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États-Unis-Union africaine: Un partenariat pour la promotion de la stabilité et la création de perspectives économiques.

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Depuis que les États-Unis sont devenus le premier pays non africain à établir une mission diplomatique auprès de l’Union africaine en 2006, les États-Unis et la Commission de l’Union africaine (CUA) ont noué un partenariat durable fondé sur des intérêts mutuels et des valeurs communes. Depuis le lancement d’un dialogue de haut niveau officiel en 2013, les États-Unis collaborent avec la CUA pour faire progresser notre partenariat dans quatre domaines critiques : la paix et la sécurité ; la démocratie et la gouvernance ; la croissance économique, le commerce et l’investissement ; et les opportunités et le développement. Les discussions à l’occasion du  7ème dialogue de haut niveau entre les États-Unis et la Commission de l’Union africaine, qui s’est tenu du 14 au 15 novembre 2019 à Washington, ont porté sur la défense d’intérêts communs : la promotion de la stabilité et la création de perspectives économiques.

Des liens économiques solides et croissants

  • Les États-Unis apportent une assistance consultative à la Division des opérations de soutien à la paix de la CUA depuis 2005.
  • Les États-Unis ont aidé 23 États membres de l’UA à renforcer leurs capacités en matière de préparation, de déploiement et d’entretien des forces de maintien de la paix dans le cadre des opérations de maintien de la paix des Nations Unies et de l’AMISOM.

Prévention et remèdes aux causes de la fragilité et de l’instabilité

  • Les États-Unis ont prévu d’apporter leur soutien à l’harmonisation des actions de l’Union africaine et des communautés économiques régionales dans le cadre du système continental d’alerte rapide de l’Afrique.
  • Afin de prévenir l’extrémisme violent, les États-Unis ont fourni une assistance durable au secteur de la sécurité et au développement, notamment grâce au leadership de l’UA et à sa participation à un atelier régional du Centre d’études stratégiques de l’Afrique (ACSS) sur les approches stratégiques dans le cadre de la lutte contre l’extrémisme violent.
  • L’aide américaine se monte à plus de 487 millions de dollars pour des activités liées à la destruction d’armes conventionnelles (CWD) dans l’ensemble de l’Afrique, notamment au déminage humanitaire pour favoriser la sécurité des civils et jeter les bases d’un développement durable, ainsi que des programmes de gestion des armes et des munitions qui font obstacle au détournement illicite des armes légères, de petit calibre et des munitions, au profit de terroristes et de criminels.
  • Les États-Unis ont contribué à hauteur de plus de 10 millions de dollars à la création de centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC africain) afin de permettre la prévention, la détection des épidémies de maladies infectieuses sur le continent et la lutte contre celles-ci, avec notamment le détachement de deux experts des centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), la création d’un centre opérationnel d’urgence et la formation d’épidémiologistes et de responsables de programmes d’intervention.

Sécurité maritime et économie bleue

  •  Les États-Unis ont fourni un appui consultatif direct au travail de la Division des opérations de soutien à la paix de la Commission de l’Union africaine en vue de la mise en œuvre opérationnelle de la Stratégie africaine intégrée pour la mer et les océans de 2050, par la facilitation d’ateliers de dialogue maritime.
  • Les États-Unis ont prévu un soutien à la création, à terme, d’un département dédié à l’économie maritime/bleue au sein de la CUA en 2020.

Renforcement des institutions démocratiques et promotion des droits de l’homme

  • Les États-Unis ont poursuivi leur coordination avec l’UA dans ses efforts pour garantir la participation des communautés marginalisées aux élections de 2020 et aux autres processus politiques des États membres de l’UA.
  • Une récente subvention de 650 000 dollars a pour objet d’appuyer la campagne de l’Union africaine contre le mariage des enfants, dans le cadre de la stratégie américaine de prévention et de lutte contre la violence sexospécifique au niveau mondial.
  • Les États-Unis ont alloué 4,8 millions de dollars à la création d’un tribunal hybride de l’UA pour le Soudan du Sud, afin de faire en sorte que les auteurs de crimes dans le cadre de  conflits répondent de leurs actes.

Autonomisation des femmes

  • Les États-Unis ont déployé des outils à l’intention des créatrices d’entreprises africaines dans le cadre de l’Initiative américaine pour le développement et la prospérité des femmes dans le monde (W-GDP) :
    • Les États-Unis ont apporté une aide de 50 millions de dollars dans le cadre de l’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneurs (We-Fi) pour faire progresser l’entrepreneuriat des femmes dans les économies du monde entier. En mai 2019, la We-Fi a octroyé 61,8 millions de dollars à la Banque africaine de développement (BAD) pour son programme Affirmative Finance Action for Women in Africa (AFAWA) qui vise à faciliter l’accès au financement des petites et moyennes entreprises dirigées par des femmes dans 21 pays africains.
    • En plus de l’initiative AFAWA, la We-Fi a accordé 75 millions de dollars au groupe de la Banque mondiale dans le cadre de son projet « Créer des marchés pour tous ». Celui-ci a pour objet de supprimer les barrières à de multiples niveaux, en particulier à l’accès aux marchés et au financement, que rencontrent les petites et moyennes entreprises dirigées par des femmes. Des services non financiers complémentaires sont offerts pour remédier aux limitations rencontrées par les femmes. Le projet cible 18 pays dans le monde entier, dont dix dans l’Afrique subsaharienne.
    • Les États-Unis ont créé l’Academy for Women Entrepreneurs (AWE) dans plusieurs États membres de l’UA afin d’aider les femmes entrepreneures africaines à réaliser leur potentiel économique en facilitant l’éducation en ligne, le réseautage et l’accès au mentorat. Sur la base de la réussite de la première promotion, l’AWE évoluera et se développera pour offrir à des milliers d’autres personnes la possibilité de créer des entreprises durables.
    • Les États-Unis ont lancé l’initiative 2X Africa de la Société de promotion des investissements du secteur privé à l’étranger (OPIC) des États-Unis, une directive d’investissement direct de 350 millions de dollars qui tient compte de la problématique hommes-femmes en vue de la mobilisation d’un capital de 1 milliard de dollars pour soutenir des projets portés, dirigés et financés par des femmes en Afrique sub-saharienne.
  • Les États-Unis ont offert des possibilités supplémentaires de réseautage professionnel, de développement commercial, de financement et de renforcement des capacités commerciales des participants au programme International Visitor Leadership Program (IVLP), créant ainsi un réseau de plus de 60 000 femmes entrepreneures et 44 associations de professionnels des affaires dans toute l’Afrique. Des participants au programme en faveur de l’entrepreneuriat des femmes africaines (AWEP) et à l’IVLP ont créé plus de 17 000 emplois dans la région.
  • Les États-Unis ont fait appel au réseau AWEP, à la société civile béninoise et au gouvernement du Bénin pour mettre en œuvre le programme SHE’s GREAT! Benin, qui autonomise les filles et leur permet d’acquérir des compétences en matière de techniques durables en sciences agricoles, en robotique, dans le domaine des énergies renouvelables et de la conception d’applications, pour relever et surmonter les défis sociaux et économiques complexes auxquels les filles sont confrontées dans le monde entier. En plus de l’offre de meilleures compétences techniques et de formations au leadership, et de ressources pour prévenir et combattre la violence sexiste, notamment les pratiques traditionnelles préjudiciables, SHE’s Great!Benin met les filles et les garçons en contact avec des réseaux de mentors et de partenaires désireux de les soutenir dans le cadre de la réalisation de projets communautaires et de l’apprentissage de nouvelles stratégies pour poursuivre leur formation, et pour encourager les filles à choisir des carrières non traditionnellement féminines.
  • Les États-Unis ont engagé 50 millions de dollars dans le cadre du programme We-Fi de la Banque mondiale pour faciliter l’accès des États membres de l’UA aux services financiers destinés aux créatrices d’entreprises, aux petites et moyennes entreprises (PME) détenues et dirigées par des femmes, et aux clientes de prestataires de services financiers.

Des chances équitables pour les entreprises américaines

  • Les États-Unis et la CUA collaborent par le biais d’échanges permanents de meilleures pratiques et d’un soutien technique à l’UA pour atteindre les objectifs de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) de réduction des obstacles au commerce et à l’investissement, d’accroissement de la compétitivité et d’attrait des investissements, de diversification des échanges, et d’assistance aux pays pour progresser dans la chaîne de valeur. Le gouvernement des États-Unis a modernisé ses processus pour stimuler le commerce et les investissements bilatéraux avec l’Afrique grâce à Prosper Africa, une initiative américaine lancée plus tôt cette année à cet effet et qui permet de mobiliser toute la gamme des ressources du gouvernement américain. Prosper Africa prévoit la création d’une plate-forme virtuelle consolidée unique visant à faciliter les transactions par l’identification des opportunités, l’accélération des transactions et la gestion des risques au moyen de divers programmes. Elle vise également à nouer des partenariats avec les gouvernements africains pour mettre en œuvre des réformes en faveur d’un climat des affaires transparent, prévisible et résilient.

Coopération agricole et en matière de sécurité alimentaire

  • Mis en place avec l’appui des États-Unis, le cadre de politique sanitaire et phytosanitaire (SPS) de l’UA a été finalisé par le département de l’économie rurale et de l’agriculture de l’Union africaine et approuvé par le Comité technique spécialisé de la CUA en octobre 2019.

Économie numérique et cyber-coopération

  • Les États-Unis ont affecté un nouveau conseiller international en piratage informatique et en propriété intellectuelle (ICHIP) à la mission américaine auprès de l’Union africaine, afin de former les responsables des forces de l’ordre des États membres de l’UA.
  • Les États-Unis apportent un soutien programmatique supplémentaire à l’Institut américain de formation aux télécommunications (USTTI), en particulier dans le cadre du renforcement des capacités des responsables africains des TIC. La majorité des participants à l’USTTI viennent d’Afrique.
  • Parmi les ateliers régionaux prévus, on peut citer un atelier sur les cyberstratégies nationales en avril 2020 pour 10 États membres de l’UA, et un autre en septembre 2020 sur la cybercriminalité et les stratégies informatiques nationales pour les États membres de l’UA.
  • Les États-Unis ont fourni une assistance aux États membres de l’UA pour améliorer la gestion des incidents informatiques, notamment un atelier sur les équipes d’intervention en cas d’incidents de sécurité informatique (CSIRT) et les échanges d’informations pour neuf États membres de l’UA en novembre 2019.
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