Thomas CLAUSI, Fondateur d’Africa Pay

Thomas CLAUSI : Pionnier de la digitalisation et démocratisation bancaires

Un jeune homme de vingt ans a déjà pu réussir sa carrière et garantir son avenir, grâce à sa passion et sa vocation pour le digital. Un univers envahi par la révolution numérique et nombreux ceux qui ont bien su l’explorer, notamment Thomas Clausi.

Magazine Innovant : Vous êtes devenu un jeune entrepreneur de grande renommée. Pouvez-vous nous parler de votre parcours personnel et professionnel, sachant que vous n’avez aujourd’hui que 20 ans ?

Je suis né en France, plus précisément à Metz ; j’ai passé une partie de ma vie dans un petit village. J’ai toujours eu des difficultés à l’école, notamment avec des problèmes de dyslexies.

Depuis mon plus jeune âge, je pensais toujours à créer quelque chose, créer une entreprise ; ce qui est marrant en y repensant car personne de mon entourage n’avait une entreprise.

Mise à part mon grand-père qui a immigré d’Italie à l’âge de 17 ans sans même parler un mot en français et sans argent, il a essayé de créer une entreprise dans la construction ; malheureusement ce fut un échec et il a vécu  une grande partie de sa vie dans la misère. Cette histoire m’a vraiment motivé et c’est un réel exemple pour moi. 

Magazine Innovant : A 20 ans, vous êtes aujourd’hui, un initiateur courageux de la digitalisation et de la démocratisation bancaire en Afrique. Comment avez-vous pu acquérir cette confiance en soi et cette hardiesse dans les affaires?

A l’âge de 16 ans, je vends des affaires personnelles pour avoir un budget de 1000 Dhs (100€) me permettant de lancer une boutique e-commerce qui n’a d’ailleurs pas fonctionné. C’est un peu plus tard que je trouve un acheteur.

De 16 à 17 ans, j’ai conçu et vendu des boutiques e-commerce ce qui m’a permis d’avoir un capital à l’âge de 17 ans pour créer ma première entreprise en France. C’est une agence de communication où l’on proposait des services telle que la création de site internet, gestion des réseaux sociaux … En amont, j’ai créé une marque de complément alimentaire qui a plutôt bien marché et que je me suis fait racheter pour un montant plutôt intéressant tout début de mes 18 ans. De là, j’ai investi et me suis focalisé au maximum sur la création et le développement de nouvelles agences marketing. Nous avons travaillé avec des clients de renoms en France et au Luxembourg. 

Pour travailler sur ces différents projets, en plus de mes quelques salariés en France, j’ai recruté des Freelances au Maroc.

Donc, je décide de faire un premier voyage afin de créer une entreprise à Casablanca, prendre des petits bureaux et pouvoir avoir des salariés au Maroc. Je rentre en France suite à ce voyage et décide d’y retourner une petite semaine en décembre afin de voir ce que ça donne. Sans connaître personne au Maroc je tombe amoureux du pays et décide de m’y installer. De là je développe toujours à 18 ans mon agence de communication ou j’aurais plus de 20 collaborateurs en CDI en quelques mois, je développe quelques startup que je me fais racheter et je deviens millionnaire (en euros) tout début de mes 19 ans. 

Je me suis posé beaucoup de questions à ce moment-là. Notamment sur mon avenir. 

J’avais besoin d’un plus gros projet ; quelque chose qui me stimule quotidiennement ; un vrai chalenge. Dès la première semaine que je suis arrivé au Maroc, j’ai eu l’idée de créer une neo banque et d’une crypto monnaie pour l’Afrique. De là j’investis la totalité sur ce projet et fonde Africa Pay et Africa Coin à 20 ans. Une technologie des services et des idées encore jamais imaginées auparavant. 

Une neo banque qui sera présente sur 20 pays d’Afrique. 

Magazine Innovant : Pouvons-nous dire que le digital est aujourd’hui la clé de réussite pour les jeunes, quel que soit leur âge ?

Je pense que l’entreprenariat est très dur. Chaque jour, il y a des problèmes ou des challenges à relever. Si vous n’êtes pas passionné ça ne sera pas facile de continuer. 

Je me souviens que la première fois que je contactais des clients au téléphone je tremblais de peur. Petit à petit, j’ai appris et je me suis formé en lisant et en essayant. Certains projets n’ont pas fonctionné d’autres oui ; de bout en bout cela m’a donné confiance en moi. 

Je pense qu’il est plus facile de se lancer à l’heure actuelle grâce au digital. Avec YouTube ou Google, vous pouvez vous former facilement et cela peu importe votre âge. Nous vivons dans une époque merveilleuse. Le meilleur moment pour se lancer, c’est aujourd’hui ! De plus la crise du Covid-19 nous a montré que le digital est indispensable.

Magazine Innovant : Qu’en est-il de votre projet Africa Pay ?


Nous sommes toujours en train de travailler sur le lancement d’Africa Pay ; nous peaufinons certains éléments, notamment la technologie et les services. La version bêta a énormément évolué depuis la dernière interview.

Nous sommes également en train de concevoir des prototypes des box en verre et des différents distributeurs. De plus le projet suscite énormément d’intérêt puisque plusieurs personnalités sont en train de s’associer au projet. 

La neo banque sera dans un premier temps lancée au Maroc et ensuite sur 19 autres pays d’Afrique. L’objectif est également de toucher les diasporas présentes dans le monde entier.