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On ne badine pas avec la mauvaise gestion

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Le rapport annuel de la Cour des comptes au titre de l’année 2018 a été présenté à Sa Majesté le Roi Mohammed VI par le Premier Président de la Cour des comptes et ce, conformément aux dispositions de l’article 148 de la Constitution et de l’article 100 de la loi n°62.99 formant code des juridictions financières. Le rapport rendu public affiche le résultat de l’exécution des missions programmées par la Cour des comptes et des Cours régionales des comptes, durant l’année 2018.
D’autant plus que ce rapport intervient dans un contexte national particulier, marqué par l’amorce d’un débat profond sur le devenir du modèle de développement du Maroc, conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI.
En outre, le Maroc n’a pas pu trouver la formule adéquate pour que la classe moyenne et la classe pauvre puissent sortir de la crise morale et matérielle. Presque la majorité écrasante des ménages est aujourd’hui paralysée et angoissée par l’endettement auprès des banques et/ou des sociétés de crédits, selon le dernier rapport de Banque Al-Maghrib publié au titre de l’année 2018.
Dans ce contexte, la Cour des comptes a réalisé, au titre de l’année 2018, 50 missions de contrôle de la gestion des organismes publics et d’évaluation des programmes publics. Les chambres de la Cour des comptes ont rendu 185 arrêts en matière de vérification et jugement des comptes et 15 arrêts en matière de discipline budgétaire et financière. En même temps, le procureur général du Roi près la Cour des comptes a saisi le ministre de la justice pour 8 affaires de nature à justifier une sanction pénale.
Quant aux principales réalisations des Cours régionales des comptes, elles consistent en l’exécution de 224 missions de contrôle de la gestion portant sur des collectivités territoriales, des établissements publics locaux et des sociétés de gestion déléguée. Par ailleurs, 1.963 arrêts définitifs ont été rendus en matière de vérification et de jugement des comptes et 53 jugements en matière de discipline budgétaire et financière.
Les résultats décevants arrêtés par la cour des comptes expliquent le pourquoi de l’endettement des ménages auprès des établissements de crédit, englobant les prêts à l’habitat et à la consommation, qui est de l’ordre de 342 milliards de dirhams à fin 2018 avec une hausse de 6,1% contre 4,4% en 2017 et 4,2% en 2016. Alors, justement c’est à cause de la mauvaise gestion des établissements publics et des collectivités territoriales.
Mais, il faut encourager et accompagner les entreprises qui créent de la richesse pour le Maroc et contribuent à son développement. C’est une forme de reconnaissance de la part de l’Etat marocain.

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