L’Institut du monde arabe (IMA) à Paris a dévoilé jeudi la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette édition, dont le roman de l’autrice marocaine Samira El Ayachi, « Madame Bovary, ma mère et moi », publié aux éditions de L’Aube.
Créé en 2013 par l’IMA, en partenariat avec la Fondation française Jean-Luc Lagardère, le Prix de la littérature arabe entend distinguer chaque année une œuvre témoignant de la vitalité de la création littéraire issue du monde arabe. Pour cette nouvelle édition, les organisateurs souhaitent mettre en avant la diversité des voix, des parcours et des thématiques qui traversent les littératures arabes contemporaines.
La sélection 2026 réunit ainsi des auteurs et autrices issus de différents horizons, avec des œuvres publiées par plusieurs maisons d’édition. La présence de Samira El Ayachi constitue une nouvelle visibilité pour la littérature marocaine dans cette distinction française consacrée aux créations littéraires du monde arabe.
Le Prix s’adresse aux auteurs et autrices originaires de l’un des pays membres de la Ligue arabe, pour des ouvrages écrits en arabe puis traduits en français ou directement rédigés en français. Pour être éligibles, les œuvres doivent avoir été publiées entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.
Les finalistes seront invités à participer à plusieurs rencontres littéraires prévues en novembre à la Bibliothèque de l’Institut du monde arabe. Le lauréat sera ensuite désigné en décembre, lors d’une cérémonie organisée au siège de l’IMA dans le cadre de la Semaine de la langue arabe.
Doté de 8.000 euros, le Prix principal distingue l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice issue du monde arabe. Une mention spéciale consacrée à la traduction récompensera également le traducteur d’un ouvrage figurant dans la sélection finale. Cette distinction est assortie d’une dotation de 2.000 euros et vise à mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du public francophone.
L’édition 2026 sera également marquée par la remise du Prix de la littérature arabe des lycéens, doté de 4.000 euros. Pour cette quatrième édition, des élèves seront invités à lire les ouvrages de la sélection finale avant de voter pour leur œuvre préférée.
À travers ces différentes distinctions, le Prix de la littérature arabe s’impose comme l’une des rares récompenses françaises dédiées spécifiquement à la création littéraire du monde arabe. L’intégration de Samira El Ayachi parmi les neuf ouvrages sélectionnés contribue ainsi à mettre en lumière la diversité de la production littéraire marocaine et sa place dans le paysage culturel francophone.
