Le chef du gouvernement, Mr Aziz Akhannouch, a présidé ce lundi 25 juillet 2022, la signature d’un accord-cadre sur la mise en œuvre d’un programme portant sur l’augmentation du nombre des professionnels dans le secteur à l’horizon 2030.

Un accord-cadre a été donc signé par Mr Khalid Ait Taleb, ministre de la santé et de la protection sociale, Mr Abdellatif Miraoui, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, et Mr Faouzi Lekjaa, ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances. Cet accord-cadre vise ainsi à réduire le manque important de ressources humaines et réformer le système de formation, précise un communiqué de la Primature.

le Chef du Gouvernement a indiqué que ce programme revêt une importance prioritaire pour la résolution de la problématique de manque en ressources humaines médicales, l’atteinte des normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière de nombre de médecins pour chaque 10.000 habitants à l’horizon 2030, et la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030, notant que cette convention s’inscrit dans le cadre du projet de loi-cadre relatif au système national de santé adopté le 13 juillet, lors du Conseil des ministres présidé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI

Cette convention, à laquelle a été allouée une enveloppe budgétaire de plus de 3 milliards de dirhams, « vise à augmenter le nombre des étudiants dans les facultés de médecine et de pharmacie, à créer 3 facultés de médecine et de pharmacie et 3 centre hospitaliers universitaires dans les villes d’Errachidia, Béni Mellal et Guelmim, ainsi que le recrutement de près de 4.000 nouveaux encadrants à l’horizon 2030 », a fait savoir le Chef du Gouvernement, Mr Aziz Akhannouch.

En effet, le nouveau programme vise à augmenter le nombre de professionnels de santé de 68.000 en 2022 à plus de 90.000 d’ici 2025. Grâce à ce programme, le nombre de professionnels de santé passera de 17,4 pour 10.000 habitants actuellement à 24 d’ici 2025 puis à 45 en 2030. Pour cela, il est prévu de doubler le nombre de diplômés des facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire. Le nombre des diplômés des Instituts supérieurs des professions d’infirmiers et techniques de santé sera multiplié par 3 d’ici 2025. A ceci s’ajoute la mise en place d’une nouvelle ingénierie pour la formation de base dans les facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire. Il s’agit aussi de la création de trois facultés de médecine et de pharmacie ainsi que de trois CHU à Errachidia, Beni Mellal et Guelmim.

Selon le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Abdellatif Miraouila, à la prochaine rentrée universitaire, le nombre des étudiants admis en faculté de médecine augmentera de 20%, un nombre susceptible de doubler à l’horizon de 2026.

Il a indiqué que ce programme permettra le recrutement de quelque 3.500 professeurs universitaires à l’horizon 2030, l’amélioration de l’offre de formation dans le domaine médical, la numérisation de l’enseignement, l’ouverture de nouveaux espaces de formation et l’augmentation du nombre de professeurs encadrants.

Quant au ministre de la Santé et de la Protection Sociale, Mr Khalid Ait Taleb, il a indiqué que le Maroc connaît un réel manque d’effectifs médicaux (32.000 médecins et 65.000 infirmiers), ce qui nécessite la prise de mesures d’urgence visant à « atteindre les normes de l’Organisation mondiale de la santé fixées à 25 médecins pour chaque 10.000 habitants ».