Dans le cadre de la stratégie diplomatique d’ordre économique et social adoptée par le Maroc, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a multiplié les déplacements sur le continent Africain, durant ces quinze dernières années. Lors de ces visites, le Roi signe des accords de coopération bilatérale dans les domaines de l’éducation, du tourisme, de l’agriculture, de l’eau, de la recherche, de la santé, de la promotion des investissements.

Ces contrats signés sont au profit de grands investisseurs nationaux. Ainsi, plusieurs entreprises marocaines ont saisi l’opportunité de renforcer la position du Maroc en Afrique subsaharienne.

Et en ce qui concerne la stratégie diplomatique d’ordre religieux, le Maroc œuvre pour la consolidation et l’élargissement de l’identité spirituelle qui est, réellement, enracinée dans une longue histoire entre le Maroc et les pays africains musulmans, constituant ainsi le mécanisme le plus efficace d’assurer la paix et la sécurité en Afrique tout en restant le meilleur rempart contre l’extrémisme.

Tous ces exploits et gloires diplomatiques réalisés par Sa Majesté le Roi Mohammed VI à l’international et en particulier en Afrique, peuvent éventuellement stimuler les partis politiques d’engendrer une stratégie de rebondissement en interne visant l’instauration de la paix sociale, la réduction des disparités sociales, la création des postes d’emploi et des richesses internes, de meilleures services hospitaliers, d’enseignement et d’éducation et d’habitations saines et dignes pour les marocains.

Seuls les partis politiques sont responsables de la situation économique et sociale du pays en interne. C’est le rôle des collectivités territoriales et en particulier les communes urbaines et rurales.


Les communes urbaines et rurales disposent d’une compétence générale pour gérer toutes les questions d’intérêt communal. Elles exercent des attributions bien définies se convergeant vers le développement local, notamment le vote du budget de la commune, la définition de son plan de développement économique et social, en accord avec les orientations prises au plan national, la prise de décision de la création et de l’organisation des services publics communaux et de leur gestion, de la participation à des sociétés d’économie mixte d’intérêt communal ou intercommunal, la gestion de la planification, de la réalisation et de la gestion des projets à caractère local (notamment les projets relatifs à l’assainissement liquide et solide).

D’autant plus que l’organisation territoriale du Royaume est opérationnellement  décentralisée et qu’elle est fondée sur une régionalisation avancée. Ainsi, la nouvelle constitution de 2011 consacre une configuration spatiale basée sur la gestion partagée du territoire par l’État et les assemblées locales élues ; d’où la substitution du syntagme « collectivités territoriales » à celui des « collectivités locales », traduisant alors la volonté de souligner une nouvelle vision qui fait de la dimension territoriale un aspect majeur de la gestion des politiques publiques.