Le Sénégal est dans la dynamique de renforcer le développement des énergies renouvelables à travers l’Agence Nationale pour les Énergies Renouvelables (ANER). Cette volonté a permis d’avoir un taux de pénétration des énergies renouvelables pour le réseau interconnecté de Senelec de 30% qui inclut naturellement le solaire avec la réalisation d’une dizaine de centrales de capacités assez importantes.

Le Sénégal dispose ainsi du plus grand parc solaire d’Afrique de l’Ouest mais aussi des coûts de production les plus bas. En outre, le pays possède le plus grand parc éolien de la sous-région avec une capacité de 158 Mégawatts. Ce mix énergétique est complété par l’hydroélectricité avec les différents barrages, selon Ibrahima Niane directeur de l’électricité. Celui-ci a présidé la séance de travail entre l’ANER, l’Agence marocaine pour l’efficacité de l’énergie (AMEE) et Junta d’Andalousie en Espagne. Les trois parties ont signé une convention tripartite afin d’accélérer la transition énergétique.

Le but de la convention est de mettre en place des programmes de financement et créer des emplois via le secteur des énergies renouvelables au niveau du continent.  “C’est donc une coopération très importante qui va trouver des solutions africaines pour l’Africain bien sûr avec les partenaires comme l’Espagne”, selon Saïd Mouline directeur général de l’AMEE. 

Pour le directeur général de l’ANER, “le Maroc ayant une veille expérience va inspirer le Sénégal en termes de bonnes pratiques”. 

Cette coopération se fera sur trois volets : formation et renforcement de capacité pour les techniciens ; la sensibilisation de journalistes pour les accompagner à mieux parler des énergies renouvelables ; la mise en œuvre de projets pilotes et innovants qui permettront de découvrir une nouvelle façon d’utiliser les énergies renouvelables.