions d’égalité des chances et de développement. Il a indiqué que plus de 200 millions de femmes dans le monde ont encore des besoins en matière de contraception.

Bayer ambitionne, pour sa part, d’élargir d’ici 2030 l’accès aux méthodes contraceptives modernes à 100 millions de femmes dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

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A LA UNE ÉCONOMIE

DHL fait du Maroc un marché prioritaire

Le Maroc rejoint la liste des marchés prioritaires de DHL Group dans le cadre de l’initiative « Geographic Tailwinds ». Le groupe allemand voit dans le Royaume un potentiel de croissance porté par les investissements, la montée en puissance de l’industrie et la diversification des chaînes d’approvisionnement.

Le Maroc gagne en importance dans la stratégie internationale de DHL Group. Le groupe de logistique l’a intégré à son dispositif « Geographic Tailwinds », qui réunit un nombre limité de marchés considérés comme stratégiques en raison de leur potentiel de croissance à long terme.

Cette sélection repose notamment sur plusieurs tendances de fond : l’évolution du commerce mondial, la progression des investissements nationaux et étrangers, la diversification des chaînes d’approvisionnement, le développement de la production de proximité et la recherche de réseaux logistiques plus résilients.

Un positionnement stratégique

Pour DHL, le Maroc dispose de plusieurs atouts pour tirer profit de cette recomposition des échanges internationaux. Sa position géographique entre l’Europe et l’Afrique, le développement de son industrie, ses infrastructures logistiques et ses compétences humaines constituent autant de facteurs favorables.

« L’intégration du Maroc à la liste des marchés prioritaires “Geographic Tailwinds” de DHL Group vient confirmer une tendance que nous observons déjà sur le terrain », a déclaré Mary Oxley, vice-présidente Marketing et Ventes de DHL Global Forwarding pour le Moyen-Orient et l’Afrique, lors de l’édition 2026 des Tangier Logistics Days.

Selon elle, le Royaume joue un rôle croissant dans les échanges internationaux, les flux d’investissement et la diversification des chaînes d’approvisionnement.

Cette dynamique se manifeste particulièrement dans plusieurs secteurs tournés vers l’export, notamment l’automobile, l’aéronautique, les sciences de la vie et la santé, l’agroalimentaire et l’agriculture.

Près de 40 ans de présence

DHL est implanté au Maroc depuis près de quarante ans et y emploie aujourd’hui plus de 400 personnes à travers ses différentes divisions.

Présent dans le Royaume depuis 1987, DHL Express dispose de deux plateformes à Casablanca et Tanger, auxquelles s’ajoutent neuf centres de services et 23 points de vente. Sa flotte compte actuellement 147 véhicules, ainsi que deux avions dédiés. Deux de ses sites marocains sont par ailleurs certifiés par la Transported Asset Protection Association (TAPA).

Ce dispositif permet au groupe de renforcer les connexions entre les entreprises marocaines, leurs clients et les marchés internationaux.

Tanger Med au cœur du dispositif

De son côté, DHL Global Forwarding est présent au Maroc depuis 2007. L’entreprise dispose d’un bureau principal à Casablanca et de deux agences à Tanger et Agadir.

Elle exploite également un entrepôt de 3.600 m² dans la zone franche de Tanger Med, où elle propose des solutions de transport de fret et de logistique.

Cette implantation au cœur de l’un des principaux pôles commerciaux du Royaume accompagne ainsi la montée en puissance du Maroc comme plateforme industrielle et logistique entre les marchés européens, africains et internationaux.

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A LA UNE ÉCONOMIE

Aéroports : la BAD mobilise 270 millions d’euros pour le Maroc

Le Maroc et la Banque africaine de développement (BAD) ont signé mardi 29 septembre à Casablanca un accord de financement de 270 millions d’euros destiné au Programme d’extension et de modernisation des infrastructures aéroportuaires (PEMIA). L’opération doit accompagner la montée en capacité des principales plateformes aéroportuaires du Royaume et soutenir les ambitions du Maroc à l’horizon 2030.

Le financement a été conclu lors d’une cérémonie présidée par le président du groupe de la BAD, Sidi Ould Tah, en visite au Maroc, et la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah. L’accord a été signé par le responsable du bureau pays de la BAD au Maroc, Achraf Tarsim, et le directeur général de l’Office national des aéroports (ONDA), Adel El Fakir.

À travers ce prêt accordé à l’ONDA, la BAD entend accompagner la modernisation et l’extension des infrastructures aéroportuaires, notamment à Marrakech, Agadir, Fès et Tanger.

Pour Sidi Ould Tah, cette opération s’inscrit également dans la préparation du Royaume aux grandes échéances internationales et dans la volonté de renforcer les connexions entre l’Afrique, l’Europe et les autres marchés internationaux.

Des capacités renforcées à l’horizon 2030

Le PEMIA vise à accroître les capacités opérationnelles des principaux aéroports marocains à travers la mise à niveau et l’extension des infrastructures, le développement des systèmes de navigation aérienne et le renforcement des dispositifs de sûreté et de sécurité.

Le programme prévoit également le déploiement de nouveaux équipements, notamment des systèmes de sûreté de dernière génération, des dispositifs automatisés de traitement des bagages et des solutions numériques destinées à fluidifier le parcours des passagers.

À l’horizon 2030, les capacités d’accueil devraient atteindre 14 millions de passagers à Marrakech, 5 millions à Agadir, 3,6 millions à Tanger et 3 millions à Fès.

Ces investissements doivent permettre aux plateformes concernées de répondre à la progression attendue du trafic aérien, tout en améliorant la qualité et l’efficacité des services proposés aux voyageurs.

Un levier pour le tourisme et l’économie

Au-delà des infrastructures, le programme s’inscrit dans la stratégie de développement touristique du Maroc à l’horizon 2030. La modernisation des aéroports doit accompagner l’augmentation des flux touristiques et renforcer la connectivité du Royaume.

Le projet devrait également générer des retombées économiques et sociales, avec la création de plusieurs milliers d’emplois, notamment au profit des jeunes et des femmes.

À moyen terme, l’amélioration des infrastructures aéroportuaires devrait soutenir le développement du tourisme, du commerce et des activités logistiques, tout en favorisant les investissements publics et privés liés au transport aérien.

L’opération s’inscrit par ailleurs dans le Programme intégré de transformation de l’aviation en Afrique (IATP) de la BAD, qui vise à accompagner les pays africains dans la modernisation, le financement et l’intégration de leurs systèmes de transport aérien.

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A LA UNE POLITIQUE

Fatima Ezzahra El Mansouri, une nouvelle étape au sommet de l’exécutif

Née le 3 janvier 1976 à Marrakech, Fatima Ezzahra El Mansouri est appelée à prendre les rênes du gouvernement après plusieurs années d’engagement politique et institutionnel.

Avocate au Barreau de Marrakech depuis 2005, elle dispose d’une formation juridique acquise au Maroc, en France et aux États-Unis. Elle est notamment titulaire d’une licence en droit privé de l’Université Mohammed V de Rabat, d’un DEA en droit des contrats d’affaires de l’Université de Montpellier ainsi que d’un certificat en droit anglo-saxon de Pace University aux États-Unis.

Son parcours politique débute en 2007, lorsqu’elle rejoint le Mouvement de tous les démocrates. Un an plus tard, elle participe à la création du Parti Authenticité et Modernité (PAM).

Une longue expérience locale et parlementaire

Fatima Ezzahra El Mansouri s’impose rapidement sur la scène politique locale. Elle préside le Conseil communal de Marrakech de 2009 à 2015, tout en exerçant un mandat de députée au Parlement entre 2011 et 2016.

Elle poursuit ensuite son parcours au sein du PAM, dont elle préside le Conseil national de 2015 à 2024. Parallèlement, elle retrouve son mandat parlementaire entre 2016 et 2021.

En 2021, elle reprend la présidence du Conseil communal de Marrakech, fonction qu’elle exerce pour la période 2021-2027. Depuis 2024, elle assure également la coordination de la direction collégiale du PAM.

De l’urbanisme au gouvernement

En 2021, Fatima Ezzahra El Mansouri entre au gouvernement en tant que ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, portefeuille qu’elle conserve jusqu’en 2026.

Cette expérience ministérielle vient compléter un parcours marqué par des responsabilités locales, parlementaires et partisanes.

Son parcours lui a également valu une reconnaissance internationale. En 2014, le magazine Forbes l’a classée parmi les 20 jeunes femmes les plus influentes d’Afrique. La même année, elle a été désignée Young Global Leader.

Engagée également dans les réseaux de collectivités territoriales, elle est membre de l’Association internationale des maires francophones (AIMF) et vice-présidente de l’Association marocaine des présidents des conseils communaux.

Fatima Ezzahra El Mansouri est mariée et mère de deux enfants.