Des acteurs associatifs et institutionnels, des universitaires et des professionnels de santé ont appelé, mardi à Rabat, à renforcer l’accès à des services de planification familiale de qualité, à l’occasion d’une rencontre scientifique organisée dans le cadre de la Journée mondiale de la contraception.
Organisée par l’Association marocaine de la planification familiale (AMPF), avec le soutien du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) au Maroc et de Bayer-Maroc, la rencontre, placée sous le thème « La contraception, un choix et un droit pour tous », a mis l’accent sur l’importance d’une information fiable et de services respectueux des droits et des choix individuels.
Les échanges ont également porté sur les moyens de permettre notamment aux femmes et aux jeunes de disposer des informations nécessaires pour prendre des décisions éclairées en matière de santé reproductive.
« Empowering Choices » lancé au Maroc
La rencontre a été marquée par le lancement au Maroc de l’initiative « Empowering Choices », portée par le FNUAP avec le soutien de Bayer-Maroc, en partenariat avec le ministère de la Santé et de la Protection sociale et plusieurs organisations de la société civile.
L’initiative vise à améliorer l’accès à l’information et aux services de planification familiale, à renforcer les compétences des professionnels de santé et à développer la sensibilisation à la santé sexuelle et reproductive.
Selon Hanane Rassimi, cheffe du service de planification familiale au ministère de la Santé et de la Protection sociale, la planification familiale constitue désormais un élément majeur de la santé maternelle, mais aussi un moyen de permettre aux couples de prendre leurs propres décisions en matière de reproduction. Elle a souligné que les évolutions démographiques et sociales du Maroc appellent à revoir les approches traditionnelles.
Pour Abdellatif Maamri, directeur exécutif de l’AMPF, la planification familiale ne doit pas être réduite à la seule prévention des grossesses. Elle constitue avant tout un service de santé destiné à préserver le bien-être de la mère et de l’enfant.
Renforcer l’offre et les capacités
Le chef du bureau du FNUAP au Maroc, Mahdi Halmi, a pour sa part insisté sur la nécessité d’appréhender la planification familiale comme un droit humain, en mettant l’accent sur la qualité du conseil, l’équité d’accès et la diversité des choix.
Dans le cadre d’« Empowering Choices », plusieurs actions sont prévues, notamment la numérisation du suivi des patients et de la gestion des contraceptifs, l’équipement de huit centres de santé de référence ainsi que la mise en place d’unités mobiles baptisées « Classes pour époux ».
De son côté, Anas Ziati, directeur de la division Pharma chez Bayer-Maroc, a souligné que l’accès à la contraception touche également aux questions d’égalité des chances et de développement. Il a indiqué que plus de 200 millions de femmes dans le monde ont encore des besoins en matière de contraception.
Bayer ambitionne, pour sa part, d’élargir d’ici 2030 l’accès aux méthodes contraceptives modernes à 100 millions de femmes dans les pays à revenu faible et intermédiaire.
