Accueil Dossier du Mois Pour avoir un bon métier: C’est tout un plan de carrière à suivre

Pour avoir un bon métier: C’est tout un plan de carrière à suivre

31 min lu
0
0
72

Quel métier choisir pour réconcilier entre votre vie personnelle et votre vie professionnelle ? Il faut savoir qu’un mauvais choix de carrière est derrière l’échec de votre vie à la fois professionnelle et personnelle et source de problèmes dans votre vie conjugale. Le mauvais choix de carrière conduit à la création d’un foyer d’enfer. Cependant, l’échec peut se transformer en réussite à travers l’ambition et la volonté invincible.

Comment peut-on avoir un vrai métier ?

Un métier ne s’improvise pas ! Ne se prépare pas subitement ! Un métier exige un plan de carrière qui doit être bien élaboré et étalé sur le temps.
Tout d’abord, ce sont la motivation et l’ambition qui nourrissent et consolident la décision irréversible relative à l’élaboration d’un plan de carrière composé d’actions et d’objectifs, portant une vision à long terme et permettant d’atteindre l’univers professionnel escompté. Dans cet univers, c’est toute une famille qui va se développer et grandir. Attention de créer ‘’le foyer d’enfer’’ ou l’enfer dans le foyer’’ qui trouve son substrat et ses bûches dans un échec professionnel avec un milieu du travail qui devient infernal et apocalyptique. Et chaque instant au travail se transforme en souffrance éternelle et contamine tout un foyer conjugal où des enfants innocents vivent et grandissent. Un bon métier ne correspond pas toujours à une source pécuniaire intarissable, mais à une rémunération proportionnelle au niveau de la formation et à la compétence et surtout à la passion et à l’amour du métier exercé.
Attention aux métiers provisoires, en attendant de trouver celui qui convient. C’est toute une vie personnelle, professionnelle et familiale qui s’enracine dans le provisoire et le temporel. Cependant, il faut nuancer que l’échec peut mener à la victoire et à la réussite, si l’on rebondit pour le changement, sachant qu’il n’est jamais trop tard pour corriger une telle situation désastreuse et conflictuelle. Alors, un plan de carrière s’impose avec insistance, tout en se débarrassant de la notion du temps qui pèse lourd sur les épaules et restant concentré uniquement sur l’objectif de la création d’un univers professionnel paradisiaque où le grand sourire campe sur toute la famille.
Suite à la demande de Robert Half U.K, une société britannique de ressources humaines a mené une enquête auprès de 24 000 salariés dans huit pays (Australie, Belgique, Canada, France, Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni et États-Unis) ; celle-ci a révélé que près d’un cinquième (17%) des personnes de plus de 55 ans étaient mécontentes au travail. Ceux de la génération de 35-54 ans ne réussissent pas beaucoup mieux avec 16% qui reconnaissent qu’ils sont également mécontents dans leur travail. Contrairement aux générations plus âgées, moins de un sur dix (8%) des 18 à 34 ans ont déclaré être mécontents au travail.
Le rapport, intitulé Il est temps que nous soyons tous heureux au travail : Les secrets des entreprises et des employés les plus heureux, a examiné ce qui influence le bonheur des employés sur le lieu de travail et a montré que les générations les plus anciennes sont plus lourdement affectées par le stress sur le lieu de service.
En effet, un tiers (34%) des personnes âgées de plus de 35 ans ont trouvé leur travail stressant. Ce chiffre est nettement inférieur pour les 18 – 35 ans, où seulement un quart (25%) ont déclaré souffrir de stress. Les plaintes concernant l’équilibre entre le travail et la vie personnelle entrent également en ligne de compte. Au total, 12% des personnes âgées de 35 à 54 ans et 17% de celles âgées de plus de 55 ans ont du mal à concilier leur travail avec d’autres aspects de leur vie.
En l’absence de ce genre d’études et d’enquête au Maroc, ce sont les rapports internationaux qui mettent en lumière certains phénomènes sociaux et socio-professionnels.
Pour concilier entre la vie personnelle et la vie professionnelle, il y a lieu de réfléchir à un bon métier doté d’un plan de carrière et d’un parcours d’éducation et d’enseignement adéquat et spécifique.

Les 100 meilleurs métiers qui séduisent

Un site d’emploi américain Careercasta tenté de répondre à la sempiternelle question(quel est le meilleur métier ?) à travers une analyse très précise. Menée en 2016, cette étude prend en compte un grand nombre de facteurs, notamment l’environnement de travail(émotionnel, physique et les horaires), les revenus moyens (possibilités d’évolution et salaires), les perspectives(évolutions du secteur et chômage) et les différents critères de stress (deadlines, risques, réputations…)
Voici la liste des 100 meilleurs métiers répertoriés dans ce classement:
1. Data scientist -2. Statisticien – 3. Analyste cyber-sécurité -4. Médecin ORL -5. Échographiste -6. Mathématicien -7. Ingénieur logiciel -8. Analyste informatique -9. Pathologiste du discours / langage -10. Actuaire -11. Ergothérapeute -12. Directeur des Ressources Humaines -13.Hygiéniste dentaire -14. Ingénieur biomédical -15. Diététicien -16. Météorologue -17. Administrateur système -18. Ophtalmologue -19. Thérapeute en réadaptation physique -20. Ingénieur pétrolier -21. Physicien -22. Chiropracteur -23. Technicien d’information médicale -24. Économiste -25. Responsable conformité -26. Développeur web -27. Analyste financier -28. Technologiste médical -29. Pharmacien -30. Interprète /Traducteur -31. Rédacteur technique -32. Technicien de laboratoire dentaire -33. Expert-Comptable -34. Technicien de laboratoire médical -35. Agent de prêt / crédit -36. Juriste -37. Ingénieur environnemental -38. Biologiste -39. Ingénieur civil -40. Professeur d’université -41. Podologue -42. Opticien -43. Technicien pharmaceutique -44. Libraire -45. Géologue -46. Orthodontiste -47. Conservationniste / Écologiste -48. Manager de réseaux sociaux -49. Artiste multimédia -50. Agent de rénovation mécanique de machines industrielles -51. Psychiatre -52. Dentiste -53. Vétérinaire -54. Technicien de police technique et scientifique -55. Psychologue -56. Programmeur informatique -57. Conseiller d’orientation -58. Ingénieur mécanicien -59. Coiffeur -60. Ingénieur aérospatial -61. Historien -62. Assistant exécutif -63. Chimiste -64. Physiologiste -65. Consultant en management -66. Juge -67. Directeur de la durabilité -68. Agent de probation -69. Principal d’école -70. Manager de ventes en ligne -71. Zoologiste -72. Technicien de diffusion -73. Conservateur de musée -74. Dessinateur technique en architecture -75. Sociologue -76. Bijoutier -77. Physicien -78. Ingénieur industriel -79. Inhalothérapeute -80. Assureur -81. Comptable -82. Aide-enseignant -83. Dermatologue -84. Assistant physicien -85. Ingénieur électricien -86. Dactylographe -87. Électricien -88. Assistant social -89. Inspecteur de santé publique -90. Chirurgien -91. Sténographe -92. Technicien électrique -93. Scientifique agricole -94. Recruteur -95. Secrétaire médicale -96. Community Manager -97. Technicien informatique -98. Grossiste -99. Machiniste -100. Religieux.
Comme vous pouvez le remarquer, ce sont des carrières non stressantes et qui peuvent vous créer un univers personnel et professionnel homogène, équilibré et générateur de bonheur au lieu de la colère qui range le cœur des employés.
Il y a lieu de préciser que les métiers stressants sont insupportables et rejetés partout dans le monde.
Cela ne veut pas dire que les autres métiers qui ne figurent pas dans cette liste doivent être supprimés et éliminés du marché de l’emploi. Mais, il faut juste créer l’environnement personnel et professionnel propice et adéquat à un tel métier pour combattre le stress et éviter la tristesse.
Oh combien de métiers ne rapportent que le désarroi et la mélancolie !

Quel enseignement pour quel emploi ? La formation duale, un modèle à suivre

Il est à nuancer que l’histoire de l’école constitue, et pour toujours, l’un des piliers de la construction du régime politique de chaque pays. Son rôle est d’inculquer dans la conscience collective des citoyens un mode de vie adapté aux traditions, us, concepts communs, valeurs sociales, etc. La raison pour laquelle l’éducation est au centre des préoccupations des décideurs et des pouvoirs publics marocains, puisqu’elle a montré son insuffisance, sa défaillance et sa mauvaise qualité. D’autant plus que l’école, dans son état actuel, pousse les marocains, jeunes et adultes, à fuir leur identité socio-culturelle. Cet appareil scolaire est en train de démolir le reste de l’identité marocaine. Cette identité s’elle est bien conçue et bien forgée devra être une source de fierté pour les marocains, quelle que soit leur situation socio-économique.
Quant à la sphère du travail ou le champ d’enseignement technique et
Professionnel, il s’inscrit dans le cadre de la relation existante entre la formation et l’emploi et leur adéquation.
Posons la question suivante : C’est à quel niveau, peut-on préparer une carrière ou un métier ? C’est ce qu’on appelle la transition de l’école obligatoire à la formation professionnelle. Alors, comment peut-on réussir cette transition ?
De nombreux pays ont installé un système de formation dont l’appellation diffère d’un pays à un autre, comme le système dual allemand, le système suisse de la formation professionnelle initiale, l’enseignement coopératif du Québec…
L’exemple du pays la Suisse est à prendre en considération, en ce qui concerne la transition de l’école obligatoire à la formation professionnelle. L’expression réputée dans ce type d’enseignement est ‘’ la formation duale’’.
La formation en alternance ou formation duale correspond à un système de formation intégrant une expérience de travail où l’alternant qui peut être élève, étudiant ou apprenti, bénéficie d’une formation en alternance en entreprise privée ou publique et dans un établissement d’enseignement, notamment un lycée professionnel, un centre de formation d’apprentis, un établissement public local d’enseignement et de formation professionnelle agricole, une école d’ingénieur ou une université.
En Suisse, les établissements d’enseignement qui se calquent sur le modèle de la formation duale s’appellent écoles professionnelles.
Le système dual de formation professionnelle qui prévaut en Suisse permet aux jeunes finissant leur scolarité obligatoire de prendre pied dans le monde du travail, et assure la relève en formant des professionnels et des cadres dirigeants qualifiés. Il est orienté vers le marché du travail et intégré au système éducatif.
Si l’on prend aussi l’exemple de l’Allemagne, ce pays fait partie avec l’Autriche, la Suisse ou le Danemark des pays européens où la tradition d’un système d’apprentissage organisé en alternance (nommé « modèle dual » en Allemagne) est bien instaurée.
L’organisation du système d’apprentissage allemand a été définie et stabilisée en 1969 par la loi sur la formation professionnelle (BbiG) qui régit l’ensemble des formations en alternance pour les métiers de l’artisanat, de l’industrie, du commerce, de l’administration, de l’agriculture et de l’économie domestique.
Les bonnes performances des jeunes sur le marché du travail allemand ont depuis longtemps incité les observateurs européens à s’intéresser de près au rôle joué par l’apprentissage dans l’insertion des apprentis. En effet, en 2012, le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans s’élève à seulement 8,1% en Allemagne contre une moyenne dans l’UE15 de 22,3% (et 24,6% en France). De même, la proportion des jeunes allemands qui ont terminé leur scolarité initiale et qui ne sont ni en formation ni en emploi (indicateur NEET) est l’une des plus faibles d’Europe (7,7% contre 13,1% dans l’UE15 et 12,2% en France).
Le système allemand est placé sous la responsabilité des Länder et est en grande partie organisé afin de faciliter les transitions entre l’éducation et la vie professionnelle. Ainsi, après un tronc commun d’une durée de 6 ans, soit 4 ans d’école primaire et 2 ans d’un cycle d’orientation, les élèves peuvent intégrer trois types différents d’écoles d’enseignement général secondaire en fonction de leurs résultats scolaires (et en concertation avec les familles): la Hauptschule, la Realschule et le Gymnasium. Les deux premières filières ne couvrent que le premier cycle alors que le Gymnasium s’étend sur deux cycles.
Ces trois filières se distinguent en fonction des perspectives offertes en termes d’enseignement supérieur et de carrière professionnelle et ont par conséquent des durées et des contenus pédagogiques différents.
– La Hauptschule est destinée à fournir un enseignement général de base de 3 années avant d’accéder au système dual ou à une école professionnelle à plein temps (berufsfachschule). L’enseignement couvre les matières suivantes : langue allemande, une langue étrangère, mathématiques, physique/chimie, biologie, histoire/géographie, travail et social, musique, art, sport et religion.
-La Realschule est une école qui offre un enseignement général plus étendu dans les mêmes matières que la Hauptschule d’une durée de 4 années et sanctionné par un certificat de fin d’études qui donne accès à certaines professions administratives ou à des écoles d’enseignement technique de second cycle (Fachoberschule ) puis ensuite aux universités techniques (Fachochschulen).
– Enfin, la dernière filière, d’une durée de 6 ou 7 ans, est le Gymnasium, un lycée d’enseignement général débouchant normalement sur l’université et qui est sanctionné par un diplôme équivalent au baccalauréat (nommé Abitur ou Hochschulreife). Il existe en outre des Gesamtschulen (surtout dans le nord de l’Allemagne) qui sont des établissements intégrant les trois filières dans une sorte de collège unique.
Ainsi, la formation en alternance (die duale Ausbildung) comprend beaucoup de travail pratique. Elle dure en général de deux à trois ans et demi et se déroule en deux phases. L’apprenti passe un à deux jours par semaine ou des périodes plus longues à l’école, où les enseignants lui transmettent les connaissances théoriques. Les autres jours, il est en entreprise et applique ces connaissances en travaillant, par exemple, sur une machine. Il a ainsi une idée sur comment fonctionne l’entreprise, ce qu’elle fait et s’il imagine y travailler plus tard.
Cette fusion de théorie et de pratique prépare particulièrement bien les apprentis à ce que les entreprises attendent d’eux : pas seulement des connaissances techniques, mais aussi une expérience pratique permettant d’utiliser ce savoir. Parmi les quelques 350 filières de formation reconnues en Allemagne, chacun peut trouver certainement une formation qui lui plaît et qui correspond à ses capacités. Les intéressés peuvent se renseigner à ce sujet en visitant l’un des salons de l’emploi et de la formation professionnelle organisés dans de nombreuses villes allemandes à différents moments de l’année.
La formation en alternance offre de très bonnes chances de trouver un emploi. C’est pourquoi elle remporte un franc succès auprès des élèves allemands, filles ou garçons : environ deux tiers des jeunes qui quittent l’école s’engagent dans une formation professionnelle.
En Allemagne, l’entreprise verse chaque mois un salaire à son apprenti, tout au long de la formation en alternance. Actuellement, les apprentis gagnent en moyenne 795 euros brut. Selon le métier et la région où ils se trouvent, ils peuvent gagner plus ou moins. Par exemple, les apprentis en mécatronique gagnent en moyenne 950 euros brut par mois. Le salaire des apprentis augmentent chaque année. Une partie de cette somme est prélevée au titre des cotisations de sécurité sociale. Les apprentis doivent payer des impôts, s’ils gagnent plus de 8354 euros par an.
En général, les formations en alternance commencent chaque année le 1er août ou le 1er septembre. Outre le travail pratique effectué en entreprise, l’apprenti ou l’élève fréquente un établissement d’enseignement professionnel (Berufsschule). Il n’est pas enseigné uniquement l’allemand, l’anglais et l’éducation civique, mais les deux tiers des cours portent sur des thèmes spécifiques au métier. Pendant la formation, l’apprenti bénéficie chaque année d’au moins 24 jours ouvrés ou quatre semaines de congés, mais seulement pendant la période où l’école est aussi en vacances.
À mi-parcours, l’élève passera un examen intermédiaire où il devra montrer ce qu’il a appris en cours et comment il l’applique en entreprise. La formation se termine par un examen final qui se déroule en général en allemand. Si l’apprenti réussit, il aura de bonnes chances de faire carrière sur le marché allemand.
En amont et aval, la transition de l’école obligatoire à la formation professionnelle, c’est là où le bât blesse au Maroc.

 

Voir plus d'articles
Charger plus  Innovant
Charger plus  Dossier du Mois

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir Aussi

INTERVIEW: Docteur Mustapha Aziz, PDG du Groupe Satrammarine

Le Groupe Satrammarine: sur la voie de la réviviscence Le Groupe Satrammarine a vécu des m…