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A LA UNE SOCIÉTÉ

Droits humains : le Conseil de l’ONU clôt sa 63e session à Genève

Le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies a achevé mercredi 7 octobre à Genève sa 63e session ordinaire avec l’adoption de 34 résolutions, dont dix par vote. L’intelligence artificielle, les conflits, les migrations et les mécanismes de protection des droits fondamentaux figuraient parmi les principaux dossiers examinés.

Le Conseil des droits de l’Homme (CDH) de l’ONU a clôturé mercredi sa 63e session ordinaire, ouverte le 7 septembre dernier à Genève. Au total, 34 résolutions, dont dix adoptées par vote, ainsi qu’une décision et deux déclarations du président ont été adoptées.

La session s’est également traduite par le renouvellement de plusieurs mécanismes du Conseil. Sept titulaires de mandat des procédures spéciales ont été élus, ainsi que six membres du Comité consultatif, composé d’experts indépendants.

Plusieurs crises nationales à l’agenda

Les situations de plusieurs pays ont fait l’objet de résolutions spécifiques, notamment au Soudan, en Russie, au Venezuela, en Afghanistan, au Burundi, en République démocratique du Congo, en République centrafricaine et en Géorgie.

Le Conseil a également prorogé plusieurs mandats de mécanismes d’enquête et de rapporteurs spéciaux chargés du suivi de situations particulières en matière de droits humains.

L’Examen périodique universel a, pour sa part, permis l’adoption des résultats concernant 14 pays. Le cas du Nicaragua a toutefois été reporté à la 65e session, en raison du refus persistant des autorités de coopérer avec ce mécanisme.

L’intelligence artificielle sous surveillance

Les nouvelles technologies ont occupé une place importante dans les travaux de cette session. Dans une résolution consacrée à l’intelligence artificielle, le CDH souligne la nécessité d’éviter les applications présentant des risques excessifs pour les droits humains.

Le Conseil appelle notamment à mettre en place des mécanismes garantissant une supervision humaine et une responsabilité clairement définie, en particulier pour les systèmes susceptibles d’entraîner une perte du contrôle humain.

Les discussions ont également porté sur les biais algorithmiques, susceptibles de renforcer certaines formes de discrimination, notamment à l’égard des femmes et des filles.

De l’accès à l’eau aux droits des migrants

Au-delà de l’intelligence artificielle, la session a couvert un large éventail de questions liées aux droits fondamentaux. Les travaux ont notamment porté sur le racisme, les réparations liées à l’esclavage et au colonialisme, les droits des migrants et des peuples autochtones ainsi que les droits de l’enfant.

Le Conseil s’est également penché sur l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, la lutte contre le cyberharcèlement visant les personnes âgées et l’encadrement des activités des sociétés militaires et de sécurité privées.

Des mandats renouvelés pour trois ans

Plusieurs mécanismes thématiques ont été reconduits pour une période de trois ans. Sont notamment concernés les mandats relatifs aux disparitions forcées, à la justice transitionnelle, aux droits des paysans et aux effets des mesures coercitives unilatérales.

Le CDH a par ailleurs décidé de poursuivre ses travaux sur la reconstruction et le relèvement au lendemain des conflits. Une attention particulière sera accordée à la contribution de la justice transitionnelle à des processus de reconstruction inclusifs et fondés sur les droits humains.

La 63e session aura enfin été ponctuée de tables rondes et de dialogues interactifs réunissant experts indépendants, rapporteurs spéciaux et représentants des États, confirmant le rôle du Conseil comme espace de discussion sur les principales évolutions de la protection des droits humains à l’échelle internationale.

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A LA UNE ÉCONOMIE

Peugeot Maroc et Pathé misent sur l’expérience client

Peugeot Maroc et Pathé Maroc renforcent leur collaboration autour d’un partenariat qui dépasse la simple visibilité publicitaire. Automobile, cinéma, contenus et événements seront désormais réunis pour proposer de nouvelles expériences aux clients de la marque et aux spectateurs.

Peugeot Maroc élargit son terrain de jeu. La marque automobile et Pathé Maroc ont signé, mardi 6 octobre à Casablanca, un partenariat destiné à créer des passerelles entre l’univers automobile et celui du cinéma. La cérémonie s’est déroulée au cinéma Pathé Californie, en présence des responsables des deux groupes et de représentants des médias.

Pour Peugeot, l’enjeu est de s’inscrire davantage dans les habitudes et les centres d’intérêt du public marocain. Yves Peyrot des Gachons, directeur général de Stellantis Maroc, a souligné la volonté des marques du groupe de participer davantage à la vie culturelle et aux loisirs du pays.

« Les marques que nous distribuons doivent aussi évidemment soutenir la vie du pays, s’inscrire dans notre culture, dans notre sport, dans les loisirs, dans les passions qui ressemblent aux Marocains », a-t-il déclaré.

Sortir du cadre publicitaire

Le partenariat entend surtout dépasser le modèle classique de l’affichage publicitaire. Peugeot sera visible avant les projections, mais également au sein des complexes Pathé à travers des habillages, des expositions et différentes activations.

Pour Ghita Maarouf, Communication Manager de Peugeot Maroc, l’objectif est de « rentrer dans l’expérience client et l’expérience spectateur ».

Le dispositif prévoit notamment l’accompagnement d’avant-premières, de soirées privées et d’événements organisés par Pathé. Une stratégie qui permet à la marque de multiplier les points de contact avec le public, dans un environnement davantage associé au divertissement et à l’expérience qu'à la publicité traditionnelle.

L’accord couvre les deux complexes Pathé actuellement implantés au Maroc : Pathé Californie à Casablanca et Pathé Dar Essalam à Rabat.

Le digital dans le dispositif

L’alliance se prolonge également sur le terrain numérique. Peugeot participera notamment à « POV – Point of View by Peugeot CineSquad », un podcast consacré au cinéma et aux échanges autour des films.

Pour la marque, ce volet permet de prolonger la relation avec les spectateurs au-delà de la salle et d’inscrire le partenariat dans une stratégie de contenus.

Cette approche traduit une évolution des stratégies de communication automobile, où l’objectif n’est plus uniquement de mettre en avant un modèle, mais de créer un univers autour de la marque et de ses valeurs.

Pathé poursuit son expansion

Du côté de Pathé Maroc, ce partenariat intervient alors que le groupe poursuit le développement de son réseau dans le Royaume.

Frédéric Godfroid, directeur général de Pathé Maroc, a également annoncé un nouveau projet de cinéma à Casablanca à l’horizon 2027, ainsi que d’autres développements prévus au Maroc.

Le groupe souhaite par ailleurs renforcer la place accordée aux productions marocaines et aux talents locaux.

Pour les deux partenaires, la logique est finalement similaire : créer de l’émotion et multiplier les expériences. « Quand on conduit une voiture, on vit des émotions. Quand on va au cinéma, c’est un peu la même chose », résume Frédéric Godfroid.

Avec cet accord, Peugeot Maroc et Pathé cherchent ainsi à transformer un partenariat de visibilité en plateforme d’expérience, à la croisée de l’automobile, du divertissement et du contenu.

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A LA UNE POLITIQUE

Maroc-Cambodge : la diplomatie parlementaire veut accélérer la coopération

La coopération entre le Maroc et le Cambodge pourrait connaître une nouvelle dynamique. Le vice-président de la Chambre des conseillers, Lahcen Haddad, s’est entretenu lundi à Arusha, en Tanzanie, avec le vice-président du Sénat cambodgien, Ouch Borith, en marge de la 153e Assemblée générale de l’Union interparlementaire (UIP).

Les échanges ont porté sur les moyens de renforcer la coopération parlementaire et d’élargir les relations bilatérales à de nouveaux domaines, notamment l’économie, la culture et l’éducation.

Lahcen Haddad a souligné l’importance de capitaliser sur la dynamique actuelle des relations entre les deux pays, marquée par une multiplication des contacts diplomatiques et parlementaires. Il a notamment appelé à intensifier les visites entre les deux institutions législatives et à développer des initiatives conjointes.

La diplomatie parlementaire pourrait également servir de levier à la coopération économique. Le responsable marocain a ainsi proposé de favoriser l’organisation de forums économiques et de faciliter les contacts entre entreprises et hommes d’affaires marocains et cambodgiens. Les deux pays disposent, selon lui, de complémentarités liées à leurs positions respectives : le Maroc comme porte d’entrée vers l’Afrique et l’Atlantique, et le Cambodge comme plateforme en Asie du Sud-Est.

De son côté, Ouch Borith a insisté sur les aspirations communes des deux pays en matière de paix, de stabilité et de développement. Il a plaidé pour un élargissement des relations bilatérales, notamment sur les plans économique et politique.

Le responsable cambodgien a également salué le soutien du Maroc à la formation des étudiants cambodgiens à travers l’octroi de bourses d’études, soulignant l’importance du développement des ressources humaines dans la stratégie de développement de son pays.

La rencontre s’inscrit dans le cadre de la participation du Parlement marocain à la 153e Assemblée générale de l’UIP, qui réunit à Arusha des représentants de parlements du monde entier. La délégation marocaine est conduite par le président de la Chambre des conseillers, Mohamed Ould Errachid.

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A LA UNE ÉCONOMIE

Minerais critiques : l’Afrique veut passer de l’extraction à la transformation

Le Maroc veut accélérer la réflexion sur une industrie minière africaine davantage intégrée. La troisième édition de l’International Mining Congress Morocco (IMC Morocco 2026) s’est ouverte mardi 6 octobre à Rabat, pour la première fois dans la capitale, autour d’un enjeu stratégique : faire de l’Afrique un hub de transformation des minerais critiques et stratégiques. Le Gabon est le pays invité d’honneur.

Organisé par la Fédération de l’industrie minérale du Maroc (FDIM) et AME Trade Ltd, avec l’appui des départements ministériels concernés et de l’AMDIE, le Congrès réunit responsables publics, investisseurs, industriels, experts et opérateurs miniers de plusieurs pays africains.

Placée sous le thème « Vers une nouvelle ère industrielle : l’Afrique, hub intégré de la transformation des minerais critiques et stratégiques », cette édition entend dépasser la seule question de l’exploitation des ressources pour s’attaquer à celle de leur valorisation industrielle.

Le pari de la transformation

À l’ouverture, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a appelé à davantage de « courage » politique, industriel et financier pour permettre au continent de mieux capter la valeur générée par ses ressources.

L’enjeu, selon la ministre, n’est pas nécessairement de transformer chaque minerai dans son pays d’extraction, mais de mettre en réseau les capacités africaines. Ressources minières, énergie compétitive, infrastructures, technologies, compétences, financement ou accès aux marchés sont répartis entre plusieurs pays. Leur complémentarité pourrait constituer un avantage industriel majeur.

« Notre force viendra de la mise en réseau de ces différentes capacités », a souligné Leila Benali, plaidant pour un écosystème industriel africain interconnecté et durable.

Cette approche rejoint la stratégie marocaine visant à développer un modèle industriel ouvert sur l’Afrique et connecté aux chaînes de valeur mondiales. La ministre a notamment rappelé les réformes engagées dans le secteur minier, dont la modernisation du cadre réglementaire, le cadastre minier numérique et l’intégration des énergies renouvelables.

Tirer les leçons de Jerada

Leila Benali a également consacré une partie de son intervention à Jerada, ancienne ville minière marquée par plus d’un siècle d’exploitation du charbon. La fermeture de la mine n’a pas immédiatement mis fin aux difficultés économiques et sociales du territoire.

Pour la ministre, cette expérience illustre la nécessité d’anticiper dès le lancement d’un projet minier l’après-mine, en investissant dans les compétences, la diversification économique et le développement territorial.

L’objectif est désormais d’éviter que les territoires miniers ne restent dépendants d’une activité appelée, par définition, à s’arrêter.

Une ambition africaine

Le président de l’IMC Morocco et de la FDIM, Mohammed Cherrat, a pour sa part insisté sur la vocation africaine du Congrès et sur la présence du Gabon comme pays invité d’honneur.

L’ambition est de rapprocher les pays producteurs de ressources, les industriels, les investisseurs et les détenteurs de technologies afin de favoriser des partenariats et de développer des capacités industrielles sur le continent.

Car avec la transition énergétique, les nouvelles mobilités et l’essor du numérique, la demande mondiale en minerais critiques devrait continuer à progresser. L’Afrique dispose d’un potentiel considérable, mais son véritable défi est désormais de transformer cet avantage géologique en avantage industriel.

Les travaux de l’IMC Morocco 2026 se poursuivront jusqu’au 8 octobre à Rabat, avec des débats consacrés notamment aux minerais critiques et stratégiques, aux investissements, aux technologies, aux chaînes d’approvisionnement et aux conditions de développement d’écosystèmes miniers intégrés à l’échelle africaine.

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A LA UNE CULTURE

Fès : la poésie mystique au cœur de la 18e édition du Festival de la Culture Soufie

Du 17 au 24 octobre, Fès accueillera la 18e édition du Festival de Fès de la Culture Soufie. Placée sous le thème « La poésie mystique, élixir de guérison », la manifestation réunira artistes, musiciens, penseurs et chercheurs autour de la spiritualité, de la beauté et de la quête de sens.

Fès s’apprête à renouer avec l’un de ses grands rendez-vous culturels. Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la 18e édition du Festival de Fès de la Culture Soufie investira plusieurs lieux emblématiques de la ville du 17 au 24 octobre.

Cette nouvelle édition entend faire de Fès un espace de dialogue entre les traditions spirituelles marocaines et les grandes sagesses du monde. Au cœur de la programmation : la poésie mystique et sa capacité à interroger l’intériorité, la beauté et le rapport à l’autre dans un contexte marqué par les crises et les épreuves.

Fès, carrefour des traditions spirituelles

Le choix de Fès s’inscrit dans l’identité même du festival. Ville de savoir et de transmission, la cité constitue depuis des siècles un important foyer de réflexion spirituelle, où connaissance, éthique et recherche de sens sont étroitement liées.

Le festival entend ainsi faire dialoguer ce patrimoine avec des traditions venues d’autres horizons, à travers des concerts, des rituels, des rencontres intellectuelles, des ateliers et des créations artistiques.

Le coup d’envoi sera donné le 17 octobre à Bab El Makina avec « Chemins de l’amour spirituel », un concert consacré aux chants et à la hadra arabo-andalous de la tradition harrâqie, avec notamment la participation de Nabyla Maan.

Le soufisme marocain à l’honneur

Tout au long de la semaine, les soirées de samâ‘ mettront en lumière plusieurs traditions soufies marocaines. Les tariqas Qadiriya Boutchichiya, Charqawiya, Ouazzaniya, Rissouniya et Sqalliya seront représentées, témoignant de la diversité des expressions spirituelles du Royaume et de la continuité de leur transmission.

Le festival ouvrira également largement ses portes aux traditions musicales internationales.

Le 18 octobre, Shuaïb Aftab Qawwal fera découvrir le chant soufi du Pakistan à travers un hommage au poète et philosophe Mohammed Iqbal. Le 21 octobre, Ustad Wasifuddin Dagar présentera « Le souffle de l’éternité », consacré au dhrupad, forme ancestrale du chant classique de l’Inde du Nord.

Le 23 octobre, les chants spirituels de Daoud Konaté, de Côte d’Ivoire, et d’Enris Qinami, d’Albanie, résonneront à Jnan Sbil, avant une création intitulée « Voyage d’Orient vers l’Occident », avec la participation de Marouane Hajji.

Entre musique, poésie et pensée

La programmation ne se limite pas aux concerts. Plusieurs créations proposeront des passerelles entre différentes traditions artistiques et spirituelles.

Parmi elles, une création de Tristan Driessens et Luthopia, avec Arianna Savall au chant et à la harpe, s’inspirera des chants mystiques d’Hildegard von Bingen. « Ibn al-Khatîb et la Cité de l’amour », avec Françoise Atlan et Kamal Hafid, explorera également les liens entre poésie, musique et spiritualité.

Le 22 octobre, « Bach et Rûmî », avec Leili Anvar et Claire Antonini, mettra en regard deux univers artistiques et spirituels, autour de la profondeur de l’expérience intérieure.

La poésie sera également abordée à travers des expériences plus singulières, comme la cérémonie japonaise du thé, le chanoyu, proposée par Maître Miyuki, ou encore les ateliers de dhikr avec Enris Qinami et « Les Jardins intérieurs, quand la poésie respire », avec Najoua Ajjour et Mathieu Beley.

La beauté comme espace de réflexion

Les arts visuels et le cinéma compléteront cette programmation. Des expositions d’Odile Guinand et de Marie Pourchot seront proposées, tandis que le film « Les Constructeurs de l’Alhambra », d’Isabel Fernández, prolongera la réflexion autour de la beauté, de l’histoire et de la spiritualité.

Les tables rondes occuperont également une place importante avec des questions comme « La beauté peut-elle sauver le monde ? », « Le Mathnawî de Rûmî : une quête de guérison », « L’épreuve transfigurée dans les grands textes sacrés » ou encore « Poésie et guérison, la voie thérapeutique de Sami-Ali ».

À travers ces rencontres, le festival entend créer un espace où création artistique, pensée et expérience intérieure peuvent se croiser.

Une clôture placée sous le signe de l’amour spirituel

La manifestation s’achèvera le 24 octobre avec « Ivresses », une soirée réunissant le samâ‘ arabo-andalou et les Derviches d’Alep. Wasim Arslan, Anas Al Attar et Noureddine Tahiri participeront à cette clôture consacrée à la poésie de l’amour spirituel.

De Bab El Makina aux jardins de Jnan Sbil, en passant par le Souq Semmarine et les différents espaces investis par le festival, cette 18e édition veut faire de Fès un lieu de rencontre entre les cultures, les traditions et les sensibilités.

Au-delà de la programmation artistique, le rendez-vous revendique ainsi une ambition : faire de la poésie et de la beauté des passerelles entre les hommes, les cultures et les différentes façons d’interroger le sens de l’existence.

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Retraites : plus de 6.800 pensions versées aux nouveaux retraités de l’Éducation nationale

La Caisse Marocaine des Retraites (CMR) a finalisé le paiement des pensions de plus de 6.800 nouveaux retraités relevant du Département de l’Éducation nationale, mis à la retraite au 31 août 2026.

La transition vers la retraite s’est effectuée sans rupture de revenus pour plus de 6.800 affiliés de l’Éducation nationale. La Caisse Marocaine des Retraites (CMR) annonce avoir réalisé avec succès l’opération de paiement des pensions des agents mis à la retraite le 31 août 2026, soit à l’atteinte de l’âge légal de départ, soit à leur demande.

Les bénéficiaires ont ainsi perçu leur première pension dès le mois suivant leur mise à la retraite, permettant d’assurer la continuité de leurs revenus.

Cette opération a été menée grâce à la coordination entre la CMR, le Département de l’Éducation nationale et la Trésorerie Générale du Royaume.

Pour la Caisse, cette réalisation illustre l’importance de la coordination entre les différentes administrations dans la gestion des départs à la retraite et dans la sécurisation du versement des pensions dans les délais prévus.

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Ciment : les livraisons frémissent à fin septembre

Le marché du ciment retrouve un peu de dynamisme. À fin septembre 2026, les livraisons ont atteint près de 11 millions de tonnes, en hausse de 1,17% sur un an. Le seul mois de septembre affiche toutefois une progression nettement plus marquée.

Le marché du ciment donne quelques signes d’accélération. Les livraisons ont atteint près de 11 millions de tonnes à fin septembre 2026, enregistrant une progression limitée de 1,17% par rapport à la même période de 2025, selon les données du ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville.

Cette évolution reste modeste sur les neuf premiers mois de l’année, mais le mois de septembre affiche une dynamique beaucoup plus soutenue. Les livraisons ont atteint 1,46 million de tonnes, contre près de 1,22 million un an auparavant, soit une hausse de 19,31%.

La distribution en tête

La répartition par segments confirme le poids de la distribution dans les débouchés du secteur. Celle-ci a absorbé 5,79 millions de tonnes depuis le début de l’année.

Le béton prêt à l’emploi (BPE) arrive en deuxième position avec 2,95 millions de tonnes, suivi du béton préfabriqué (PREFA), avec 1,03 million de tonnes.

Les infrastructures représentent pour leur part 842.520 tonnes, devant le bâtiment avec 314.493 tonnes et les mortiers avec 46.690 tonnes.

Cette structure reflète les principaux moteurs de la demande adressée aux cimentiers, entre distribution, chantiers de construction et grands projets d’infrastructure.

Un marché à surveiller

Le rebond enregistré en septembre contraste avec la faible progression observée sur l’ensemble des neuf premiers mois. Il faudra donc attendre les prochains mois pour déterminer si cette accélération traduit un véritable changement de rythme ou un effet ponctuel.

Les chiffres sont établis à partir des données internes des membres de l’Association professionnelle des cimentiers (APC) : Asment Temara, Ciments de l’Atlas, Ciments du Maroc, LafargeHolcim Maroc et Novacim, membre de l’association depuis janvier 2024.

Pour le secteur du BTP, l’évolution des livraisons de ciment reste un indicateur particulièrement suivi de l’activité des chantiers et de la demande en matériaux de construction.

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Logistique : LVE Group investit 100 MDH à Lqliâa

Le groupe LVE renforce son implantation dans le Souss-Massa. Sa nouvelle plateforme logistique à Lqliâa mobilisera 100 millions de dirhams et devrait générer une centaine d’emplois. Une opération qui illustre l’accélération du développement des infrastructures logistiques au Maroc.

La logistique poursuit sa montée en puissance dans les régions. La Voie Express Group (LVE), filiale de H&S Group, a signé, vendredi 2 octobre à Casablanca, avec l’Agence marocaine de développement de la logistique (AMDL), un acte portant sur l’acquisition d’un terrain de 25.000 m² dans la Zone Logistique de Lqliâa, au sud d’Agadir.

Sur ce deuxième site dans la région, le groupe prévoit de développer une plateforme moderne représentant un investissement de 100 millions de dirhams et devant générer environ 100 emplois directs et indirects.

Une plateforme intégrée

Le futur site réunira sur une même plateforme plusieurs maillons de la chaîne logistique : entreposage, préparation de commandes, services à valeur ajoutée, transport et distribution régionale.

L’objectif est de proposer aux industriels, distributeurs et enseignes du Souss-Massa une solution intégrée capable d’absorber la progression des volumes et de fluidifier les flux de marchandises.

Ce positionnement répond aux besoins d’une région qui constitue un point de passage stratégique entre le nord et le sud du Royaume. Portée notamment par l’agro-industrie, la pêche, le commerce et la distribution, l’économie du Souss-Massa reste toutefois confrontée à un besoin croissant en infrastructures logistiques modernes.

L’implantation de LVE à Lqliâa vise ainsi à renforcer l’offre disponible, tout en facilitant les échanges avec les territoires du Sud.

Lqliâa, première pièce du programme de l’AMDL

Le choix de Lqliâa n’est pas anodin. La zone constitue la première réalisation du programme prioritaire de l’AMDL à l’horizon 2028.

Sa première tranche s’étend sur 45 hectares, pour un investissement public de 350 millions de dirhams. Elle comprend des lots dédiés à l’entreposage ainsi qu’un centre routier doté de 200 places pour poids lourds. À terme, la zone doit pouvoir traiter jusqu’à 2 millions de tonnes de marchandises par an.

Pour l’AMDL, l’enjeu dépasse la seule mise à disposition du foncier. Il s’agit de créer les conditions permettant aux opérateurs privés d’investir dans des plateformes modernes, au plus près des bassins de production et de consommation.

L’Agence vise ainsi 750 hectares de zones logistiques à l’horizon 2028, dont près de 500 hectares sont déjà en cours de développement. Après Lqliâa, elle poursuit notamment l’aménagement de la zone d’Oulad Saleh à Nouaceur et de la plateforme logistique et industrielle intégrée de Zenata, tout en engageant de nouvelles zones dans les provinces du Sud.

LVE accélère son maillage

Pour LVE Group, cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large de déploiement territorial. Le groupe dispose déjà de plateformes à Casablanca, Lakhyayta, Oujda, Nador, Tanger et Khouribga.

Avec ce deuxième site à Agadir, l’opérateur consolide donc sa présence dans le Sud et entend poursuivre son développement dans les principales zones logistiques du Royaume.

« Nous sommes fiers de concrétiser cet investissement à Lqliâa. Agadir et le Souss-Massa occupent une place stratégique dans l’économie nationale, et nous voulons y bâtir une plateforme moderne, au service des entreprises et du territoire », souligne Moncef Belkhayat, président de H&S Group.

Le groupe entend lancer les travaux dans les meilleurs délais. Pour son président, l’opération traduit également la volonté d’investir durablement dans les régions et de construire « un réseau logistique national performant, créateur de valeur et d’emplois ».

Le privé prend le relais

Du côté de l’AMDL, l’arrivée de LVE est présentée comme un signal de la dynamique recherchée autour des zones logistiques. Ghassane El Machrafi, directeur général de l’Agence, estime que Lqliâa est appelée à jouer « un rôle structurant pour le Souss-Massa ».

L’investissement de LVE illustre surtout la complémentarité entre l’aménagement public et l’investissement privé. En développant des plateformes directement connectées aux infrastructures régionales, les opérateurs contribuent à transformer progressivement la logistique en levier de compétitivité territoriale.

Pour le Souss-Massa, l’enjeu est désormais de disposer d’une offre logistique capable d’accompagner la croissance des activités productives et commerciales. Pour LVE, celui de consolider un réseau national au plus près des territoires.

Avec 100 millions de dirhams investis à Lqliâa, le groupe franchit ainsi une nouvelle étape dans cette stratégie de maillage, tandis que l’AMDL cherche à faire émerger un véritable réseau national de plateformes logistiques.

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A LA UNE TOURISME

Maroc-Émirats : BAM et CBUAE accélèrent sur la finance et les paiements

Bank Al-Maghrib et la Banque centrale des Émirats arabes unis renforcent leur coopération. Deux mémorandums d’entente ouvrent la voie à une interconnexion des systèmes de paiement, à davantage de coopération prudentielle et au développement de nouveaux usages financiers, notamment autour des monnaies numériques de banque centrale.

Le rapprochement financier entre Rabat et Abou Dhabi franchit un nouveau cap. Bank Al-Maghrib (BAM) et la Banque centrale des Émirats arabes unis (CBUAE) ont signé deux mémorandums d’entente destinés à renforcer leur coopération bancaire et financière.

Signés à Abou Dhabi par Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib, et Khaled Mohamed Balama, gouverneur de la CBUAE, ces accords ciblent deux chantiers stratégiques : la supervision bancaire et la finance islamique d’un côté, les paiements et les technologies financières de l’autre.

Paiements transfrontaliers : vers davantage d’interconnexion

Le deuxième mémorandum ouvre notamment la voie à l’interconnexion des infrastructures de paiement des deux pays. Les deux banques centrales prévoient d’examiner la possibilité de connecter leurs plateformes de paiement instantané, leurs systèmes nationaux de commutation des cartes et leurs systèmes de messagerie financière.

L’objectif est clairement affiché : faciliter, accélérer et sécuriser les transactions financières entre le Maroc et les Émirats.

Le dispositif pourrait également permettre l’acceptation réciproque des cartes de paiement nationales, sous réserve du respect des cadres réglementaires et prudentiels en vigueur dans les deux pays.

Au-delà des infrastructures existantes, les deux institutions veulent également explorer de nouveaux usages. Les monnaies numériques de banque centrale destinées aux particuliers et aux institutions figurent ainsi parmi les axes de coopération, avec la possibilité d’étudier leur utilisation dans les paiements transfrontaliers.

La finance islamique au cœur du rapprochement

Le premier mémorandum porte sur la coopération réglementaire et prudentielle. Il prévoit notamment l’échange d’informations de supervision concernant les banques et institutions financières, la coordination des pratiques réglementaires ainsi que le partage d’expertise et le renforcement des capacités institutionnelles.

Un volet spécifique est consacré à la finance islamique. BAM et la CBUAE entendent renforcer la coordination entre leurs instances de gouvernance de la Charia et favoriser le développement de financements transfrontaliers conformes à ses principes.

Le financement du commerce et des investissements dans les infrastructures figure notamment parmi les domaines ciblés.

Cette coopération pourrait ainsi contribuer à rapprocher les écosystèmes financiers des deux pays et à faciliter le développement de nouveaux flux de financement.

Crypto-actifs et fintech dans le radar

Le partenariat ne se limite pas aux circuits financiers traditionnels. Les deux banques centrales prévoient également d’échanger leur expertise dans le domaine des technologies financières et des cadres réglementaires applicables aux actifs virtuels.

Les crypto-actifs et les stablecoins sont explicitement concernés, tout comme les mécanismes de protection des consommateurs qui leur sont associés.

Cette dimension traduit l’élargissement du champ de coopération vers les nouveaux usages de la finance, alors que les banques centrales cherchent à accompagner l’innovation tout en renforçant l’encadrement des nouveaux instruments financiers.

Un partenariat appelé à s’élargir

Pour Abdellatif Jouahri, la signature de ces deux mémorandums constitue une étape dans la consolidation du partenariat entre les deux banques centrales. Le Wali de BAM souligne notamment les perspectives offertes en matière de transactions financières transfrontalières et d’utilisation potentielle des monnaies numériques de banque centrale.

Khaled Mohamed Balama a, de son côté, mis en avant la volonté d’élargir la coopération bancaire et financière entre les deux pays, notamment à travers l’échange d’expertise, la finance islamique et l’interconnexion des systèmes de paiement.

Au-delà de la portée institutionnelle des accords, l’enjeu est désormais de passer de la coopération réglementaire à des infrastructures financières plus interconnectées et à des transactions transfrontalières plus fluides. Un chantier qui place les paiements numériques, la finance islamique et les nouvelles formes d’actifs au centre du rapprochement financier entre le Maroc et les Émirats.

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A LA UNE MONDE

Espagne : la crise du logement fait descendre des milliers de manifestants dans la rue

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi 3 octobre à Madrid et dans plusieurs villes espagnoles pour dénoncer la flambée des loyers et la pénurie de logements abordables. Le rejet des mesures gouvernementales par le Parlement ravive la pression sur Pedro Sánchez, confronté à une crise sociale et politique à moins d’un an et demi des prochaines élections législatives prévues en 2027.

La crise du logement s’impose comme l’un des principaux fronts de contestation en Espagne. Samedi 3 octobre, des dizaines de milliers de manifestants ont défilé à Madrid et dans plusieurs villes du pays pour dénoncer la hausse des loyers, la spéculation immobilière et les difficultés croissantes d’accès au logement. La mobilisation intervient au lendemain du rejet par les députés de deux textes défendus par le gouvernement de Pedro Sánchez.

À Madrid, plusieurs cortèges, réunis derrière une banderole appelant à une « grève générale », devaient converger vers le centre-ville. Depuis une semaine, une centaine de militants occupent également une place très fréquentée de la capitale pour maintenir la pression sur les pouvoirs publics.

À l’origine de cette mobilisation, un mouvement de colère alimenté par la dégradation des conditions d’accès au logement et renforcé par une affaire devenue emblématique : l’expulsion de Maricarmen Abascal, une Madrilène de 87 ans, contrainte de quitter l’appartement où elle vivait depuis 70 ans. La société immobilière propriétaire du bien aurait voulu augmenter son loyer de 275 %.

Le gouvernement Sánchez sous pression

Pour les organisations de locataires, cette affaire illustre les dérives d’un marché immobilier où la rentabilité prend le pas sur les besoins des habitants. Valeria Racu, porte-parole du syndicat de locataires à l’origine du mouvement, a appelé à renforcer la mobilisation populaire et à remettre en cause le modèle économique du logement.

Le rejet des mesures gouvernementales par le Parlement constitue un revers supplémentaire pour Pedro Sánchez. Le Parti populaire, Vox et Junts ont voté contre les deux textes présentés vendredi, empêchant leur adoption malgré les efforts du chef du gouvernement pour réunir une majorité.

Ce blocage parlementaire relance les interrogations sur la capacité de l’exécutif à poursuivre son programme jusqu’à la fin de la législature, prévue en 2027. Selon la presse espagnole, Pedro Sánchez s’est donné quelques jours pour évaluer la situation et envisager l’éventualité d’élections anticipées.

Un déficit de 700.000 logements

Au-delà de la crise politique, la contestation révèle un déséquilibre structurel du marché immobilier espagnol. Comme dans plusieurs grandes villes européennes, la demande de logements abordables dépasse largement l’offre disponible, tandis que les loyers et les prix immobiliers pèsent de plus en plus lourd dans les budgets des ménages.

Les plateformes de location touristique, notamment Airbnb, ainsi que les fonds d’investissement sont régulièrement accusés par les mouvements de locataires de contribuer à cette tension en favorisant la hausse des prix et en réduisant l’offre accessible aux résidents.

Selon la Banque d’Espagne, le pays, qui compte près de 50 millions d’habitants, fait face à un déficit estimé à 700.000 logements. Un déséquilibre qui souligne l’ampleur du défi auquel sont confrontées les autorités.

La mobilisation du 3 octobre dépasse ainsi la seule question des loyers. Elle met en lumière les limites des réponses politiques apportées à une crise qui touche directement le pouvoir d’achat, la cohésion sociale et la confiance dans les institutions. Pour Pedro Sánchez, l’enjeu est désormais double : trouver des réponses à l’urgence immobilière et éviter que le blocage parlementaire ne se transforme en crise politique durable.