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La CGEM poursuit son dialogue avec les partis politiques

À l’approche des prochaines échéances électorales, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) intensifie ses échanges avec les formations politiques afin de faire entendre les priorités du secteur privé et de contribuer au débat sur les grandes orientations économiques du pays. Après plusieurs rencontres avec des représentants de la majorité comme de l’opposition, la Confédération a reçu une délégation du Parti Authenticité et Modernité (PAM), venue présenter son programme économique aux membres du Conseil d’administration de la CGEM.

Le dialogue entre le monde de l’entreprise et les formations politiques se poursuit. La CGEM multiplie les rencontres avec les partis représentés sur la scène politique nationale, avec l’objectif de mettre sur la table les principales préoccupations des entreprises et de débattre des leviers susceptibles de soutenir davantage la croissance économique.

Dans ce cadre, la Confédération a accueilli une délégation du Parti Authenticité et Modernité (PAM), qui a présenté aux membres de son Conseil d’administration les grandes lignes de son programme économique. La rencontre s’est déroulée en présence de Mehdi Tazi, président de la CGEM, et de Fouzi Lekjaa, membre du Bureau politique du PAM.

Au-delà de la présentation du programme politique et économique du parti, cette réunion a constitué un espace d’échange direct avec les chefs d’entreprise. Ces derniers ont notamment exposé leurs attentes et leurs préoccupations concernant l’évolution de l’environnement économique et les conditions nécessaires pour renforcer la contribution du secteur privé à la croissance nationale.

L’entreprise au cœur de la croissance

Parmi les principaux sujets abordés figure la place du secteur privé dans la dynamique de croissance et, surtout, dans la création d’emplois. Pour les opérateurs économiques, la capacité des entreprises à investir, à se développer et à recruter dépend largement de la visibilité dont elles disposent, mais également de la qualité de l’environnement réglementaire et administratif.

Les discussions ont ainsi porté sur les moyens de créer un cadre plus favorable à l’investissement privé, aussi bien national qu’étranger. L’enjeu est de consolider la confiance des investisseurs et d’accélérer la transformation des projets d’investissement en activités économiques et en emplois.

Dans ce contexte, la question de la compétitivité des entreprises a occupé une place importante dans les échanges. La CGEM a notamment insisté sur les défis auxquels sont confrontées les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), qui constituent une composante essentielle du tissu productif marocain.

Les TPME au centre des préoccupations

Le renforcement des TPME apparaît comme l’un des principaux enjeux du prochain cycle économique. Accès au financement, accompagnement, fiscalité, simplification des démarches et accès aux marchés figurent parmi les problématiques qui conditionnent leur capacité à changer d’échelle.

Pour les entreprises, l’objectif ne consiste plus uniquement à améliorer le climat des affaires dans son ensemble, mais également à permettre aux petites structures de gagner en productivité et en compétitivité. Leur développement représente un enjeu direct en matière de création d’emplois, d’intégration industrielle et de développement régional.

La simplification des procédures administratives a également été évoquée. Les opérateurs appellent de longue date à réduire les délais et la complexité de certaines démarches, estimant qu’une administration plus fluide constitue un facteur important d’attractivité et de compétitivité.

Investir davantage dans les régions

Autre dossier au cœur des discussions : la régionalisation de l’investissement. La répartition territoriale de l’activité économique demeure un enjeu majeur pour réduire les disparités entre les régions et permettre à chaque territoire de mieux valoriser ses potentialités.

La CGEM et les représentants du PAM ont ainsi échangé sur les moyens de favoriser l’émergence de nouveaux pôles économiques en dehors des principaux centres traditionnels. Cela passe notamment par le renforcement des infrastructures, l’amélioration de l’accès au foncier économique, la disponibilité des compétences et la mise en place d’un environnement suffisamment attractif pour les investisseurs.

Cette dimension territoriale devient d’autant plus importante que les grands projets d’infrastructure et les investissements publics et privés ouvrent de nouvelles perspectives dans plusieurs régions du Royaume.

Fiscalité et exportations

La fiscalité figure également parmi les sujets qui préoccupent les chefs d’entreprise. L’enjeu est de parvenir à un système fiscal permettant à la fois de renforcer la mobilisation des recettes publiques et de préserver la capacité des entreprises à investir et à rester compétitives.

Les échanges ont également porté sur le développement des exportations. Pour les entreprises marocaines, l’accès à de nouveaux marchés constitue un levier essentiel de croissance, particulièrement dans un contexte de concurrence internationale accrue.

L’objectif est donc de renforcer la capacité des entreprises à se positionner sur les chaînes de valeur régionales et internationales, tout en développant davantage la production locale et le « Made in Morocco ».

Un dialogue appelé à se poursuivre

À travers ces rencontres avec les différentes formations politiques, la CGEM entend participer au débat sur les orientations économiques qui devront accompagner le prochain mandat. La Confédération se positionne ainsi comme un interlocuteur du monde politique sur les questions relatives à l’entreprise, à l’investissement, à l’emploi et à la compétitivité.

La démarche traduit également la volonté du patronat de porter les préoccupations du secteur privé dans le débat public, tout en maintenant un dialogue ouvert avec l’ensemble des sensibilités politiques.

À quelques mois des prochaines échéances électorales, les propositions économiques des partis seront donc particulièrement scrutées par les opérateurs. Au-delà des annonces, ces derniers attendent surtout des réponses concrètes sur l’investissement, l’emploi, la compétitivité, la fiscalité, la simplification administrative et le soutien aux TPME.

Pour la CGEM, l’enjeu est désormais de faire de ces échanges un véritable dialogue sur les conditions d’une croissance plus soutenue, plus compétitive et davantage créatrice d’emplois.

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