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Covid-19 au Maroc: la gestion de la densité urbaine, une solution durable

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La présence d’une agglomération de plus d’un million d’habitants, en pleine croissance démographique et économique, dans un pays en voie de développement comme le Maroc, constitue une menace non seulement pour les équilibres socio-économiques et environnementaux, mais aussi pour les équilibres sanitaires.
C’est une réalité vécue aujourd’hui à travers la situation épidémiologique causée par le coronavirus 2019 connu par sa propagation contagieuse rapide dans les espaces urbains qui connaissent une forte densité urbaine.
En effet, le Maroc a décrété l’état d’urgence sanitaire et le confinement depuis le 20 mars pour endiguer la propagation de ce maudit virus et l’a prolongé jusqu’au 10 Juillet 2020.
Ce qui est sûr aujourd’hui, c’est qu’une grande partie de la population a anticipé le déconfinement sans avoir reçu l’autorisation des autorités publiques représentées par le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Santé.
Ainsi, les ministères de l’Intérieur et de la Santé ont annoncé, dans un communiqué conjoint, que les autorités publiques ont décidé de mettre en oeuvre le plan d’assouplissement des mesures de confinement sanitaire selon la situation épidémiologique de chaque préfecture ou province de manière progressive, à partir du 11 juin 2020 jusqu’au 10 juillet en passant par le 25 juin qui est la date de la prise de nouvelles mesures d’allègement à 0 heure.

Covid-19, selon les préfectures et les provinces : zone verte (1) et zone rouge (2)

Deux grandes zones, une verte et l’autre rouge, ont été mises en relief sur la carte géographique du Royaume du Maroc. Ces deux zones sous-tendent la récompense des efforts qui ont été déployés aussi bien par les autorités publiques que par les habitants dans le respect des mesures de l’état d’urgence sanitaires y compris le confinement.

Un communiqué des ministères de l’Intérieur et de la Santé précise qu’«afin de préserver les acquis réalisés par notre pays en matière de contrôle de l’épidémie du Covid-19, et tenant compte du risque en cours de propagation du virus, et afin de préserver la santé des citoyens et des citoyennes, le Conseil du gouvernement a adopté le mardi 9 juin 2020 le décret n° 2.20.406 portant prorogation de l’état d’urgence sanitaire dans l’ensemble du territoire national pour une durée d’un mois, à compter du 10 juin 2020 à 18H00 jusqu’au vendredi 10 juillet à 18H00 et ce, afin de lutter contre la propagation du coronavirus. Le Conseil a également approuvé les dispositions relatives à l’assouplissement des restrictions liées à l’état de confinement sanitaire. »
Il s’agit d’un assouplissement enveloppé de vigilance et d’hésitation, de peur que la propagation de la maladie à coronavirus 2019 (covid-19) reprenne.
Ce communiqué ajoute que « dans ce cadre, et en vue de préparer la reprise de la vie normale et des activités économiques et sociales dans l’ensemble du territoire national, les autorités publiques ont décidé de mettre en œuvre un plan d’assouplissement des mesures de confinement sanitaire selon la situation épidémiologique de chaque préfecture ou province de manière progressive et selon plusieurs étapes et ce, à partir du 11 juin 2020. En vertu de ce plan, les préfectures ou provinces du Royaume ont été divisées en deux zones selon les critères fixés par les autorités sanitaires. »
Alors, la Zone d’assouplissement n°1 comprend Préfecture et provinces de l’Oriental, Provinces de la région de Béni Mellal-Khénifra, Provinces de la région Draâ-Tafilalet, Préfectures et provinces de la région Souss-Massa, Provinces de la région de Guelmim-Oued Noun, Provinces de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, Provinces de Dakhla-Oued Ed-Dahab, Préfecture de M’diq-Fnideq, Province de Tétouan, Province de Fahs-Anjra, Province d’Al-Hoceima, Province de Chefchaouen, Province d’Ouezzane, Préfecture de Meknès, Province d’Ifrane, Province de Moulay Yaâcoub, Province de Sefrou, Province de Boulmane, Province de Taounate, Province de Taza, Province de Khémisset, Province de Sidi Kacem, Province de Sidi Slimane, Province de Settat, Province de Sidi Bennour, Province de Chichaoua, Province d’Al-Haouz, Province el Kelaâ des Sraghna, Province d’Essaouira, Province de Rehamna, Province de Safi et Province de Youssoufia
Quant à la Zone d’assouplissement n°2, celle-ci comprend Préfecture de Tanger-Assilah, Province de Larache, Préfecture de Fès, Province d’El Hajeb, Préfecture de Rabat, Préfecture de Skhirate-Témara, Province de Kénitra, Préfecture de Casablanca, Préfecture de Mohammedia, Province d’El Jadida, Province de Nouaceur, Province de Mediouna, Province de Benslimane, Province de Berrechid, Préfecture de Marrakech.
Il est à préciser que les préfectures et provinces feront l’objet d’un classement hebdomadaire, selon les deux Zones d’assouplissement, sur la base des critères fixés par les autorités sanitaires.
Ainsi, l’assouplissement des restrictions dans la Zone n°1 permet la circulation sans avoir besoin d’une autorisation spéciale de déplacement à l’intérieur du périmètre territorial de la préfecture ou la province, la reprise du transport public urbain avec une exploitation ne dépassant pas 50% de la capacité d’accueil, la liberté de déplacement à l’intérieur du périmètre territorial du lieu de résidence, sans l’obligation de disposer d’une autorisation (en se contentant de présenter la Carte nationale d’identité électronique), la réouverture des salons de coiffure et des instituts de beauté avec une exploitation ne dépassant pas 50% de la capacité d’accueil, la réouverture des espaces publics en plein air (promenades, jardins, lieux publics…etc.), la reprise des activités sportives individuelles (marche, vélos…etc), le maintien de l’ensemble des autres restrictions décrétées pendant l’état d’urgence sanitaire (interdiction des rassemblements, des réunions, des fêtes, des fêtes de mariage, des funérailles…etc).
Pour l’assouplissement des restrictions dans la Zone n°2, celui-ci concerne l’obligation de disposer d’une autorisation exceptionnelle de déplacement pour toute sortie, la fermeture des commerces à 20H00 et la reprise du transport public urbain sans dépasser 50% de la capacité d’accueil.

Nouvelles mesures d’allègement qui entreront en vigueur jeudi 25 juin à zéro heure.

Un communiqué des ministères de l’Intérieur, de la Santé et du Commerce et de l’Industrie
Mesures sur tout le territoire national:
-les cafés et les restaurants pourront service sur place, sans dépasser 50% de leur capacité.
-Reprise des activités commerciales dans les centres commerciaux, les malls, les kissariats, selon des conditions précises qui seront exposées par ailleurs.
-réouverture des centres de loisirs et de divertissements, comme les salles de sports, les hammams, sans dépasser la limite de 50% de la capacité d’accueil.
-reprise des activités liées à la production audiovisuelle.
-reprise du transport public entre les villes, ferroviaire ou routier, selon des conditions qui seront précisées par ailleurs.
-reprise des vols aériens domestiques, selon des conditions qui seront précisées par ailleurs.
Mesures spécifiques à la zone 1:
-se déplacer entre régions de la zone 1, à condition de présenter sa carte d’identité électronique.
-réouverture des plages, à condition de respecter la distanciation sociale.
-réouverture des terrains de sport de proximité situés en plein air.
-reprise du tourisme intérieur et des établissements touristiques, à condition de ne pas dépasser 50% de la capacité d’accueil et de restauration.
Mesures spécifiques à la zone 2
-Déplacements autorisés à l’intérieur de la province ou de la préfecture sans autorisation préalable.
-Quitter la province ou la préfecture nécessite une autorisation préalable des autorités locales.
-Levée de la décision de fermeture des commerces à 20H.
-Réouverture des salons de coiffure et de beauté, sans dépasser 50% de la capacité.
-Réouverture des parcs et espaces publics de plein air.
-Possibilité de pratiquer des activités sportives individuelles en plein air comme la marche ou le vélo.
Restrictions maintenues à l’échelle nationale:
-Fermeture des musées, des salles de cinéma, des théâtres, des piscines collectives publiques, interdiction des rassemblements, des fêtes de mariage, des rassemblements lors des funérailles …
-Le port du masque reste obligatoire et les autorités recommandent fortement l’installation de l’application wiqaytna sur leurs smartphones.

Covid-19 : Quelles solutions pour le long terme ?

Il existe une autre approche scientiste et intelligente dans la gestion de la tension sociale causée par ce maudit virus, mais pour le long terme et de façon durable. Il s’agit du processus d’allégement du nombre d’habitants dans chaque espace urbain. D’où la création de nouvelles villes équilibrées au niveau démographique, économique, socio-économique, …
Malheureusement, cette solution ne répond pas tout de suite à cette urgence de la propagation de la maladie à coronavirus 2019 (covid-19), puisqu’elle est en déphasage par rapport à ces temps difficiles. Mais, la création de petites nouvelles villes permettant la gestion de la densité urbaine de façon raisonnable et équitable, reste une solution durable.
Cette approche relève d’une politique publique liée à une meilleure urbanisation au profit du citoyen, étalée sur le temps. D’où le processus de repeuplement des villes.
Une ville de plus d’un million d’habitants est une menace pour les résidents et les non-résidents, à tous les niveaux, à savoir économique, social, sécuritaire, environnemental et sanitaire.
D’après les données du Recensement Général de la population et de l’Habitat de 2014, plus de deux tiers de la population totale se concentrent dans 20 %des communes les plus peuplées.
Cinq régions concentrent un peu moins des trois quarts des ménages du pays : Grand Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra, Marrakech-Safi, Fès-Meknès et Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Ces données correspondent parfaitement à celles relatives à la répartition géographique du coronavirus 2019 dans notre pays, depuis l’apparition du premier cas contaminé, le lundi 2 mars 2020.
D’autre part, sept grandes villes concentrent plus du quart des ménages du pays (27,8%, 2.033.011 ménages). La ville de Casablanca en abrite le maximum (819.954 ménages), suivie par la ville de Fès (257 739), Tanger (245 343), Marrakech (217 245), Salé (213 477), puis Rabat (151 670) et Meknès (127.583).
Pour dire que la propagation rapide de ce maudit virus contagieux est fortement active et peut provoquer un désastre humain dans ces villes et ces régions surpeuplées.
Ces villes pourraient, en effet, engendrer des cataclysmes d’ordre sanitaire et environnemental.
Ainsi, il y a lieu de reprendre, dans ce contexte douloureux, le programme de création de ‘’villes satellites’’ ou ‘’ villes nouvelles’’, lancé en 2004 par le Maroc. Ce programme a été repris et discuté l’année dernière.
Il s’agit des nouvelles périphéries urbaines pouvant accueillir de manière privilégiée le desserrement de la population issue de la ville-centre.
D’autant plus que les villes nouvelles peuvent être de véritables pôles multifonctionnels de desserrement de la ville centre.
Ainsi, un programme ambitieux de création de ‘’villes nouvelles’’ ou ‘’villes satellites’’, dans le cadre d’un processus de périphérisation et de polycentrisme qui tend vers le desserrement des populations est de mise aujourd’hui.
L’aménagement par l’opérateur spécialisé de référence qui accompagne l’Etat, Groupe Al Omrane, de certaines ‘’villes nouvelles’’, notamment Tamesna(près de Rabat), Tamensourt(près de Marrakech), Lakhyayta(près de Casablanca) et Chrafate(près de Tanger), constitue un cas d’école pour ce genre de politique d’urbanisation.
Cependant, il va falloir trouver les outils urbanistiques d’attractivité efficaces pour assurer le desserrement de la population et le repeuplement des zones urbaines limitrophes et rassembler tous les départements ministériels concernés autour de ces projets. (Il y a un manque flagrant d’équipements et d’infrastructures dans certaines ‘’villes nouvelles’’). Il est temps aujourd’hui de relancer avec rigueur ce programme d’aménagement de ‘’villes satellites’’.
Les villes ne doivent pas dépasser un million d’habitants pour le bien-être de nos citoyens.

Tamesna, une ville tout simplement

Si covid-19 est un fait indéniable, suivi d’une pandémie et d’une période de confinement, il n’en demeure pas moins qu’il a contribué à s’interroger sur notre mode d’habitat. Les difficultés liées au confinement dans des espaces insalubres, exiguës et sans lieu d’oxygénation parfois sont là pour rappeler que l’habitat et son environnement doit être au cœur de la réflexion des responsables pour les prochaines années. Il est donc important de préciser que chaque programme structurant trouve son origine dans un contexte particulier. C’est ainsi qu’en 2004, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et dans le cadre de la politique Gouvernementale relative au secteur de l’Habitat et du Développement Urbain un programme ambitieux de création de villes nouvelles a été lancé dans le but de résorber la pression démographique qui pesait sur les grandes villes avec pour objectif de rééquilibrer le développement urbain.

En effet, la forte croissance de la population marocaine (triplement entre 1960 et 2014), accompagnée d’une accélération de l’urbanisation a entrainé une pression sur la demande en habitat avec l’ensemble des équipements et des lieux d’activité et de vie des citoyens. C’est ainsi que la stratégie nationale de développement territorial qui s’est déployée visait notamment à atténuer la pression sur les grandes villes, la résorption de l’habitat insalubre et la mise sur le marché d’un habitat correspondant aux besoins des différentes couches sociales.
Cette politique publique à travers la création de villes nouvelles s’inscrit par ailleurs dans le cadre d’une tendance mondiale des stratégies de désengorgement des grandes villes et de planification de l’expansion urbaine. Cette nouvelle génération de grands projets urbanistiques constitue un instrument majeur de la nouvelle politique de l’urbanisme et de l’habitat.
L’expertise et le savoir-faire d’Al Omrane sont de nouveau sollicités et font de lui un opérateur spécialisé de référence pour accompagner l’Etat et les régions dans la réalisation du programme des villes nouvelles et ce, dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de la ville et du développement des territoires.
Ainsi, en moins d’une quinzaine d’années, le Groupe a développé 4 villes : Tamesna, Tamansourt, Lakhyayta et Chrafat. Ces dernières ont connu des évolutions différentes, mais en termes d’expérience, cela représente un véritable laboratoire national en matière d’urbanisme pour lequel le Groupe est sollicité sur le plan international notamment en Afrique.

Al Omrane : un précurseur en matière d’urbanisation nouvelle

Tamesna, une ville attractive
A mi-chemin entre Temara et Skhirat, cette ville nouvelle est la plus avancée en termes de réalisation. D’ailleurs, la Fondation Cheikh Zaid Ibn Soultane l’a choisi en juin 2020 pour implanter un complexe résidentiel de 500 logements et un centre hospitalo-universitaire, venant s’ajouter aux 3 centres de santé et l’hôpital d’une capacité de 45 lits en cours de construction. La ville qui a jusqu’à maintenant mobilisé un investissement de plus de10 milliards de DH s’étale sur 840 hectares. Plus de 50000 habitants ont choisi de s’installer dans cette ville et aujourd’hui certains opérateurs ont opté pour l’installation de leur siège provincial à Tamesna. Actuellement, la ville dispose de 53 équipements, dont 25 établissements d’enseignement, 5 administrations, 3 centres de santé, 3 maisons de jeunes et autant de centres sociaux ainsi qu’un complexe culturel, véritable chef d’œuvre architectural. Un campus universitaire est en cours de réalisation depuis septembre dernier et sera achevé en septembre 2022. Véritable poumon pour la région, Al Omrane a aménagé comme lieu de villégiature, la forêt urbaine avec des espaces de jeux pour enfants, des circuits de promenade ainsi que des espaces ouverts pour les loisirs et les activités récréatives et le parc central. Un second parc, celui de Sidi Yahia Zaer fait la jonction entre le centre émergent du même nom et la ville en offrant aux populations un skate parc, de 2 terrains de proximité et d’espaces de jeux et d’activités pour les enfants et les jeunes. Avec le renforcement de la connectivité intra et inter-villes, Tamesna se penche sur l’amélioration de sa mobilité à travers de nouveaux agréments de transport en commun à l’intérieur de la ville (petit Taxi et Minibus), afin d’éviter le transport informel.

Tamansourt
D’une superficie de 1200 ha, elle compte une population de 70 000 habitants, avec un objectif d’en atteindre 200 000 à terme. Ce sont 35 230 unités d’habitations qui ont été réalisées. L’investissement global prévu pour la ville est de près de 10 milliards de DH, dont 2,3 milliards concernant l’investissement d’aménagement. La ville compte 2 collèges, centres sportifs, centres de santé, 8 équipements éducatifs, un centre pédagogique intégré, un institut de formation professionnelle… des agences bancaires existent également, ainsi qu’une supérette, des commerces de proximité, une crèche garderie et un four hammam. Afin d’assurer le transport urbain et faciliter la mobilité des habitants entre la Ville Nouvelle de Tamansourt et Marrakech, une société privée a mis quatre lignes de bus pour lier la ville à Marrakech.

Lakhyayta
Située à 20 km de Casablanca et à 60 km de Settat, Lakhyayta a pour objectif de décongestionner la capitale économique.
Cette ville est érigée en 2 pôles. Le 1er s’étale sur une superficie de 365 hectares. Actuellement, elle accueille environ 10 000 habitants, sachant que l’objectif cible est d’atteindre 60 000 habitants à l’horizon 2030 et 80 000 en 2035 et ce, pour 20 000 unités d’habitation. Le Pôle 2 sur une superficie de 927 Hectares qui n’est pas encore ouverte jusqu’à ce jour à l’urbanisation.
Le Pôle 1 accueille une zone industrielle visant à renforcer le développement de la région.
Ce sont 6850 Unités qui sont mises en chantier, entre logements sociaux, à faible valeur immobilière totale, lots de recasement, villas, lots d’habitat, équipements, et dont plus de la moitié est réalisée par le holding… En face, les unités achevées sont au nombre de 5054 dont 40% propres à Al Omrane.
Le holding a arrêté plusieurs leviers pour renforcer l’attractivité de la ville qui s’articulent autour de la gestion des déchets, de la mise en place d’une décharge publique, de la mise sous tension de l’éclairage public et de l’entretien des espaces verts et parcs de jeux, à un coût estimé de 44 MDH. La connectivité et la mobilité, étant des axes essentiels d’amélioration du cadre de vie, le holding s’attèle à activer la mise à niveau de la gare « Laasilat » en partenariat avec l’ONCF avec un investissement de 13 MDH et le ministère de l’équipement, et la mise en place de moyens de transport.

Chrafate
Mitoyenne à la zone industrielle, cette ville se situe à proximité de Tanger. Avec un coût d’investissement de 980 MDH, Al Omrane continue de jouer un rôle important en vue de pousser la ville à jouer un rôle de chef-lieu de la province Fahs Anjra. Au niveau des logements construits, Chrafate compte 6 villas et 120 logements sociaux, en cours d’achèvement. Pour leur part, les équipements, tous pris en charge par Al Omrane jusqu’à maintenant, consistent en une école (Al Yassmine), une mosquée en cours de construction, un arrondissement urbain, un poste de police, un marché couvert, un foyer féminin, une maison de jeunes et un terrain de sport ainsi qu’un institut pluridisciplinaire des métiers portuaires, de la logistique et de l’industrie en phase d’étude par l’OFPPT. Du côté des infrastructures de base, la ville dispose d’un réseau réalisé à 100% pour l’alimentation à partir du poste existant de Melloussa et d’un réseau téléphonique réalisé à 100% par Maroc Telecom.

Renforcement de l’attractivité des villes nouvelles

Le Groupe Al Omrane est chargé de développer des pôles urbains et des villes nouvelles, dans le cadre de sa mission d’aménageur public et développeur des programmes de l’Etat. A son actif, il y a plus de 50 pôles urbains et 4 villes nouvelles.
Aujourd’hui, le groupe dispose d’un recul suffisant pour évaluer objectivement cette expérience, proposer des axes d’améliorations et entrevoir une nouvelle approche pour le parachèvement des programmes en cours et des nouvelles opérations à lancer.
Un diagnostic et des analyses ont permis de dégager les aspects nécessitant un rattrapage et une amélioration pour permettre à ces villes de devenir de véritables modèles urbains et des références tant au niveau national qu’international et constituer une fierté pour l’Etat et une réponse satisfaisante aux attentes des citoyens.
Le Groupe a d’ailleurs œuvré en synergie avec ses partenaires pour renforcer l’attractivité de ces villes qui doivent constituer de véritables laboratoires urbains. Avec le ministère de tutelle et en synergie avec ses partenaires, le Groupe a mis en place ces dernières années des plans de dynamisation en vue de renforcer l’attractivité de ces villes par le biais d’équipements et de projets structurants.

Villes nouvelles : un vrai stimulateur du secteur du BTP et de l’économie

Dans le contexte d’Etat d’urgence sanitaire, un certain nombre de citoyens, comme c’est le cas partout de par le monde, remet en question leur mode de vie actuel et en particulier leurs conditions d’habitat. Bon nombre d’entre eux se verrait bien vivre autrement : les envies de logements plus grands, offrant des aménagements extérieurs tels balcons, jardins, … d’espaces extérieurs et de maison sont également plus marquées. L’expérience vécue du télétravail fait désormais de l’accès internet une priorité pour les futurs acquéreurs. La force des villes nouvelles telles Tamesna, Tamensourt, Lakhiyayta ou Chrafate et certains nouveaux pôles urbains par exemple, c’est qu’elles offrent à leurs habitants et aux futurs acquéreurs ce cadre de vie tant recherché à des conditions économiques bien plus compétitives par rapport à ce qu’ils pourraient trouver dans les grandes villes.
De par la nature même de leur cycle de vie, les villes nouvelles Tamesna, Tamensourt, Lakhiyayta et Chrafate, se trouvent encore en phase de fort développement. Elles sont alors, par nature, encore très consommatrices en besoin de logements, d’infrastructures, de lieux d’intérêt économique, de projets d’envergure… Elles offrent ainsi un environnement idéal de développement et de stimulation du secteur du BTP et de l’économie de manière générale. D’ailleurs en tant que programme structurant, ces villes nouvelles peuvent insuffler une vraie dynamique en permettant au secteur et à l’écosystème de connaitre un nouveau souffle. Le redémarrage de l’activité après cette période de crise sanitaire nécessite en effet des programmes publics importants pouvant avoir un effet locomotif.
Ces villes nouvelles peuvent servir dans un contexte post-Covid de vitrines et d’exemples de réussite en termes de projets structurants, de mixité sociale, de développement durable, de lieux urbains tournés vers les besoins et les conditions de vie futures.

Covid-19 : Risques liés à la densité urbaine et aux conditions d’habitation

Alors que le Maroc est appelé à lever le confinement de sa population dans le contexte de la pandémie COVID-19, il est utile de se rappeler que la propagation du virus ne devrait pas s’arrêter pour autant. Elle pourrait être favorisée, en cas de non-respect des règles de protection édictées par les autorités sanitaires et, en particulier, dans les lieux où l’activité économique multiplie les contacts parmi la population, ou encore dans les strates d’habitat où prévaut une promiscuité de la vie quotidienne dans des conditions précaires de logement.
C’est dans cette perspective que le Haut-Commissariat au Plan vient de publier une étude concernant l’Approche géo-démographique des risques majeurs d’exposition à la transmission du coronavirus.

Risques liés à la forte densité urbaine
Les statistiques sanitaires du 24 mai montrent que sur les 7532 personnes atteintes (confirmées positives), 86% proviennent des cinq régions les plus denses du Maroc, soit près de neuf cas sur dix. Il s’agit des régions de Casablanca-Settat (32,6%), Marrakech-Safi(17,6%), Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (13,8%), Fès-Meknès (13,2%) et Rabat-Salé-Kénitra (9,2%).
Par ailleurs, c’est aussi ces régions qui affichent des concentrations de leurs populations actives occupées dans le secteur industriel les plus élevées (supérieures à 12%). Or ces activités se trouvent principalement dans les zones urbaines qui se caractérisent également par de fortes densités démographiques. Toutes choses égales par ailleurs, cette caractéristique permet une transmission du virus plus rapide du fait des déplacements et des contacts fréquents entre les personnes. Autrement dit, plus les régions sont urbanisées, plus les défis logistiques à même d’informer, d’encadrer et, si possible, d’isoler le plus grand nombre de personnes à risque seraient importants.
Si au niveau national, la densité urbaine s’élève à 1986 habitants au kilomètre carré, de grands écarts persistent entre régions. C’est la région de Rabat-Salé-Kénitra qui affiche la densité urbaine la plus élevée avec 4007 habitants au kilomètre carré, suivie des régions de Casablanca-Settat, Béni Mellal-Khénifra et Fès-Meknès, avec respectivement 3975, 3431 et 3369 habitants au kilomètre carré. En revanche, les régions de Dakhla-Oued Ed Dahab et Souss-Massa présentent de faibles densités urbaines ne dépassant guère 600 habitants au kilomètre carré.
On trouve un lien statistique positif entre la part de la population active dans le secteur industriel et le nombre de contamination par région.
A un niveau moins agrégé, il ressort que les provinces les plus denses (plus de 4000 h/km2) sont celles de Casablanca, Fès, Salé, Oujda-Angad, Rabat, Meknès et Marrakech. A l’opposé, se trouvent les provinces les moins denses (moins de 1000 h/km2) telles que Taroudant, Figuig, Driouch, Tarfaya, Taounate, Assa-Zag, Benslimane, Essaouira et Tata.
A l’échelle plus fine des grandes villes du pays, Casablanca est la plus dense avec 15296 habitants au kilomètre carré, suivie de Fès (10713h/km2), Salé (8163h/km2), Tanger (5736h/km2), Rabat (4882h/km2) et Marrakech (4436h/km2). Au sein même de ces villes, la densité varie selon la strate d’habitat. Ainsi, la strate la plus dense est celle de l’économique et du social avec 18658 h/km2, suivie de la strate ancienne médina (16039 h/km2), la strate du moyen standing avec 13412 h/km2 et la strate des bidonvilles avec 7143 h/km2. En revanche, la strate la moins dense est celle du luxe avec seulement 1120 h/km2.

Risques liés aux conditions d’habitation
Outre la densité urbaine, le risque de contamination serait plus élevé dans les régions où la population habite dans des logements« sur-occupés », c’est-à-dire ceux où le nombre de pièces est insuffisant au regard de la taille du ménage.
En considérant comme logement sur-occupé celui habité par un ménage avec plus de trois personnes par pièce, on peut estimer à un peu plus d’un million (1,05 millions) de ménages qui sont dans cette situation au niveau national, soit une proportion de 12,5%. Les régions les plus touchées par le phénomène de sur-occupation des logements sont celles de l’Oriental (14,1%) et de Casablanca-Settat (14%). En revanche, les régions du sud et celle de Souss-Massa ont de faibles proportions avec respectivement 8,4% et 7,6%. C’est pratiquement le même classement que celui qui ressort de l’analyse précédente.
En se fixant les grandes villes comme niveau d’analyse, on constate que celles qui comptent le plus de logement sur-occupés sont globalement les mêmes que celles citées précédemment, à savoir: Casablanca (14,5%), Fès (13%), Tanger (12,5%), Salé (10%), Meknès (10%), Rabat (9,3%) et Marrakech (9%). En considérant cette fois les strates d’habitat de l’ensemble de ces villes, la strate bidonville compte la part la plus élevée avec près du tiers de ses ménages vivant dans des logements sur-occupés, suivie du sommaire (19,3%), anciennes médinas (17,2%) et l’économique et social (12,5%) .

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