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Avocat : une campagne 2026-2027 sous le signe de la reprise

Après une période marquée par les contraintes climatiques, la filière marocaine de l’avocat devrait renouer avec une production plus importante cette saison. Les volumes pourraient atteindre 180.000 tonnes, dont près de 130.000 tonnes destinées aux marchés extérieurs.

La filière marocaine de l’avocat entre dans une nouvelle campagne avec des perspectives plus favorables. Selon les estimations de l’exportateur Ahmed Bouljid, la production nationale devrait s’établir autour de 180.000 tonnes, dont 125.000 à 130.000 tonnes pourraient être exportées.

Cette progression tient principalement à l’amélioration des conditions météorologiques. Les précipitations enregistrées jusqu’en mars, combinées à des températures relativement modérées durant les périodes sensibles du développement des fruits, ont favorisé les conditions de production.

Le stress hydrique, qui constitue l’un des principaux défis pour les cultures arboricoles, est également resté limité dans la majorité des bassins de production.

De nouvelles plantations entrent en production

La hausse attendue des volumes s’explique aussi par l’arrivée à maturité de nouvelles plantations. Dans le Gharb, notamment, des vergers implantés il y a trois à quatre ans commencent désormais à produire, contribuant à l’augmentation de l’offre disponible.

La répartition des calibres devrait, elle aussi, influencer les débouchés de la campagne. Les calibres 12 et 14 représenteraient environ 10% de la production, contre 35 à 40% pour les calibres 16 et 18 et 20 à 25% pour le calibre 20. Le reste de la production serait constitué de petits calibres.

La campagne n’est toutefois pas homogène selon les régions. Certaines zones du Gharb, particulièrement celles situées à l’écart du littoral atlantique, ont enregistré des pertes liées aux vagues de chaleur de l’été dernier.

Une fenêtre d’exportation concentrée

Sur les marchés internationaux, les exportateurs marocains devraient bénéficier d’une période particulièrement favorable entre novembre et décembre. Cette fenêtre pourrait permettre à la filière de renforcer ses expéditions à l’étranger, dans un contexte de demande soutenue.

Les perspectives deviennent cependant plus incertaines à partir de janvier. Les producteurs et exportateurs marocains devront alors composer avec une concurrence accrue, notamment en provenance d’Israël et de plusieurs pays d’Amérique latine.

La performance de la campagne dépendra ainsi à la fois du niveau de production, de la qualité des fruits et de la capacité des opérateurs marocains à maintenir leur positionnement sur les marchés internationaux.

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