À l’ouverture du Forum d’Affaires Maroc–Espagne–Portugal à Salé, Fouzi Lekjaa a souligné l’importance d’une coordination étroite entre secteurs public et privé pour réussir l’organisation conjointe de la Coupe du Monde 2030, plaidant pour un projet fédérateur porteur de valeur durable pour les trois nations.
Le ministre délégué chargé du Budget et président de la Fédération Royale Marocaine de Football, Fouzi Lekjaa, a appelé, mardi à Salé, à intensifier les échanges, les rencontres et les concertations entre les acteurs publics et privés du Maroc, de l’Espagne et du Portugal, pays coorganisateurs de la Coupe du Monde de football 2030.
S’exprimant lors de l’ouverture du Forum d’Affaires Maroc–Espagne–Portugal sur la Coupe du Monde 2030, organisé conjointement par la CGEM, la Confédération espagnole des organisations entrepreneuriales (CEOE) et la Confédération entrepreneuriale du Portugal (CIP), M. Lekjaa a souligné que ces concertations sont essentielles pour mutualiser les compétences, partager les meilleures pratiques et créer une valeur ajoutée durable.
Il a insisté sur le fait que le Mondial 2030 doit être avant tout un projet fédérateur, au service de la jeunesse, du rapprochement entre les peuples et de la construction d’un avenir commun fondé sur la coopération, l’innovation et le progrès. Selon lui, cette candidature conjointe, ancrée dans une longue histoire de complémentarité civilisationnelle, culturelle et économique, offre une opportunité unique de mobiliser les atouts des trois pays pour bâtir une organisation fluide, cohérente et exemplaire.
Abordant les défis liés à un tournoi réparti sur plusieurs territoires, Fouzi Lekjaa a mis en avant la complexité logistique, sécuritaire et organisationnelle d’un événement marqué par une forte mobilité des équipes et des supporters. La réussite de plus d’une centaine de matchs sur une période limitée exigera, a-t-il relevé, une coordination permanente, une intelligence collective renforcée ainsi qu’une harmonisation étroite des infrastructures, des systèmes de transport et des dispositifs de gestion.
Le ministre a également souligné le rôle central des entreprises dans la réussite de ce rendez-vous mondial, quelle que soit leur taille. « De la grande entreprise chargée de la construction des infrastructures et des stades, à la plus petite impliquée dans la gestion du ticketing ou de la sécurité aux entrées, toutes sont appelées à s’engager de manière intelligente et durable », a-t-il affirmé, estimant que cette mobilisation collective permettra de porter de multiples projets et de générer une valeur ajoutée significative dans les trois pays.
Revenant sur l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc-2025, menée dans des conditions qualifiées d’exceptionnelles, M. Lekjaa a mis en avant la maturité organisationnelle du Royaume, la compétence des cadres nationaux et la capacité des entreprises marocaines à concevoir, construire et gérer des événements complexes. Il a également rappelé que les investissements réalisés dans les infrastructures sportives s’inscrivent dans une approche globale intégrant les dimensions sociale, économique et territoriale, avec l’ambition de faire du sport un véritable levier de rayonnement, de cohésion et d’émergence.
L’ouverture du Forum a été marquée par la participation du président de la CGEM, Chakib Alj, et du président de la CEOE, Antonio Garamendi. Cette rencontre vise à promouvoir les opportunités d’affaires conjointes, partager les expériences réussies, encourager l’innovation et maximiser l’impact à long terme des investissements liés à la Coupe du Monde 2030.
Le Forum a réuni des entreprises marocaines, espagnoles et portugaises issues de secteurs clés pour l’organisation de grands événements sportifs internationaux, notamment les infrastructures, la mobilité, le tourisme, l’hôtellerie, l’innovation, les services digitaux et la logistique.
