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Éolien offshore : le projet d’Essaouira franchit une nouvelle étape

Le Maroc franchit une nouvelle étape dans l’exploration de son potentiel éolien en mer. Le projet visant à développer un premier parc éolien offshore au large d’Essaouira entre désormais dans une phase d’étude de faisabilité globale, préalable à toute décision d’investissement.

La mission a été confiée par la Banque européenne d’investissement (BEI) à un consortium international chargé d’évaluer les différentes composantes du projet porté par l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN). Le marché, d’un montant de 1,99 million d’euros, soit environ 21,6 millions de dirhams, s’étalera sur une période de 24 mois.

Le consortium retenu est dirigé par la société allemande OWC (Aqualis) GmbH. Il réunit également les sociétés marocaines Phenixa et NOVEC, ainsi que les groupes français Gaia-Terre Bleue et Ginger Sofreco. Cette configuration associe ainsi expertises internationales et compétences nationales pour évaluer les conditions de réalisation de cette infrastructure énergétique inédite au Maroc.

L’étude devra couvrir l’ensemble des dimensions du projet. Les experts devront notamment examiner les conditions techniques nécessaires au développement d’un parc éolien maritime au large d’Essaouira, mais aussi apprécier sa viabilité économique et financière. Les impacts environnementaux et sociaux du projet feront également l’objet d’une analyse approfondie.

Cette phase apparaît comme déterminante pour mesurer la faisabilité réelle d’un projet appelé à introduire une nouvelle composante dans le mix énergétique national. Contrairement à l’éolien terrestre, déjà largement développé au Maroc, l’éolien offshore nécessite en effet des infrastructures et des conditions techniques spécifiques, notamment en matière d’installation, de raccordement et d’exploitation en environnement maritime.

Pour le Royaume, l’enjeu dépasse toutefois le seul projet d’Essaouira. Le développement de l’éolien en mer pourrait à terme ouvrir un nouveau potentiel de production d’électricité renouvelable le long de la façade atlantique, venant compléter les capacités solaires et éoliennes terrestres déjà installées.

Le lancement de cette étude traduit ainsi l’intérêt croissant accordé par le Maroc aux technologies renouvelables émergentes et à la diversification de son bouquet énergétique. La prochaine étape consistera à tirer les conclusions de ces 24 mois d’études afin de déterminer les conditions techniques, économiques et environnementales permettant, le cas échéant, de passer à une phase opérationnelle.

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