À chaque Fête du Trône, un discours trace une perspective. Celui prononcé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI à l'occasion du 27ᵉ anniversaire de Son accession au Trône ne se limite pas à dresser un bilan des réalisations accomplies. Il dessine les contours d'une nouvelle étape du développement du Royaume : celle de la consolidation des acquis, de la souveraineté économique et de l'accélération des transformations.
Le message est clair. Le Maroc aborde aujourd'hui « une étape-charnière de son processus de développement », porté par un capital précieux : sa stabilité institutionnelle, son efficacité dans la conduite des réformes et une vision stratégique inscrite dans la durée. Dans un environnement international marqué par les tensions géopolitiques, le retour du protectionnisme et les incertitudes économiques, le Royaume fait le choix de la confiance plutôt que du doute, de l'action plutôt que de l'attentisme.
Cette confiance s'appuie sur des résultats tangibles. Une croissance de près de 5 %, un secteur industriel en pleine montée en puissance, un leadership africain dans l'automobile, une industrie aéronautique qui franchit un nouveau cap, une stratégie ambitieuse dans les batteries électriques et l'hydrogène vert, un tourisme qui atteint un niveau historique avec près de 20 millions de visiteurs, sans oublier la généralisation progressive de la protection sociale. Ces performances traduisent la montée en gamme d'une économie qui ne se contente plus d'accompagner les mutations mondiales, mais entend désormais les anticiper.
Mais le discours royal va au-delà des indicateurs économiques. Il rappelle que ces avancées sont le fruit d'une vision de long terme, fondée sur la continuité des politiques publiques, la cohérence des choix stratégiques et la mobilisation de l'ensemble des forces vives de la Nation. Les acquis du Maroc ne sont pas ceux d'un mandat ou d'une conjoncture ; ils résultent d'un effort collectif inscrit dans la durée.
À l'approche des échéances de 2030, alors que le Royaume se prépare à accueillir la Coupe du monde de la FIFA et poursuit la mise en œuvre de grands projets structurants, le défi n'est plus seulement de construire, mais d'accélérer. Accélérer l'investissement, renforcer la souveraineté industrielle, financer davantage l'innovation, soutenir les petites et moyennes entreprises, développer les filières d'avenir et poursuivre les réformes qui amélioreront durablement la compétitivité du pays. C'est dans cet esprit que le Souverain appelle le secteur financier à jouer pleinement son rôle en mobilisant davantage de ressources au service de l'économie productive.
