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ACTIVITE ROYALE

Fatima Ezzahra El Mansouri nommée Cheffe du gouvernement

"Le ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie annonce que Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a reçu ce mardi 17 Rabii II 1448 de l'Hégire, correspondant au 29 septembre 2026 au Palais Royal à Rabat, Mme Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice de la direction collégiale du Parti Authenticité et Modernité, que le Souverain a nommée, en vertu de l’article 47 de la Constitution, Cheffe du gouvernement et a chargé de former le nouveau gouvernement".

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A LA UNE TOURISME

Tourisme : les nuitées progressent de 8% à fin juillet

La dynamique touristique se poursuit au Maroc. À fin juillet 2026, les établissements d’hébergement touristique classés ont enregistré près de 25,9 millions de nuitées, soit une hausse de 8% sur un an. Les arrivées et les recettes voyages affichent également une progression.

Le tourisme marocain poursuit sa trajectoire positive au cours des sept premiers mois de l’année. Selon les données de l’Observatoire du tourisme, les établissements d’hébergement touristique classés (EHTC) ont enregistré près de 25,9 millions de nuitées à fin juillet 2026, en progression de 8% par rapport à la même période de 2025.

Cette évolution s’accompagne d’une amélioration du taux d’occupation des établissements. Celui-ci s’est établi à 56%, soit un gain d’un point sur un an.

Marrakech, Agadir et Rabat en progression

Plusieurs grandes destinations touristiques ont contribué à cette dynamique. Ouarzazate affiche la progression la plus marquée, avec une hausse de 23% des nuitées.

La destination Rabat suit avec une progression de 16%, devant Agadir (+11%), puis Casablanca, Marrakech et Tanger, qui enregistrent chacune une hausse de 10%.

Ces performances traduisent une progression de la fréquentation dans plusieurs pôles touristiques du Royaume, avec des évolutions différenciées selon les destinations.

Les arrivées et les recettes suivent

La hausse des nuitées s’inscrit dans une dynamique plus large. Entre janvier et juillet 2026, le Maroc a accueilli 12,1 millions de visiteurs aux postes frontières, soit une progression de 5% par rapport aux sept premiers mois de 2025.

Les recettes voyages affichent une évolution encore plus soutenue. Elles ont atteint 79 milliards de dirhams à fin juillet, en hausse de 13% sur un an.

Ces indicateurs confirment la progression de l’activité touristique au cours de la première partie de l’année, avec une augmentation simultanée des nuitées, des arrivées et des recettes générées par le secteur.

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A LA UNE CULTURE

La FNM et l’IMA renforcent leur coopération muséale

La Fondation Nationale des Musées (FNM) et l’Institut du Monde Arabe (IMA) ont renforcé leur partenariat à travers la signature, lundi 28 septembre à Paris, d’une nouvelle convention. L’accord a été signé par le président de la FNM, Mehdi Qotbi, et la présidente de l’IMA, Anne-Claire Legendre, et vise notamment à développer les échanges et les projets communs dans le domaine muséal.

Cette convention s’inscrit dans le prolongement de la coopération entre les deux institutions et intervient après la visite effectuée cet été au Maroc par Anne-Claire Legendre. À cette occasion, la présidente de l’IMA avait découvert plusieurs établissements culturels marocains et échangé avec leurs responsables.

Le partenariat prévoit notamment la circulation d’expositions entre les musées marocains et l’IMA, parmi lesquelles la prochaine exposition consacrée aux secrets de l’Alhambra ainsi qu’une exposition photographique dédiée à la Palestine.

Anne-Claire Legendre a souligné l’importance de cette coopération, dans un contexte de renforcement des relations culturelles entre la France et le Maroc. Elle a également insisté sur l’intérêt de développer des échanges avec les institutions muséales marocaines dans plusieurs domaines, notamment la photographie, les arts de l’Islam et l’art contemporain.

Le Maroc, un partenaire culturel majeur

La présidente de l’IMA a salué le développement du paysage muséal marocain, estimant que le Royaume dispose désormais d’un réseau d’institutions culturelles particulièrement riche. Elle a notamment mis en avant la politique menée sur le long terme pour placer la culture et les industries culturelles et créatives au cœur du développement du pays.

De son côté, Mehdi Qotbi a souligné l’importance du soutien apporté par l’IMA à plusieurs projets, notamment l’organisation d’une exposition consacrée à la Palestine. Il a également considéré la nouvelle convention comme une étape supplémentaire dans le renforcement des relations entre les deux institutions.

La signature de l’accord a coïncidé avec le vernissage de l’exposition « Vive la mariée », consacrée aux traditions du mariage dans le monde arabe. Prévue jusqu’au 29 février 2027, l’exposition accorde une place importante au Maroc à travers des objets, costumes, parures et pièces patrimoniales prêtés notamment par la FNM.

Pour Anne-Claire Legendre, cette exposition illustre concrètement la richesse de la coopération déjà engagée avec les musées marocains et ouvre une nouvelle étape dans les échanges culturels entre les deux institutions.

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A LA UNE ÉCONOMIE

Avocat : une campagne 2026-2027 sous le signe de la reprise

Après une période marquée par les contraintes climatiques, la filière marocaine de l’avocat devrait renouer avec une production plus importante cette saison. Les volumes pourraient atteindre 180.000 tonnes, dont près de 130.000 tonnes destinées aux marchés extérieurs.

La filière marocaine de l’avocat entre dans une nouvelle campagne avec des perspectives plus favorables. Selon les estimations de l’exportateur Ahmed Bouljid, la production nationale devrait s’établir autour de 180.000 tonnes, dont 125.000 à 130.000 tonnes pourraient être exportées.

Cette progression tient principalement à l’amélioration des conditions météorologiques. Les précipitations enregistrées jusqu’en mars, combinées à des températures relativement modérées durant les périodes sensibles du développement des fruits, ont favorisé les conditions de production.

Le stress hydrique, qui constitue l’un des principaux défis pour les cultures arboricoles, est également resté limité dans la majorité des bassins de production.

De nouvelles plantations entrent en production

La hausse attendue des volumes s’explique aussi par l’arrivée à maturité de nouvelles plantations. Dans le Gharb, notamment, des vergers implantés il y a trois à quatre ans commencent désormais à produire, contribuant à l’augmentation de l’offre disponible.

La répartition des calibres devrait, elle aussi, influencer les débouchés de la campagne. Les calibres 12 et 14 représenteraient environ 10% de la production, contre 35 à 40% pour les calibres 16 et 18 et 20 à 25% pour le calibre 20. Le reste de la production serait constitué de petits calibres.

La campagne n’est toutefois pas homogène selon les régions. Certaines zones du Gharb, particulièrement celles situées à l’écart du littoral atlantique, ont enregistré des pertes liées aux vagues de chaleur de l’été dernier.

Une fenêtre d’exportation concentrée

Sur les marchés internationaux, les exportateurs marocains devraient bénéficier d’une période particulièrement favorable entre novembre et décembre. Cette fenêtre pourrait permettre à la filière de renforcer ses expéditions à l’étranger, dans un contexte de demande soutenue.

Les perspectives deviennent cependant plus incertaines à partir de janvier. Les producteurs et exportateurs marocains devront alors composer avec une concurrence accrue, notamment en provenance d’Israël et de plusieurs pays d’Amérique latine.

La performance de la campagne dépendra ainsi à la fois du niveau de production, de la qualité des fruits et de la capacité des opérateurs marocains à maintenir leur positionnement sur les marchés internationaux.

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A LA UNE POLITIQUE

Législatives 2026 : le PAM en tête, une participation en baisse

Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a annoncé les résultats provisoires des élections législatives du 23 septembre. Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) arrive en tête avec 97 sièges, devant le Rassemblement national des indépendants (RNI), qui en obtient 66, et le Parti de l’Istiqlal (PI), avec 65 sièges. Le Parti de la justice et du développement (PJD) décroche 54 sièges.

Suivent le Mouvement populaire (29 sièges), l’Union socialiste des forces populaires (26), le Parti du progrès et du socialisme (19), l’Union constitutionnelle (17), le Mouvement démocratique et social (8), l’Alliance de la gauche (8), le Front des forces démocratiques (2), le Parti de l’Équité (2), le Parti des néo-démocrates (1) et le Parti de l’Unité et de la démocratie (1).

Une participation en recul

Le taux de participation s’est établi à 38,08 %, contre 50,86 % en 2021 et 42,27 % en 2016. Près de 6 millions d’électeurs ont pris part au scrutin. Les régions du Sud ont toutefois enregistré des taux nettement plus élevés, avec 77 % à Laâyoune-Sakia El Hamra, 53,48 % à Guelmim-Oued Noun et 61 % à Dakhla-Oued Eddahab.

Selon le ministre, le vote s’est déroulé dans des conditions « bonnes et normales », hormis quelques incidents isolés qui n’auraient pas affecté le déroulement général du scrutin.

Un dispositif électoral renforcé

Le processus électoral a mobilisé 15,8 millions d’électeurs inscrits, avec la mise en place de 40.694 bureaux de vote et près de 3.931 bureaux centraux. Au total, 28 formations politiques ont présenté 1.847 listes, regroupant 7.277 candidatures.

La représentation féminine a également progressé en termes de candidatures : 2.659 femmes se sont présentées, soit environ 37 % de l’ensemble des candidatures.

Le scrutin a par ailleurs fait l’objet d’un dispositif de suivi associant les autorités publiques, les instances judiciaires et le Conseil national des droits de l’Homme. Quelque 3.006 observateurs, dont 200 étrangers, ont couvert l’opération électorale.

Une campagne électorale soutenue

La campagne a donné lieu à près de 21.000 initiatives de communication, ayant réuni environ 1,5 million de participants. Les tournées de terrain ont attiré quelque 730.000 personnes, tandis que les meetings électoraux en ont rassemblé près de 407.000.

Les partis ont également utilisé les médias audiovisuels publics, la presse écrite et électronique ainsi que les plateformes numériques pour présenter leurs programmes et s’adresser aux électeurs.

Le ministre a indiqué que les plaintes et infractions signalées durant la campagne ont été traitées conformément aux dispositions légales, sans, selon lui, affecter le déroulement général du scrutin.

Avec l’annonce des résultats provisoires, la compétition électorale entre dans une nouvelle phase. Abdelouafi Laftit a souligné que la responsabilité des élus envers les citoyens se poursuit au-delà du scrutin, en appelant à inscrire cette nouvelle étape dans la continuité du fonctionnement des institutions représentatives.

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A LA UNE POLITIQUE

Législatives 2026 : la participation atteint 21 % à 15h00

Le taux de participation aux élections législatives générales pour l’élection des membres de la Chambre des représentants, qui se déroulent ce mercredi, a atteint 21% à 15H00 au niveau national, indique un communiqué du ministère de l’Intérieur.

L’opération de vote se poursuit et se déroule dans des conditions normales, selon les informations parvenues des différentes préfectures, provinces et préfectures d’arrondissements du Royaume, précise la même source.

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Joe Wilson salue le rôle du Maroc en Afrique

L’influent congressman américain Joe Wilson a affirmé, lundi à New York, que les États-Unis accordent une « importance capitale » au rôle joué par le Maroc, sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique. Il a également salué le « leadership » du président Donald Trump en faveur de la souveraineté du Maroc sur son Sahara.

« Nous sommes très reconnaissants envers Sa Majesté le Roi », a déclaré M. Wilson à la presse à l’issue de son entretien avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Le président du caucus Maroc au sein du Congrès américain a souligné que les États-Unis accordent une importance particulière au rôle du Royaume dans la stabilité du continent africain, mettant notamment en avant son rôle en Afrique du Nord.

Joe Wilson a également salué les avancées réalisées par le Maroc dans plusieurs domaines, notamment sur les plans économique, du développement et de la défense.

Évoquant la question du Sahara, le congressman américain s’est félicité du « leadership du Président Trump en faveur de la souveraineté du Maroc sur le Sahara ». Il a estimé que la paix, la stabilité et la prospérité dans la région sont étroitement liées, selon lui, à la souveraineté du Royaume sur ses Provinces du Sud.

« Le concept même de paix, de stabilité et de prospérité repose en effet sur la souveraineté du Maroc sur le Sahara », a-t-il déclaré.

Le congressman a par ailleurs insisté sur la profondeur des relations historiques entre Rabat et Washington, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et du président Donald J. Trump.

Joe Wilson a enfin rappelé les liens historiques entre les deux pays, soulignant notamment que le Maroc fut le premier pays à reconnaître l’indépendance des États-Unis d’Amérique.

« Nous admirons tant ce pays », a-t-il conclu.

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Sécurité chimique : le Maroc accueille l’exercice « Atlas » avec dix pays africains

Rabat a accueilli, du 14 au 16 septembre, l’exercice « Atlas », consacré à la prévention, à la détection et à la réponse aux menaces terroristes impliquant des substances chimiques. Organisée conjointement par le Département d’État américain, le ministère marocain des Affaires étrangères et les Forces armées royales, cette initiative a réuni des professionnels de dix pays africains parties à la Convention sur l’interdiction des armes chimiques.

Le Maroc s’impose une nouvelle fois comme un point de convergence de la coopération africaine en matière de sécurité chimique. Pendant trois jours, l’exercice « Atlas » a permis aux participants de confronter leurs expériences et de travailler sur les mécanismes de prévention, de détection et de réponse face à l’évolution des risques liés à l’utilisation de substances chimiques à des fins terroristes.

Selon l’ambassade des États-Unis au Maroc, l’exercice a pris la forme de simulations, de discussions techniques et de sessions interactives destinées à renforcer la préparation et la coordination entre les différents acteurs. Le programme a bénéficié du soutien du Laboratoire national du Pacifique Nord-Ouest et de l’expertise de spécialistes, notamment des représentants de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).

Renforcer les capacités africaines

L’objectif de cette initiative est de permettre aux États participants de mieux anticiper les menaces chimiques et de renforcer leurs capacités opérationnelles en cas d’incident. Les travaux ont notamment porté sur les dispositifs de détection, les mécanismes d’alerte et la coordination des interventions.

Cette démarche s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération internationale visant à accompagner les pays africains dans le renforcement de leurs moyens de prévention et de réponse face aux risques chimiques.

Le projet « Atlas » s’inscrit lui-même dans plusieurs programmes menés en Afrique du Nord pour développer les compétences nationales et favoriser l’échange d’expertise entre les différents services concernés.

Une rencontre dans un contexte particulier

La tenue de l’exercice à Rabat intervient alors que le Maroc assure la présidence du Conseil exécutif de l’OIAC. Le Royaume a été élu à cette fonction avec effet au 12 mai 2026, pour un mandat d’un an, en représentant le Groupe africain au sein de cet organe.

L’ambassadeur du Maroc, Mohamed Basri, préside ainsi le Conseil exécutif pour la période allant du 12 mai 2026 au 11 mai 2027, selon les documents officiels de l’OIAC.

Cette responsabilité intervient dans le prolongement de l’implication du Maroc dans les travaux de l’Organisation et dans les initiatives destinées à développer les capacités africaines en matière de sécurité chimique.

Le Maroc, plateforme de formation régionale

Au cours des dernières années, le Royaume a accueilli plusieurs formations et activités régionales consacrées à la sécurité chimique, à l’utilisation pacifique de la chimie et à la prévention du terrorisme chimique.

Ces programmes ont notamment mobilisé des membres des forces armées, des services de sécurité et des unités d’intervention d’urgence. En décembre 2023, une équipe marocaine formée dans le cadre du projet « Atlas » avait déjà organisé au Maroc une formation nationale consacrée aux menaces chimiques susceptibles d’être utilisées par des acteurs non étatiques.

Avec l’exercice organisé en septembre, Rabat poursuit ainsi son engagement dans les dispositifs internationaux de prévention des risques chimiques, tout en renforçant la coopération entre les acteurs africains spécialisés dans ce domaine.

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A LA UNE ÉCONOMIE

OCP Maintenance Solutions s’allie à NTN Europe pour accélérer la maintenance prédictive

OCP Maintenance Solutions et NTN Europe annoncent une alliance stratégique dans la maintenance prédictive. Déployé dans un premier temps en France, ce partenariat associe expertise mécanique, analyse des données et intelligence artificielle afin d’aider les industriels à anticiper les défaillances et à améliorer la disponibilité de leurs équipements.

La maintenance industrielle franchit une nouvelle étape avec le rapprochement entre OCP Maintenance Solutions et NTN Europe. La filiale du Groupe OCP spécialisée dans les solutions de maintenance s’associe au fabricant de roulements et de solutions mécaniques de précision pour développer une offre commune destinée aux industriels européens.

L’objectif est de combiner les compétences des deux partenaires afin de proposer des solutions capables d’identifier les signes précurseurs d’une panne et d’intervenir avant qu’elle ne provoque un arrêt de production.

Croiser mécanique, données et intelligence artificielle

Le partenariat repose sur la complémentarité des expertises. NTN Europe, notamment à travers sa marque SNR, apporte son savoir-faire dans les roulements, les équipements tournants et le diagnostic industriel.

OCP Maintenance Solutions met de son côté à contribution ses technologies propriétaires i-Sense et i-Predict, dédiées à la surveillance des équipements et à l’analyse prédictive.

L’offre commune couvrira plusieurs étapes, depuis l’identification des actifs critiques jusqu’au diagnostic et à l’aide à la décision. La collecte et l’analyse des données doivent permettre de détecter des anomalies et d’anticiper les défaillances potentielles.

Pour les industriels, l’enjeu est notamment de mieux planifier les interventions, de limiter les arrêts non programmés et de prolonger la durée de vie des équipements.

Une première étape en France

Le dispositif sera d’abord déployé sur le marché français, avant une extension progressive à d’autres pays européens.

Cette première phase doit permettre aux deux partenaires de confronter leur solution aux besoins des industriels et d’affiner leur approche avant un déploiement à plus grande échelle.

L’accord intervient après près d’une année de collaboration entre les équipes des deux entreprises. Des campagnes d’essais ont notamment été conduites sur des roulements et différents équipements tournants, en s’appuyant sur les moyens techniques de NTN Europe.

Les technologies mobilisées ont par ailleurs déjà été déployées dans plusieurs marchés, notamment au Maroc, en Côte d’Ivoire, au Pakistan et en Inde.

L’industrie face à l’enjeu de l’anticipation

Cette alliance s’inscrit dans une évolution plus large des pratiques industrielles. La maintenance ne consiste plus uniquement à intervenir après une panne ou selon un calendrier prédéfini. L’exploitation des données issues des équipements permet désormais d’identifier des comportements anormaux et d’anticiper certaines défaillances.

Pour Abdenour Jbili, CEO d’OCP Maintenance Solutions, les industriels recherchent désormais des technologies dont les résultats peuvent être mesurés concrètement.

De son côté, Eric Malavasi, vice-président de NTN Europe, estime que ce rapprochement doit accompagner l’évolution de la maintenance vers une approche davantage anticipative et orientée vers la performance.

OCP Maintenance Solutions accélère à l’international

Créée en 2020, OCP Maintenance Solutions compte plus de 350 collaborateurs et indique accompagner des clients dans plus de neuf pays. L’entreprise est notamment présente au Maroc et en Arabie saoudite.

Pour la filiale du Groupe OCP, le partenariat avec NTN Europe constitue ainsi une nouvelle étape dans son développement international, en lui permettant d’accéder au marché européen à travers une offre associant son expertise numérique à celle d’un acteur industriel spécialisé dans les équipements mécaniques.

NTN Europe dispose pour sa part d’un centre de recherche et développement et de 14 sites de production en Europe. La filiale de NTN Corporation emploie plus de 5.000 personnes et a réalisé un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros en 2024.

À travers cette alliance, les deux groupes entendent ainsi rapprocher deux univers complémentaires : celui de la mécanique de précision et celui de l’analyse intelligente des données. Une convergence qui doit permettre de faire de la maintenance prédictive un outil davantage intégré à la performance industrielle.

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A LA UNE MONDE

Afghanistan : la FAO et l’UE mobilisent 5 millions d’euros pour soutenir l’agriculture

La FAO et l’Union européenne lancent une initiative de 5 millions d’euros destinée à renforcer les revenus agricoles, l’accès aux marchés et la résilience des exploitations en Afghanistan. Le programme cible notamment les ménages vulnérables, les femmes, les jeunes ainsi que les entreprises agroalimentaires.

Face aux difficultés économiques, aux risques climatiques et à l’insécurité alimentaire, la FAO et l’Union européenne renforcent leur soutien au secteur agricole afghan. Une nouvelle initiative dotée de 5 millions d’euros doit permettre aux agriculteurs et aux entreprises rurales d’améliorer leur accès aux marchés et de développer des activités génératrices de revenus plus stables.

Le programme ciblera en priorité les zones confrontées à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, aux aléas climatiques et au manque de perspectives économiques. Une attention particulière sera accordée aux personnes de retour au pays, aux personnes déplacées et aux communautés d’accueil, ainsi qu’aux femmes et aux jeunes.

Des centres pour rapprocher les agriculteurs des marchés

L’un des principaux volets du projet prévoit la création de quatre centres de service à guichet unique.

Ces structures doivent mettre les agriculteurs et les entrepreneurs ruraux en relation avec les services de conseil agricole, les prestataires spécialisés, les entreprises agroalimentaires et les marchés.

Les centres proposeront également des informations sur les conditions climatiques et des systèmes d’alerte rapide afin d’aider les producteurs à adapter leurs décisions de production et de commercialisation à l’évolution des risques.

L’objectif est notamment de favoriser l’adoption de nouvelles pratiques et technologies agricoles et de réduire l’impact des aléas climatiques sur les exploitations.

Restaurer les ressources naturelles

Le projet comporte également un important volet environnemental. Il prévoit la restauration de 2.000 hectares de forêts et de parcours dégradés, ainsi que le soutien à 250 pépinières gérées par des femmes et des communautés locales.

Ces actions doivent contribuer à préserver les ressources naturelles tout en créant de nouvelles sources de revenus pour les populations rurales.

La restauration des écosystèmes constitue également un moyen de renforcer la résilience des territoires face aux effets du changement climatique, notamment dans les zones où les moyens de subsistance dépendent directement des ressources naturelles.

Soutenir les entreprises agroalimentaires

Le programme ne cible pas uniquement les producteurs. La FAO prévoit également d’accompagner des entreprises agroalimentaires déjà établies, à condition qu’elles présentent un potentiel de développement et une activité économiquement et écologiquement viable.

Des subventions de contrepartie seront associées à un accompagnement technique et commercial adapté. Les entreprises bénéficiaires devront, de leur côté, mobiliser leurs propres ressources.

Ce mécanisme doit leur permettre d'accroître leurs capacités de transformation et de services, de travailler avec davantage de producteurs locaux et de contribuer à la création d'emplois en milieu rural.

Passer de l’urgence au développement

Pour la FAO, cette initiative traduit une évolution de l’approche adoptée en Afghanistan. Il s’agit désormais de compléter les interventions humanitaires par des dispositifs permettant aux acteurs locaux de développer durablement leurs activités.

Le représentant de la FAO en Afghanistan, Richard Trenchard, souligne ainsi le potentiel des entreprises agroalimentaires locales, capables selon lui de créer des emplois et de rapprocher les producteurs des marchés malgré un environnement particulièrement difficile.

À travers ce partenariat, la FAO et l’Union européenne cherchent ainsi à renforcer l’ensemble de la chaîne de valeur agricole, depuis la production jusqu’à la commercialisation, tout en développant les capacités des acteurs locaux.

L’enjeu est double : améliorer les revenus et les débouchés des populations rurales tout en renforçant leur capacité à faire face aux chocs économiques et climatiques.