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Sécurité chimique : le Maroc accueille l’exercice « Atlas » avec dix pays africains

Rabat a accueilli, du 14 au 16 septembre, l’exercice « Atlas », consacré à la prévention, à la détection et à la réponse aux menaces terroristes impliquant des substances chimiques. Organisée conjointement par le Département d’État américain, le ministère marocain des Affaires étrangères et les Forces armées royales, cette initiative a réuni des professionnels de dix pays africains parties à la Convention sur l’interdiction des armes chimiques.

Le Maroc s’impose une nouvelle fois comme un point de convergence de la coopération africaine en matière de sécurité chimique. Pendant trois jours, l’exercice « Atlas » a permis aux participants de confronter leurs expériences et de travailler sur les mécanismes de prévention, de détection et de réponse face à l’évolution des risques liés à l’utilisation de substances chimiques à des fins terroristes.

Selon l’ambassade des États-Unis au Maroc, l’exercice a pris la forme de simulations, de discussions techniques et de sessions interactives destinées à renforcer la préparation et la coordination entre les différents acteurs. Le programme a bénéficié du soutien du Laboratoire national du Pacifique Nord-Ouest et de l’expertise de spécialistes, notamment des représentants de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).

Renforcer les capacités africaines

L’objectif de cette initiative est de permettre aux États participants de mieux anticiper les menaces chimiques et de renforcer leurs capacités opérationnelles en cas d’incident. Les travaux ont notamment porté sur les dispositifs de détection, les mécanismes d’alerte et la coordination des interventions.

Cette démarche s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération internationale visant à accompagner les pays africains dans le renforcement de leurs moyens de prévention et de réponse face aux risques chimiques.

Le projet « Atlas » s’inscrit lui-même dans plusieurs programmes menés en Afrique du Nord pour développer les compétences nationales et favoriser l’échange d’expertise entre les différents services concernés.

Une rencontre dans un contexte particulier

La tenue de l’exercice à Rabat intervient alors que le Maroc assure la présidence du Conseil exécutif de l’OIAC. Le Royaume a été élu à cette fonction avec effet au 12 mai 2026, pour un mandat d’un an, en représentant le Groupe africain au sein de cet organe.

L’ambassadeur du Maroc, Mohamed Basri, préside ainsi le Conseil exécutif pour la période allant du 12 mai 2026 au 11 mai 2027, selon les documents officiels de l’OIAC.

Cette responsabilité intervient dans le prolongement de l’implication du Maroc dans les travaux de l’Organisation et dans les initiatives destinées à développer les capacités africaines en matière de sécurité chimique.

Le Maroc, plateforme de formation régionale

Au cours des dernières années, le Royaume a accueilli plusieurs formations et activités régionales consacrées à la sécurité chimique, à l’utilisation pacifique de la chimie et à la prévention du terrorisme chimique.

Ces programmes ont notamment mobilisé des membres des forces armées, des services de sécurité et des unités d’intervention d’urgence. En décembre 2023, une équipe marocaine formée dans le cadre du projet « Atlas » avait déjà organisé au Maroc une formation nationale consacrée aux menaces chimiques susceptibles d’être utilisées par des acteurs non étatiques.

Avec l’exercice organisé en septembre, Rabat poursuit ainsi son engagement dans les dispositifs internationaux de prévention des risques chimiques, tout en renforçant la coopération entre les acteurs africains spécialisés dans ce domaine.

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