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Covid-19 au Maroc : la densité démographique, un désastre sanitaire !?

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La présence d’une agglomération de plus d’un million d’habitants, en pleine croissance démographique et économique, dans un pays en voie de développement comme le Maroc, constitue une menace non seulement pour les équilibres socio-économiques et environnementaux, mais aussi pour les équilibres sanitaires.

C’est une réalité vécue aujourd’hui à travers la situation épidémiologique causée par le coronavirus 2019, connue par sa propagation contagieuse rapide dans les espaces urbains qui connaissent une forte densité démographique.

En effet, le Maroc a décrété l’état d’urgence sanitaire et le confinement depuis le 20 mars pour endiguer la propagation de ce maudit virus et l’a prolongé jusqu’au 20 mai puis jusqu’au 10 juin. Ainsi, il sera question de prolongement de confinement ou de déconfinement après cette date.

Ce qui est sûr aujourd’hui, c’est qu’une grande partie de la population a anticipé le déconfinement sans avoir reçu l’autorisation des autorités publiques. Devant cette situation ébranlée, certaines voix s’élèvent pour appliquer des mesures drastiques y compris la force pour hiberner de nouveau les indisciplinés ; d’autres considèrent que l’attitude de cette partie de la population est justifiée et innocentée, après presque 80 jours de confinement. Alors, actuellement il n’existe que l’option d’application de l’approche autoritaire qui est mal vue.

Mais, il existe une autre approche scientiste et intelligente pour gérer le malaise sociale causé par ce maudit virus, qui est malheureusement en déphasage par rapport à ces temps difficiles, dans sa projection pour le futur.

Cette approche relève d’une politique publique liée à une meilleure urbanisation au profit du citoyen, étalée sur le temps. D’où le processus de repeuplement des villes.

Une ville de plus d’un million d’habitants est une menace pour les résidents et les non-résidents, à tous les niveaux, à savoir économique, social, sécuritaire, environnemental et sanitaire.

D’après les données du Recensement Général de la population et de l’Habitat de 2014, plus de deux tiers de la population totale se concentrent dans 20 % des communes les plus peuplées.

Cinq régions concentrent un peu moins des trois quarts des ménages du pays : Grand Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra, Marrakech-Safi, Fès-Meknès et Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Ces données correspondent parfaitement à celles relatives à la répartition géographique du coronavirus 2019 dans notre pays, depuis l’apparition du premier cas contaminé, le lundi 2 mars 2020.

D’autres part, sept grandes villes concentrent plus du quart des ménages du pays (27,8 %, 2.033.011 ménages). La ville de Casablanca en abrite le maximum (819.954 ménages), suivie par la ville de Fès (257 739), Tanger (245 343), Marrakech (217 245), Salé (213 477), puis Rabat (151 670) et Meknès (127.583).

Pour dire que la propagation rapide de ce maudit virus contagieux est fortement active et peut provoquer un désastre humain dans ces villes et ces régions surpeuplées.

Ces villes pourraient, en effet, engendrer des cataclysmes d’ordre sanitaire et environnemental.

Alors, comment convaincre les citoyens qui sont drogués par le climat de surpeuplement, à quitter les villes centres ?

 

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